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x On aurait aperçu Jezabel faire une déclaration d'amour à un lampadaire suite à une soirée trop arrosée...
x Il paraît que le GDN (Gang Des Nains) composés de Renji, Caïn et Eto organiserait la contre-offensive pour prouver que ce qui est petit est très dangeureux.
x Apparemment, les dangereuses personnes que sont Clyde, Kohaku et Jezabel ont l'intention de créer une nouvelle religion, basé sur le St PapierBulle. Je n'en connais pas les détails, mais doit-on craindre pour nos vies?

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Bienvenue dans un Tokyo moderne plus dangereux que jamais...
 
Merci de privilégier les groupes Aogiri, CCG & Humains qui manquent cruellement d'effectifs à votre inscription!
Concernant les goules, on aimerait voir plus de rangs B & C, on rappelle que le rang de la goule ne fait pas sa force. ~

Noé Larsen
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Mer 11 Jan - 7:07
   
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Tu l’avouais, tout ne s’était pas très bien passé. Désespéré de te voir toujours tout seul, Jin t’avais organisé un rancard avec une fille qui semblait pourtant gentille mais… Tu étais plus gentil qu’elle, et elle n’avait pas apprécié. Parce que tu n’étais pas dégourdi pour deux sous. Enfin, tu ne pouvais pas deviner qu’elle avait déjà envie de coucher avec toi au bout de cinq minutes et que toi, eh bien tu n’étais tout simplement pas intéressé. Voilà, tu ne voyais pas l’intérêt de coucher avec une personne que tu n’aimais pas. Enfin c’était stupide. Ou alors c’est toi qui est profondément stupide parce que tu ne sais pas saisir ta chance au vol. Tu ne pensais pas à ces choses-là, toi malgré tes vingt balais, tout ce que tu pensais c’était plutôt le travail et la bouffe. Et le violon. Surtout le violon même.

Tu te surpris à fredonner un air dans la rue alors que tu marchais, réfléchissant un peu à ton souci avec les autres. Ce n’était pas un souci à proprement parler, mais surtout que tu ne semblais pas prêt à t’engager dans une relation à long terme. Ni même prêt à avoir une relation avec quelqu’un. A cause de ça, on t’avait déjà dit que tu finirais puceau, frustré avec un chat. Le chat, Jin n’en veut pas, puceau tu l’étais (et tu l’es encore cela dit), et frustré… Non tu n’étais pas frustré. Pas encore. Tu n’en voyais pas l’intérêt. Ou alors tu attendais le coup de foudre, tu n’en savais rien encore. Oh et puis merde c’est chiant l’amour, le chercher c’est pire et le trouver faut même pas y penser. Vois le bon côté des choses, tu avais une musique qui se jouait progressivement dans ta tête. Mais si tu sais, le genre de musique quand le mec se fait larguer parce qu’il est nul, un peu comme toi.

Une musique de looser, voilà.

Pourtant tu n’étais pas un looser. Et cette musique t’agaçait, même si tu allais devoir l’écrire pour te la sortir de la tête. Plutôt que de ruminer ces pensées absurdes à cause de ton colocataire, tu mis ton casque sur tes oreilles pour lancer la musique. Du bon métal symphonique comme tu l’aimes. En plus ce groupe venait de Scandinavie. Que demande le peuple ? Tu chantais paisiblement dans la rue, tes idées absorbées par le rythme calme de la chanson intitulée « Letter to Dana », avant de te rendre compte que la musique était cocasse avec la situation. A la place tu souris doucement sans pour autant éclater de rire, même si c’était trop bien calculé. A croire que la musique voulait te passer un message. Sale bête. Tu changeas pour mettre du bon vieux nu metal comme tu l’aime aussi. En fait tu adores le métal, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure. Une chose que tes amis trouvaient curieux d’ailleurs. Visiblement tu es la personne la plus gentille qu’ils connaissent, mais en parallèle tu es un gros métalleux. Pour eux c’est bizarre, pour toi c’est normal et en plus ça te faisait rire.

