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x Apparemment, les dangereuses personnes que sont Clyde, Kohaku et Jezabel ont l'intention de créer une nouvelle religion, basé sur le St PapierBulle. Je n'en connais pas les détails, mais doit-on craindre pour nos vies?

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I WILL SHOW YOU WHAT I CAN BE x Akise

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Tamura Akise
Rang SSS || Devil
avatar
Messages : 41
Date d'inscription : 22/02/2015
Mar 22 Déc - 21:01


I. LE PERSONNAGE.


• NOM : Tamura (Heidrich)
• PRÉNOM : Akise (Annemarie)
• SURNOM : Devil
• GENRE : Femme
• ÂGE : 24 ans
• RANG : SSS
• TYPE DE KAGUNE : Rinkaku, 8 tentacules.
• KAKUJA : Pas encore, mais éventuellement.
• GROUPE : Goule
• ORIENTATION SEXUELLE : Pansexuelle
• AVATAR : Irisviel Von Einzbern - Fate/Zero


II. LES DESCRIPTIONS.


MORALE

Naïve • Lunatique • Adorable • Discrète • Mystérieuse • Pacifiste • Intelligente

Il faut dire d'Akise qu'elle est passée maître dans l'art du théâtre, des jeux de rôles, des secrets que l'on garde précieusement et que personne ne peut découvrir. Car quelque part, on peut dire que c'est un peu un rôle qu'elle joue; elle se prétend humaine alors qu'elle ne l'est point. Et elle y arrive avec succès, si on peut le dire ainsi.

La facette qui se veut humaine de la jeune Tamura est d'une grande naïveté, sans pour autant la rendre trop naïve au point où elle se laisserait berner avec facilité. Ça contraste beaucoup avec le fait que, malgré cela, c'est une femme très intelligente, instruite et cultivée. Elle possède de vastes connaissances, qu'elle a acquises au bout de plusieurs années d'études et qu'elle est parvenue à mémoriser presque sans faute.

Akise est une femme discrète, qui ne prend pas de place et qui ne s'impose pas lorsqu'elle entre dans une pièce. Elle inspire malgré tout le respect, de par sa posture droite comme un i et élégante comme ces demoiselles de haute société, ainsi que par le respect qu'elle voue à chaque personne qu'elle croise, autant en cours qu'en dehors de l'école où elle enseigne. C'est un trait qui est généralement fort bien apprécié des gens qui la fréquentent régulièrement, et c'est ce même trait qui incite son entourage à la respecter comme elle le fait pour eux.

Akise a le don de demeurer un mystère aux yeux de tout le monde peu importe combien de temps l'on passe avec elle. Elle ne parle pas d'elle-même, elle ne parle pas de son passé. Si on lui demande d'où elle vient, ce qu'elle a fait de son enfance et autre, elle répondra tout simplement que c'est une bonne question, sans jamais s'étendre sur le sujet plus que pour rajouter qu'elle préfère ne pas en parler. Pas qu'elle a eu un passé houleux et beaucoup d'emmerdes, non. Elle n'est tout simplement pas la personne qui vit dans le passé; elle préfère rapidement passer à autre chose lorsque les temps sont durs.


Sadique • Monstrueuse • Perfectionniste • Artistique • Stratège • Extravagante

En tant que goule, c'est une toute autre histoire. Devil n'est pas la personne que l'on veut pour ennemie en fait. C'est une sale bête, sadique, monstrueuse, qui tue pour le plaisir et non parce qu'elle a faim. Elle n'a pas de stratégie définie, bien qu'en fait, sa manière de procéder n'est pas des plus discrètes. En effet, il est facile de savoir que le monstre est dans le coin; les cris des humains et des goules effrayées sont assez pour en témoigner. Parce qu'elle ne se fait pas discrète, loin de là; elle préfère se jeter dans la foule à découvert alors que le CCG n'est pas là, chopant ses futures victimes une à une sans différencier les hommes des femmes, les adultes des enfants, les humains des goules. Les premiers qu'elle griffe n'ont presque pas de chances de s'en sortir et revoir la lumière du jour. Et, une fois qu'elle a fini sa 'récolte' si on peut le dire ainsi, elle quitte les endroit bondés et part se terrer dans un coin où elle sait très bien que le CCG n'ira jamais -ou peut-être pas- fouiner. Du moins, pas avant d'avoir laissé une fausse piste d'abord.

Voilà le côté stratège de notre goule SSS. Elle laisse d'abord un ou deux cadavres traîner quelque part avant de repartir avec le reste de ses victimes -elles toujours vivantes d'ailleurs- se terrer dans son coin. Son atelier si on veut. Parce que ces humains qu'elle garde seront transformés en belles oeuvres d'art à moitié dévorées d'ailleurs, qu'elle ira ensuite laisser au coin d'une belle rue bien bondée. Et elle est perfectionniste en plus; elle ne sera pas satisfaite tant qu'elle n'aura pas entendu ses victimes crier un minimum. Donc, démembrement, gravures dans la chair, toutes sortes de tortures en fait, et le tout exécuté alors que la victime est toujours vivante. Chouette, non? Et pour finir, une fois son oeuvre accomplie, elle laisse ses victimes se vider de leur sang, leur parlant de tout et de rien en même temps, jusqu'à temps que la mort ne les emporte. Puis elle va placer ses oeuvres dans des coins bien spécifiques, où elle sait qu'il n'y a ni caméras de sécurité, ni agents du CCG. Elle les a mémorisés ces endroits.

Cela va sans dire que nombreuses sont les morts causées par sa main...

* * *

S'il y a bien une chose qui s'applique aux deux personnalités de la jeune femme, cependant, c'est bien le fait qu'elle est amoureuse, et pas rien qu'un peu. Mais elle a perdu de vue l'homme qu'elle aimait depuis longtemps et par sa propre faute d'ailleurs. Depuis ce temps, dès qu'elle y repense, que des bribes de souvenirs de l'époque où elle fut réellement heureuse refaisaient surface, elle devient dépressive, voire même renfermée sur elle-même. Elle ne parle pas, n'approche personne, préfère rester dans son coin sans daigner en bouger. Tout ça parce qu'elle a peur.

Peur qu'un truc pareil ne se produise de nouveau.



PHYSIQUE
Il faut d'abord et avant tout ne jamais, JAMAIS se fier aux apparences lorsque l'on est face à Akise Tamura. Ce serait une grossière erreur de votre part. Il ne faut pas se dire qu'elle est inoffensive malgré que c'est l'image qu'elle projette d'elle-même; celle d'une femme délicate et fragile, que la moindre bourrasque pourrait briser. Son physique ne fait que renforcer cette image.

Avec une respectable taille de 1m68, Akise n'est ni trop grande, ni trop petite. Elle est dotée d'un regard rouge éclatant, brillant de douceur et de tendresse. Des yeux rouges, si rouges qu'on pourait jurer qu'on lui avait incrusté des pierres précieuses à la place des iris. Sur sa tête pousse une looooooongue chevelure blonde, légèrement ondulée de part et d'autre, parsemée de fins filaments plus dorés que d'autres. Couleur naturelle d'ailleurs. Sa peau est d'une pâleur d'albâtre, presque sans défauts sans compter quelques grains de beauté ici et à sur son corps. Mais c'est tout.

Son visage présente des traits enfantins, très doux. Certains diront qu'elle ne fait pas son âge; en effet, la jeune femme ressemble plutôt à une adolescente qu'à une jeune adulte de 24 ans. Elle affiche toujours un certain sourire, calme, heureux; un sourire faux, évidemment, qui masque ses véritables émotions puisqu'elle joue si bien la comédie.

Son corps est tout en courbes; des courbes douces, dessinées minutieusement, comme si elle fut l'oeuvre d'un artiste qui s'appliquait à sa tâche. Une poitrine abondante, mais pas trop, de belles rondeurs au niveau des fesses et des jambes. Mise à nu, cette fille semble fragile, très vulnérable... Du moins, tant qu'elle ne sort pas son kagune.

Un Rinkaku composé de 8 tentacules ressemblant aux pattes d'une araignée, d'un rouge si foncé et profond qu'on pourait presque dire qu'il est noir. Les appendices sont striés de veinures plus pâles, qui semblent quasiment briller par rapport au reste. Inutile de dire que les kakugans d'Akise apparaissent lorsqu'elle utilise son kagune ou qu'elle déguste de la viande humaine d'ailleurs. Mais ses yeux deviennent froids, horrifiants. Un seul regard suffit pour comprendre que la gentille jeune femme n'est plus dès qu'elle se résout à utiliser de son arme goulesque.