Cette mauvaise expérience avec cette chaudasse, parce qu’il n’y avait pas d’autres mots pour la définir, à se demander où Jin l’avait trouvée celle-là, avait fait naître en toi une idée qui ne t’aurais jamais effleuré l’esprit avant puisque tu avais une sacro-sainte peur phobique des aiguilles. Te faire tatouer. Oui monsieur, un vrai tatouage, dans un vrai salon de tatouage, avec des aiguilles. Pourtant tu t’étais fait percer les oreilles il y a de ça plusieurs années… Ou alors c’était de là que te venait cette peur. En fait tu ne savais pas, mais tu refusais d’aller te faire vacciner depuis quelques mois parce que ces bourrins de toubibs ne savent jamais faire attention ! Mais voilà cette résolution, prise un peu à la va-vite, est simplement une réponse aux moqueries gentilles de tes amis. Comme quoi tu es douillet, peureux, ce genre de trucs. Alors tu comptais vaincre ta peur des aiguilles en allant te faire un tatouage. Ce qui était bien avec toi, c’est que quand tu prenais une décision, tu ne la prenais pas à la légère et surtout, tu t’y tenais. Quitte à te pisser dessus, tu ressortirais du salon que tu choisirais avec quelque chose.

Donc tu passas l’heure suivante à chercher le bon salon, en te renseignant sur les prix. A chaque fois tu disais que tu allais réfléchir et revenir, mais au final tous les salons étaient pareils. Toi tu vérifiais surtout le côté propre de la chose. Eh bien oui, pas question de finir infecter par un champignon choppé d’un autre mec qui était venu se faire tatouer parce que le tatoueur n’avait pas stérilisé ses outils. C’est longuement réfléchit. Enfin on voyait que tu avais du temps à perdre vu à quel point tu flânais dans les rues de la capitale nippone. C’était ton jour de congé, il fallait bien l’occuper. Vu comment il avait commencé, autant bien le terminer. Cela dit, tu n’allais pas dire non à tous les salons où tu allais et il fallait que tu choisisses.

En continuant de te promener, tu tombas sur un dernier salon. Pourquoi dernier ? Parce que si ce n’était pas celui-là, tu retournerais voir l’un des tatoueurs que tu avais vu en marchant dans la rue. Tu entras dans le salon avec ton éternel sourire, baissant ton casque pour le remettre autour de ton cou, laissant la musique continuer de tourner par habitude. KoЯn est un bon groupe après tout, autant en faire profiter les autres. Tu t’approchas du comptoir de l’accueil, ne réalisant pas que tu allais bientôt te retrouver face à face avec une aiguille. Quoique vu l’endroit où tu le voulais ton tatouage, tu ne risquais pas de la voir beaucoup. Pour le moment, se renseigner.


« Salut ! »

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Jeu 12 Jan - 10:29

ft. Noé Larsen

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Il faut souffrir pour avoir l'art gravé à même la peau.

Tu avais la tête ailleurs depuis ce matin. Pourtant, ça faisait bien longtemps que tu ne t'étais pas fumé un joint ou pris un rail de coke. Tu étais juste... Etonnamment calme depuis depuis quelques temps. Trop calme même. Tu te surprenais tout seul là. Putain, c'était juste tellement rare que tes envies de meurtre ne reviennent pas te hanter et souffler à ton oreille de prendre pour cible la première personne que tu croiserais dans la rue, que ce soit Mamie Nova, Fifi Princesse à Paillettes ou Robert Finaliste de Sumotori. Mais bon tu avais beau regarder les gens qui passaient sans cesse devant ton salon de tatouage, tu n'éprouvais rien d'autre qu'un désintérêt total. Tu devais vraiment t'être levé du bon pied depuis quelques temps pour être aussi tolérant et peu caractériel.

Toujours est-il que tu te sentais en manque de sensations dernièrement. Ca faisait bien longtemps que tu n'étais pas allé draguer ou pécho quelqu'un qui finirait dans ton plumard ou dont tu briserais le coeur. Ca pouvait être un plan une fois que tu aurais fermé boutique pour aujourd'hui. En attendant il n'y avait pas un chien dans ton humble échoppe (Tavernier une binouze s'il vous plaît! Merde c'est pas le bon contexte...), alors tu décidas d'installer à même le sol une grande feuille format raisin et de sortir tes fusains. Non seulement tu fais de belles allitérations mon gars, mais en plus ta grande amie l'inspiration avait décidé d'être au rendez-vous aujourd'hui. Ce serait impoli de la chasser comme un vieillard croulant et solitaire non?

Tu en profitas également pour lancer à bas volume la sono que tu avais installé dans ton salon. Un peu d'ambiance ne faisait pas de mal, autant pour les clients que pour toi. Du coup tu avais ta petite sélection de musique, majoritairement du rock, du hard rock et du visual kei en bon japonais que tu étais. Après ça tu commenças à laisser libre cours à ton imagination. Oui, tu avais l'air d'un clochard à faire ça à même le sol mais tu avais une sainte-horreur des chevalets. Faut être debout, ça tue le bras à la longue et ça empêche une certaine liberté de mouvement. Il suffisait d'un coup de crayon un peu trop passionné pour que ce truc se ramasse. Puis le sol est sympa, lui sera toujours là pour te rattraper si tu te casses la gueule. Lolilol, humour quand tu nous tiens.

Plus tu avançais dans ton dessin, plus tu réalisais à quel point ton imagination était tordue. Dans l'idée tu avais voulu faire ta propre interprétation d'un Cavalier de l'Apocalypse. Pour le moment ça ressemblait vachement à la Mort elle-même montant un cheval zombie mélangé à un dragon, piétinant sans merci les humains sous ses sabots tout en apportant l'un des sept fléaux sur le monde. Ce n'était qu'une vague esquisse pour le moment, tu avais à peine commencé à concrétiser les traits, mais globalement à part le côté glauque tu étais content de ce que tu avais fait. C'était... Glaudass. Un mélange de glauque et de badass. Qu'est-ce qu'on rigole ici.

Tu allais reprendre ton oeuvre quand tu entendis la porte du salon s'ouvrir. Tu levas le nez de ta feuille et regarda en direction de l'entrée, apercevant près du comptoir un jeune blond à l'air bien jovial. Tu eus un instant de blocage en fait, parce qu'il respirait la cuteness ce type. Un petit cutie patootie, cinnamon roll ou peu importe le terme, tu avais limite envie de lui papouiller les joues tout de suite immédiatement. T'étais jamais comme ça d'habitude... Ca devait avoir quelque chose à voir avec le fait que tu étais en mode Bisounours depuis quelques temps. Ca changeait de d'habitude au moins. Tu te relevas et fit signe au blondinet.

"Yo. J'suis à vous dans deux minutes."

Tu allas ensuite te laver les mains rapidement, parce que bon, le fusain c'est bien mais le fusain ça tâche un peu trop, cette saloperie. Puis bon, tu voulais pas passer pour un crado non plus et faire fuir les clients. Tu vérifias également si tu n'en avais pas sur la tronche, parce que tu étais doué et ça t'étais déjà arrivé en plus. C'était pas vraiment le moment de ressembler à Sitting Bull. Une fois un peu plus propre tu retournas au comptoir et t'appuyas dessus tout en fixant le jeune du regard.

"Qu'est-ce que je peux faire pour vous? Bon choix musical par ailleurs, KoЯn ça envoie du pâté."

Parce que tu aimais rajouter des trucs random, tu avais décidé de faire remarquer les bons goûts musicaux du cutie. Le fait qu'il laisse jouer ce genre de musique assez fort pour en faire profiter tout le monde ne te dérangeait pas le moins du monde surtout quand c'était pour partager ce genre de groupes. En général tu avais tendance à bien t'entendre avec ce genre de personnes.

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Noé Larsen
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Jeu 12 Jan - 21:54
   
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OMG QU’IL EST CLASSE CE MEC.

Voilà tout ce que tu arrivais à penser actuellement. Des cheveux rouges pétant, un side-cut… Bon il semblait petit et ça c’est ridicule mais c’est pas grave, le reste compensait largement. En plus il semblait avoir plus de masse que toi, qui est relativement maigrichon. Il paraît que tu tapes fort, mais c’est une légende comme on peut en entendre beaucoup au Japon. Tu fixais le gérant du salon de tatouage. Enfin, tu supposais que c’était le gérant puisqu’il n’y avait que lui. Il te dit qu’il arrivait d’ici quelques minutes. Bien évidemment, curieux comme tout, tu t’approchas quand le rouge partit faire tu ne savais quoi, et tu n’étais pas surpris de voir que c’était un dessin. Il avait du talent en plus.