Au quotidien, la blonde revêt davantage des habits plus confortables afin de travailler comme il faut, du style d'un jean skinny bleu marine, un t-shirt lousse et des baskets. Sinon, les soirs et weekends, elle revêt camisole, pantalon jogging lousse et laisse ses cheveux en bataille. Sinon, niveau battlesuit, elle se vêtit d'une combinaison noire (style Black Widow dans les Avengers) qui laisse le bas de son dos découvert, et un masque entièrement noir qui recouvre son visage en épousant le relief de celui-ci parfaitement. Ses Kakugans sont laissés découverts.


III. L'HISTOIRE.


Ce fut par une pluvieuse soirée d'automne que naquit celle qui, 24 ans plus tard, se ferait surnommer Devil, soit le surnom de l'une des goules les plus violentes, horribles, sanglantes et sadiques que Tokyo ait pu connaître. Pourtant, son histoire ne débute point au Japon; pour cela, nous nous déplaçons en Allemagne. Là, nous ne ferons pas la rencontre d'Akise Tamura, mais bien d'Annemarie Heidrich.

La fille qu'elle était avant.

Annemarie Heidrich eut la chance de naître dans une famille qui l'eut chérie dès le moment où l'on apprit la grossesse de sa mère. Issue d'un couple d'artistes assez connu à l'époque - sans pour autant que le monde sache qu'ils étaient des goules -, la gamine qu'elle fut eut une vie paisible auprès de ses parents, son père délaissant sa carrière de peintre et sa mère celle de pianiste, afin de l'élever et l'initier aux arts le plus rapidement possible. C'est ainsi que, dès l'âge de six ans, la petite Annemarie savait déjà peindre des toiles plutôt simples, dessiner, ainsi que jouer quelques pièces sur le grand piano qui appartenait à la famille, et qui trônait fièrement au centre du grand salon richement décoré de leur demeure.

Elle ne fut pas enfant unique cependant; lorsqu'elle eut 7 ans, ses parents accueillirent un nouveau poupon dans la famille. Un petit garçon qu'ils prénommèrent Ludwig, et que la jeune fille qu'elle était à l'époque n'apprécia pas vraiment lorsqu'il entra dans sa vie.

C'était étrange pour la petite que de voir cette «chose» qui avait les mêmes yeux que sa mère et les mêmes cheveux que son père dans son berceau pour la première fois. Elle avait eu peur en le voyant, même; elle avait eu peur parce qu'elle avait cru l'arrivée de cet enfant un malheur. Qu'il lui volerait l'attention de ses parents, qui étaient si fiers d'elle et de ses avancées dans les arts qu'ils chérissaient tant. Mais ce ne fut pas le cas, et bien vite elle finit par apprécier son petit frère, tant et si bien qu'elle s'amusait à jouer avec lui et le distraire quand il se mettait à pleurer afin de donner un peu de répit à ses parents.

Elle avait dix ans lorsque son kagune surgit pour la première fois dans son dos, sans qu'elle ne l'ait réellement voulu. Heureusement, elle était à la maison avec ses parents, et ils purent la rassurer, lui dire que c'était un truc normal pour les gens comme eux. Qu'elle n'avait pas à s'en faire et qu'ils lui apprendraient à le contrôler. Et la petite acquiesça.

Dès ce moment, elle apprit à se défendre en utilisant son kagune, s'entraînant à chaque jour afin de le maîtriser au mieux. En seulement 4 ans, elle apprit à générer les 4 tentacules de son Rinkaku, et plus les années passèrent, plus elle devint puissante, si bien que, dès ses 17 ans, elle put atteindre un pic de puissance, réussissant à générer jusqu'à 8 tentacules aussi noirs que la nuit elle-même.

Durant ces années, Annemarie grandit en beauté. Ses cheveux blonds pâles jamais coupés lui attaignaient les fesses et ses yeux rouges brillaient d'un bonheur qu'elle n'avait jamais connu, et qu'elle ne connaîtrait pas bien longtemps d'ailleurs. Elle s'était trouvé un boulot chez un fleuriste du coin, s'occupant des fleurs, arrangeant des bouquets, arrosant les plantes, des petites tâches du genre, quoi. Et elle adorait ce qu'elle faisait, tellement qu'elle ne voyait pas le temps passer et qu'elle se perdait souvent dans ses pensées, fredonnant des mélodies qu'elle jouait autrefois au piano tout en manipulant délicatement les fleurs.