Tu étais dégoûté, tu ne dépassais pas le stade bonhomme allumette en dessin, et quand tu jouais au Pictionary, quand tu dessinais un chat, on te disait « La Tour Eiffel ! ». Comme quoi tu ne pouvais pas tout avoir dans la vie, même si tu préférais largement la musique. Tu fis le tour de la boutique pour voir ce que ce type proposait. Dans les autres boutiques, tu avais vu de superbes piercing, et bien d’autres choses. Ayant l’oreille gauche percée, ça aussi ça t’intéressais et faible comme tu étais, tu risquerais de craquer pour changer tes piercings. La dernière fois tu avais mit un trombone, les gens à ton boulot t’avaient tellement regardé bizarrement que tu ne t’étais pas empêché de les charrier. Là c’était plus traditionnel, en accord avec ton look du métalleux du week-end quand tu ne travaillais pas. Comme il ne faisait pas froid (ou plutôt tu y es assez insensible au froid vu tes origines même si tu ne t’en souviens pas), tu restais avec ton gilet fétiche sans manche et customisé bien comme il faut.

Tu te retournas quand le rouge revint, et comme tout bon vendeur, la question phare « Que puis-je faire pour vous ? » arriva. Enfin, lui il te fit sourire parce qu’il rajouta que KoЯn ça envoyait du pâté. Bien sûr que ça envoyait du lourd ! Mais cette simple remarque te mettait de bonne humeur. C’est assez rare de trouver des gens tolérants avec les métalleux.


« C’est cool que vous aimez, parce que d’habitude ce genre de musiques c’est SATAAAAAAN pour le commun des mortels. »

Rien que tout à l’heure dans la rue on te regardait bizarrement parce tu écoutais du Behemoth à fond. Cela dit tu écoutais toujours ta musique à fond, parce que tu portais des bouchons d’oreille. Alors les conséquences étaient que les gens te lançaient des regards curieux. Pour eux, tu étais clairement un satanique. Jamais tu n’essaierais d’invoquer le Diable, rien que l’idée ne t’effleurait pas l’esprit alors pourquoi tant de haine ? Tu offris un large sourire à ton interlocuteur, toujours agréable et à l’aise avec quelqu’un en face de toi, que ce soit dans la vie de tous les jours ou même pour des entretiens pour des petits boulots avant d’entrer au CCG. Même là-bas tu étais à l’aise malgré l’ambiance bureaucratique du truc, surtout que toi tu ne pouvais pas encore aller sur le terrain et ça te gonflait sérieusement. Faire des papiers, c’était pas ton truc, ça se terminait souvent par atelier origami.

« Je suis là pour un tatouage. Et aussi pour changer mes piercings je pense tant qu’à faire, et renouveler un peu. »

Avant tu allais toujours chez un pierceur/tatoueur pour changer tes boucles d’oreilles ou tes piercings. Maintenant tu y allais pour un tatouage. Tu avais vaincu ta peur des aiguilles quand tu t’étais fait percer les oreilles, tu peux renouveler l’exploit avec un dessin à même le corps. Rien que l’idée te faisais frissonner. Mais au moins on arrêtera de dire que t’es une fillette. Une fillette qui écoute du Behemoth cela dit, on en voit pas beaucoup. Tu finis par couper ta musique pour te concentrer, sinon tu risquais de te mettre à chanter sans aucune raison.

« Enfin je suis surtout là pour voir les prix, parce que c’est pas que je roule pas sur l’or… Mais voilà, je roule pas sur l’or. »

Tu avais d’autres trucs à acheter, comme de la bouffe principalement, la moitié du loyer, la moitié des factures, bref tout un tas de trucs et tes achats de type loisir étaient mûrement réfléchi. Sauf pour le tatouage, ça c’est vraiment sur un coup de tête et parce que tu avais envie subitement d’en avoir un. Oui tu savais que ça allait rester à vie sur toi, qu’il fallait bien choisir, m’enfin t’allais pas demander un phallus tout de même.

« J’espère que vous allez pas me prévenir qu’un tatouage c’est une grosse décision, que ça va rester à vie et tous les autres trucs qu’un tatoueur dit en général, on me l’a dit trop souvent aujourd’hui donc je sais tout ça à force et c’est pour gagner du temps. »

Tu ne tournais pas autour du pot, autant y aller directement, même si généralement les tarifs étaient les mêmes, tu recherchais aussi un endroit clean, parce que bon, certains tatoueurs/pierceurs avaient une hygiène douteuse et ça te dégoûtait. Comment ça tu étais sélectif ? Bon peut-être un peu, tu devais l’avouer, mais il n’y avait pas de mal à ça tout de même. En attendant, ce mec aux cheveux rouges avait l’air vraiment sympa, et si jamais son travail te satisfaisais, tu risquais de revenir.

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Ven 13 Jan - 10:38

ft. Noé Larsen

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Maintenant tu étais certain que tu avais affaire à une pile électrique. En tout cas, ça avait l'air de l'avoir ravi ce jeunot que tu reconnaisses sa musique. En même temps, qui serais-tu pour ne pas aimer ces grands classiques du métal? T'avais pas une tête d'enfant de choeur alors on devinait vite que le Gospel ou la musique classique c'était pas trop ton truc. Tu avais quelques connaissances sur des genres de musique plus calme mais bordel, t'allais pas en écouter toute la sainte journée ou tu finirais par te tirer une balle à la longue. Tu acquiesça légèrement de la tête en t'appuyant lascivement sur le comptoir.

"Le métal et le rock en général c'cool. Et au pire les rageux qui savent pas apprécier ce genre de musique on les emmerde un bon coup."

Bonjour ton franc-parler, ce n'était pas très commercial mais ici tout le monde se parlait comme dans un café. Enfin en tout cas c'était l'ambiance que tu souhaitais, que tout le monde se sente comme chez lui. Du coup tu n'hésitais pas à mettre les gens qui passaient dans cette ambiance là. Certains étaient de vrais coincés du cul et ne pipaient mot, d'autres appréciaient cette libre parole et se montraient très sympatoches. En général tu avais tendance à viser la première catégorie de personne lorsque tu étais d'humeur à tuer. Mais en ce moment ce n'était pas le cas. Et puis le blondinet ne semblait pas être quelqu'un de coincé, ce qui était une bonne chose et qui te poussais à parler franchement avec lui.

Evidemment, il n'était pas là pour commander une entrecôte ou du poulet au curry. Il demanda comme tant d'autres avant lui pour un tatouage, et des piercings aussi. Il précisa qu'il était un peu à la dèche aussi et qu'il espérait ne pas avoir droit au topo habituel des tatoueurs. "Un design choisir consciencieusement tu devras. Y réfléchir à deux fois tu feras mieux ou regretter tu vas." En fait, même toi ça te pompait l'air à force de répéter toujours la même chose du coup à force tu ne le disais plus, surtout aux habitués. Un léger sourire se dessina sur tes lèvres et tu te redressas un peu.

"J'pars du principe que les gens qui demandent un certain dessin doivent l'assumer jusqu'au bout, et tant pis pour eux s'ils viennent râler deux mois plus tard, moi j'aurais fait mon boulot. Tant qu'on me demande pas de trucs ostentatoires c'est bon. Y'a que les vrais néophytes que je met en garde, sinon des gars comme vous qui s'y connaissent un peu je dis plus rien. Zêtes grands, les conséquences vous les connaissez."

Tu te sentais comme un grand frère là. Enfin, grand frère... Là maintenant tout de suite c'était le cutie qui aurait pu être ton grand frère niveau taille. Tu n'avais pas remarqué tout de suite, mais maintenant tu te rendais compte qu'il culminait à une certaine hauteur ce gars. Les gens en avaient pas marre d'être de grandes asperges franchement? Ou alors c'était toi qui complexait comme un abruti sur ta petite taille... De toute façon c'était le même traitement pour tout ceux qui poussaient le bouchon trop loin par rapport à ta taille. Se friter avec une ceinture rouge et noire de Taekwondo c'était pas vraiment recommandé si on tenait à garder toute ses dents. Et puis comme dit la devise, plus c'est petit, plus c'est teigneux, tu ne faisais pas exception quand on t'emmerdait.