Pourtant, elle n'aurait jamais cru que ce petit boulot aurait changé quelque chose dans sa vie, et ce fut le jour de ses 18 ans que ce changement commença.

Tout cela débuta par un simple bonjour, alors qu'elle travaillait à l'extérieur, s'occupant des plantes dans les plates-bandes devant la boutique. Ce simple mot avait tout de suite capté son attention en fait, et elle n'avait pu s'empêcher de relever la tête, observant le jeune homme qui lui avait adressé la parole d'un air un peu surpris avant de sourire et lui rendre la pareille. C'était curieux en fait, car il n'y avait pas grand monde qui la saluait en passant devant la boutique. Mais cette brève interaction avait fait sa journée.

Au fil des jours, les petits 'bonjours' qu'ils s'adressaient régulièrement devinrent rapidement des échanges plus longs. Elle en apprenait de plus en plus sur ce jeune blond qu'elle trouvait fort sympathique, et plus le temps filait, plus le simple fait de le voir égayait sa journée, peu importe si elle était déjà heureuse ce jour-là ou si elle était triste. C'était étrange comme concept pour la jeune Heidrich, mais elle l'acceptait vu combien elle s'entendait bien avec lui, Alois Von Adenauer.

Bon. À vrai dire, en apprenant son nom et ce qu'il faisait dans la vie, la jeune femme avait eu peur. Elle avait eu peur que ce qu'elle était le répugne et qu'il décide de la tuer s'il devait l'apprendre. Mais elle l'aimait bien, cet Alois, alors elle décida de simplement garder son secret, du moins, jusqu'à temps qu'elle ne trouve le bon moment pour le lui dire. Avec un peu de chance, il ne la rejetterait pas pour cela.

Les mois passèrent et bien vite, Annemarie s'attacha à son nouvel ami, malgré cette peur qu'elle gardait au plus profond de sa conscience et qu'elle s'efforçait de garder secrète. Et plus le temps passait... Plus elle réalisait à quel point exactement elle s'étaient attachée à lui. Ce n'était pas qu'une simple affection amicale qu'elle ressentait envers lui, non. Elle était pratiquement tombée amoureuse de lui.

Combien elle aurait voulu lui dire, tout avouer, ce qu'elle était et ce qu'elle avait pu faire de mal par le passé, parce qu'elle ne voulait pas qu'il soit surpris, parce qu'elle lui faisait assez confiance désormais pour lui dire des choses pareilles sans qu'il ne la rejette par après. Elle aurait voulu lui dire...

Mais il faut croire que le destin en a voulu autrement.

Ce soir-là, la jeune goule était sortie un moment, seulement pour récupérer quelque chose qu'elle avait oublié à la boutique. Elle s'y était rendue à la hâte; on lui avait toujours dit que le pire moment pour sortir était bien la nuit. Mais elle avait besoin de cette petite chose qu'elle avait oubliée à la boutique; c'était un petit cadeau qu'elle avait acheté quelques jours auparavant et qu'elle avait voulu offrir à Alois le jour où elle lui aurait dévoilé ce qu'elle ressentait vraiment. Et une fois qu'elle eut retrouvé l'objet en question, elle était sortie de la boutique, verrouillant la porte derrière elle avant de prendre le chemin du retour. Sauf que rien ne se passa comme prévu.

Bien vite elle se retrouva prise au piège par un groupe de quatre hommes qui ne voulaient visiblement pas son bien. Elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle devait faire en fait, et plus les secondes filaient, plus elle paniquait. Elle n'avait pas pensé déployer son kagune sur le coup car on lui avait toujours dit que c'était un secret que personne ne devait connaître. Et ce fut lorsqu'on tenta de lui arracher la petite pochette qu'elle tenait dans ses mains, celle qui renfermait le cadeau qu'elle avait trouvé pour celui qu'elle aimait, qu'Annemarie finit par enfiler son masque, perdre le cap et que sa conscience s'évanouit.

Cet incident tourna bien vite au massacre, et la jeune femme n'en retint que des bribes. Les hommes morts, le sang partout, les tentacules de son kagune ondulant doucement à ses flancs. Elle n'avait pas compris ce qui s'était passé et, visiblement, elle n'avait pas voulu comprendre. C'était la première fois qu'elle tuait par elle-même. Et quelque chose avait changé en elle.

Le même soir, toujours sans qu'elle ne puisse reprendre conscience, la jeune goule se déchaîna sans raison, tuant tout ce qu'elle voyait bouger sans se poser de questions ni faire la différence entre les hommes et les femmes. Elle tenait toujours la pochette bien fort dans l'une de ses mains. Et le massacre dura des heures. Si bien que le CCG dût intervenir... mais avec les bribes de souvenirs qu'elle avait de ce moment, la jeune femme savait qu'elle aurait préféré que cela de ne produise jamais.

Annemarie revoyait les gens qui la tenaient immobile, et nul autre qu'Alois devant elle, quinque en main, l'air d'hésiter. Elle ne comprenait pas. Pourquoi? Pourquoi avait-il fallu que de tous les agents du CCG ce soit LUI qui la retrouve dans un état pareil, alors qu'elle avait prévu de tout lui dire éventuellement afin d'éviter justement une mauvaise surprise pareille? Apparement, c'était juste la vie qui avait été cruelle. Et elle le fut davantage en fait, car sans qu'elle ne puisse contrôler ses mouvements, elle se revoyait se débattre férocement, blessant Alois et l'un des hommes qui l'accompagnaient, et tuant l'une des agentes présentes sur le terrain avant de simplement s'échapper dès qu'elle en eut l'occasion.

* * *

Annemarie mit au moins trois ans à se remettre de tout ce qui s'était passé ce soir-là. Elle enchaîna dépression sur dépression, sans jamais chercher à trouver de l'aide, et ces dépressions la changèrent. L'ancienne elle demeurait toujours, mais elle n'était plus qu'un masque qu'elle revêtait lorsqu'elle était accompagnée. Une fois seule elle redevenait simplement la coquille vide qu'elle est depuis qu'elle avait perdu toute chance de se faire pardonner de la seule personne qui avait eu tant d'importance pour elle. Elle avait même gardé le petit pendantif qu'elle avait voulu offrir à Alois, ce petit ovale d'or tout simple qui renfermait un petit message qu'elle y avait fait graver. Elle le porte à son cou depuis ce soir fatidique en fait, en souvenir de cet amour qu'elle avait perdu.

Ces trois ans qu'elle passa entre la dépression et la haine d'elle-même firent d'elle le pire monstre que l'Allemagne ait pu voir à ce jour -du moins, au niveau des goules-.

Dämon.

Böse.

Teufel.

Satan.

Ce n'est qu'une infime partie des surnoms qu'on avait pu lui donner. Et les massacres qu'elle causaient était si sanglants que bientôt, l'Allemagne entière tremblait à l'idée qu'une telle créature ne foule la même terre que ses habitants, respire le même air, ressemble à l'un des leurs. Le CCG avait beau pister la goule maintenant classée SSS dans sa base de données, jamais ils ne la trouvèrent. Pourquoi? Tout simplement parce qu'Annemarie était bonne actrice, et qu'avec le temps elle avait réussi à se faire passer pour une enseignante de musique dans une école tout de même assez prestigieuse, s'étant fait forger un faux dossier avec de faux diplômes qui lui permirent d'épater la galerie lorsqu'elle passa son entrevue, d'ailleurs. Alors, faire profil bas en étant une goule SSS, pour le coup elle y arrivait à merveille.

Pourtant, malgré la chance qu'elle avait, il avait fallu que tout bascule à nouveau.

La jeune femme vivait toujours avec sa famille à l'époque. Et les trois ans qui ont suivi l'incident qui fit changer Annemarie furent l'enfer pour eux. Garder leur véritable nature secrète devenait de plus en plus primordial et tenter de calmer la goule en colère était une priorité, pour éviter qu'elle ne se dévoile elle-même et qu'elle ne dévoile la véritable nature de la famille aussi. Son petit frère était maintenant âgé de 14 ans, d'ailleurs. Un petit garçon tout adorable, aux yeux bleus glace et aux cheveux blonds comme les blés, plus foncés que ceux de sa grande soeur. Clairement, il aurait brisé bien des coeurs s'il avait eu autant de chance qu'elle. Mais revenons au sujet.

Pour tenter de calmer sa soeur, Ludwig avait pour habitude de la traîner avec elle jusqu'au large, où ils pouvaient clairement apercevoir la mer, voir le soleil s'y noyer le soir. Et il l'emmenait avec lui voir le coucher du soleil à tous les soirs, peu importe si elle le voulait ou non. Il savait bien qu'elle ne lui ferait rien. Alors il la traînait avec elle et ils allaient voir le soleil se coucher. Puis, un jour, il avait emporté une petite bouteille de verre, un bouchon en liège, un bout de papier et un crayon, qu'il montra à sa soeur en souriant une fois qu'ils furent tous deux assis dans le sable chaud sur la couverture qu'ils apportaient avec eux à chaque fois.

«Regarde, Anna! Si tu prends un bout de parchemin et que tu écris un souhait dessus, que tu le mets dans une bouteille et que tu l'offres à la mer, ton souhait se réalisera!»

La seule réaction que la concernée eut face à ce geste fut de soupirer et l'observer d'un air las, forçant un petit sourire évidemment faux.

«Je ne crois pas que la mer puisse réaliser les souhaits, Luddy...»

Mais le petit semblait déterminé, et il prit son crayon afin de gribouiller un message de quelques mots sur son bout de parchemin, qu'il inséra ensuite dans la bouteille avant de la refermer grâce au bouchon de liège. Puis il se leva, s'approcha de l'eau, et lança la petite bouteille au loin, aussi loin qu'il le put. La mer ne mit que quelques minutes à l'engloutir.

«Tu verras bien, Anna. Mon souhait se réalisera!»

Et un autre faux sourire de se dessiner sur les lèvres de la goule. Sourire qu'elle regretta amèrement seulement quelques semaines plus tard, alors qu'elle revenait d'une chasse totalement normale cette fois. Pas de massacre, juste une victime afin de nourrir sa famille. Pour une fois qu'elle était calme... Mais son calme ne demeura pas longtemps en fait.

Il s'évanouit dès qu'elle se rendit compte que l'entrée de la demeure qu'elle partageait avec ses parents et son frère avait été défoncée, des brins de bois jonchant le sol, alors que le symbole du Diable avait été peint à l'aérosol sur le mur à la gauche de la porte.

Tout de suite, la panique envahit la jeune goule, qui délaissa la cadavre qu'elle traînait derrière elle avant de se précipiter à l'intérieur aussi rapidement que ses jambes la laissèrent. Quelle erreur.

La vue qui s'offrit à elle faillit lui faire vomir son dernier repas. Elle y voyait ses parents, démembrés, mutilés, leurs têtes sevrées de leurs corps et leurs visages figés en une expression de peur, mélangée à de la résignation. Partout autour, la maison avait été sacagée; les meubles détruits, les tableaux aux murs déchirés et détruits, le grand piano totalement démoli. Et directement en réalisant qu'aucune partie de la bâtisse n'avait été épargnée, Annemarie sentit son coeur cesser de battre un instant alors qu'elle piquait un sprint à travers la maison, les larmes aux yeux et kagune déployé au cas où. Ses pensées n'étaient plus qu'un tourbillon de panique, de rage, de tristesse et toutes émotions mélangées en un chaos incompréhensible. Elle avait déjà perdu TROIS personnes qui étaient importantes dans sa vie... Elle n'avait pas envie de découvrir qu'une autre était disparue.

... Même si c'est ce qui finit par se produire quelques secondes après.

Cette fois elle figea, le regard rivé sur ce qu'il restait de son petit frère, et tomba à genoux directement dans l'embrasure de la porte de sa chambre.

Il était pourtant bien vivant ce matin, tout comme ses parents.

A ce moment, quelque chose se brisa dans le coeur et la conscience de la jeune femme. Quelque chose qui était vital non seulement pour elle, mais pour le reste du monde aussi. Car ce qui brisa, ce fut la confiance que la blonde avait envers le monde, envers les humains, envers les goules. Tout l'amour qu'elle avait conservé, autant pour Alois que pour sa famille, pour le reste du monde; tout ça s'évanouit comme un mirage, comme si ça n'avait jamais existé. La rage et la douleur prirent le dessus sur la raison de la jeune goule.

Et ce soir-là, l'Allemagne connut le pire massacre créé par une goule de toute son histoire.

Adieu au peu d'humanité qu'il restait au Démon.

* * *

Quelques mois plus tard, Akise Tamura se retrouva en bord de mer, au Japon. Elle était arrivée tout juste quelques jours plus tôt, le coeur lourd et le regard absent. Changement d'identité, changement de pays... Tout ça l'affectait énormément. Elle n'avait plus aucune raison de demeurer en Allemagne, surtout après la boucherie sans nom qu'elle avait causée. Heureusement qu'elle pouvait changer de vie...

Petit frère,

La mer était si belle aujourd'hui... Si t'avais pu être avec moi, j'aurais sûrement lancé une bouteille avec un souhait dedans. Pour papa et maman. J'aurais souhaité qu'ils aillent bien là où ils sont, mais... Aujourd'hui, t'es avec eux... Je ne sais pas comment le prendre. Le monde me paraît si sombre sans toi et papa et maman...  J'aimerais tant retourner dans le passé et réparer mon erreur, mourir avec vous si ce n'est que pour ne pas souffrir de votre absence maintenant. Je m'en veux tant d'être encore en vie alors que toi, Ludwig, tu n'as pas eu la chance de voir le monde, de te faire des amis, trouver l'amour...

Enfin... J'espère que tu vas bien. J'aimerais pouvoir te dire que c'est mon cas, mais ce serait un énorme mensonge de ma part et je n'ai nullement envie de te mentir, petit frère. J'ai tout perdu, je n'ai plus de raison de vivre... Parfois je me demande si la mer ne voudrait pas m'engloutir et me noyer pour que je puisse vous rejoindre dans le prochain monde. J'aimerais tant que ce soit le cas... Mais je suis trop lâche pour en faire quoi que ce soit. Je ne veux pas mourir... Même si je sais que la seule chose que je sais faire c'est tuer des gens et m'occuper des fleurs. C'est chouette, n'est-ce pas...?

Eh, Luddy? Tu ne m'as jamais dit ce que tu avais écrit sur ton bout de papier, la dernière fois qu'on avait été voir la mer ensemble. Tu n'oublieras pas de me le dire quand on se reverra?

- Annemarie.

Glissée dans une petite bouteille, cette lettre, la blonde l'avait délicatement roulée, puis avait inséré un bouchon de liège dans l'ouverture, avant d'aller se caler dans l'eau jusqu'aux genoux malgré le froid glacial qu'elle ressentait, et poser la bouteille dans la mer. Un soupir l'avait quittée à ce moment et elle porta une main à son cou, serrant le petit pendantif doré entre ses doigts.

Elle n'avait plus de raison de vivre désormais.

* * *

Maintenant âgée de 24 ans, la jeune goule a pu retrouver un semblant de vie normale. Enfin... Si la vie de mère monoparentale c'est ce qu'on appelle une vie 'normale'.

Bon... C'est vrai que ce n'est pas inhabituel de voir une mère élever ses enfants seule. Mais Akise... Son cas est spécial disons. Cette enfant qu'elle élève seule depuis bientôt trois ans, elle est le résultat d'une soirée où elle était bien bourrée et où on eut pris avantage d'elle. Et ce n'était pas n'importe qui, d'ailleurs, qui en profita. La jeune femme ne se souvient plus vraiment de ce qui s'était passé ce soir-là, mais une chose est certaine; lorsqu'elle a su pour sa grossesse, il était pas mal trop tard pour l'interrompre, et elle n'oubliera pas le visage de la personne qui en est responsable. Et, neuf mois plus tard, la goule qui eut terrorisé l'Allemagne entière ainsi que Tokyo pendant un temps mit au monde une petite fille, toute aussi albinos que sa maman. Et disons que, malgré que cette enfant n'était pas voulue au départ, la jeune Tamura se décida à la garder.

Car enfin, elle avait quelqu'un qu'elle peut considérer comme sa famille; sa fille, Mirai.


IV. DERRIÈRE L'ECRAN.

TON PSEUDO ? Fates owo
QUEL ÂGE ? 18 owo
COMMENT TU ES VENU ICI ? J'suis admin wesh owo
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