"Concernant mes tarifs sachant que c'est la première fois que vous passez chez moi, j'vous fais 30% de remise sur la tatouage et 30% aussi sur les piercings."

Si tu faisais une telle offre, c'était parce que tu étais sympa avec les gens qui l'étaient également. Et comme ce blondinet était cute et très affable, tu n'hésitais pas à lui offrir ce genre de remises. Tu sortis de sous le comptoir un dépliant avec tes tarifs, ainsi qu'un catalogue avec l'ensemble des designs de tatouages que tu pouvais faire en plus de la liste des piercings.

"Tenez, si vous voulez jeter un oeil pour vous faire une idée des prix et de mon travail. Je fais aussi des designs sur demande pour les tatouages, faut pas hésiter. "

Evidemment tu ne forçais personne en rien, les gens faisaient ce qu'ils voulaient. En attendant que le blond se décide, tu te mis à regarder pensivement dehors. La journée était déjà bien avancée et les rues étaient bondées. La foule hein... Tu n'aimais pas trop beaucoup ça. Même si tu t'en foutais du regard des autres, l'impression constante de te faire juger était là. Et en général c'est ce qui te faisait péter les plombs. A force de penser à cela, tu étais complètement ailleurs, en oubliant presque que tu étais en train de bosser à l'heure actuelle.

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Noé Larsen
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Ven 13 Jan - 17:49
   
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Ce type, tu l’appréciais. Pourquoi ? Parce qu’il avait un look juste génial, ses goûts musicaux envoyaient du lourd puisqu’il aimait le rock et le métal, tes deux raisons d’être. Toi sinon tu jouais du violon, un instrument très peu prédisposé à ces deux genres musicaux, mais tu avais des bases à la guitare, la batterie, la basse… Bref dès qu’il y avait un instrument à apprendre, tu étais là pour prendre des cours ou t’entraîner en autodidacte quand tu étais trop pauvre pour prendre des cours. Pour la guitare, merci super colloc’ qui te prêtait la sienne. Donc ce type aux cheveux rouges méritaient des cookies pour ça.

Puis tu hochas la tête lorsqu’il te fit un speech concernant le fait qu’il était d’accord avec toi, de raconter toujours les mêmes choses, et qu’il le disait uniquement à ceux qui débarquaient pour la première fois dans un salon de tatouage. Tu lui donnas raison en hochant la tête positivement, tout sourire. Sourire qui se transforma presque en petite joie quand le tatoueur t’annonça qu’il te faisait 30 % de rabais sur ton tatouage et les piercings. Joyeux pour que dalle ? Tu l’étais. Tu étais heureux à peu près pour tout et n’importe quoi, il fallait y aller avant que tu ne déprimes réellement. Même apprendre que quelqu’un est mort… Enfin, ça tu t’y étais habitué avec le CCG. Et vas-y que je t’envoie un rapport sur un mort, et vas-y qu’une famille s’est retrouvée assassinée par une goule. Cela faisait parti de ton quotidien malheureusement, et ça t’endurcissait indirectement.

Le rouge te montra son catalogue pour que tu le feuillettes, et tu l’avouais, il avait beaucoup de talent. Les autres tatoueurs aussi sinon ils ne seraient pas tatoueurs, mais lui c’était différent. Il aime le métal et ça c’est important à tes yeux. C’est rare de trouver des gens adeptes du métal ici, même si tu savais que les nippons aimaient pas mal Sonata Arctica. Ton groupe préféré d’ailleurs. C’est donc avec le sourire que tu regardas les designs que le tatoueur avait créé.


« C’est vraiment sympa ce que vous faites. »

N’entendant pas de réponse, tu relevas la tête en constatant que le rouge ne t’avait sûrement pas entendu vu l’intensité avec laquelle il regardait l’extérieur. Ni une, ni deux, tu agitas la main devant ses yeux pour qu’il se réveille sans te vexer pour autant. Tu t’étais fait déjà ignorer tellement de fois que maintenant tu t’en foutais, et tu attirais simplement l’attention quand tu disais quelque chose. C’était la moindre des politesses.

« Je disais, c’est cool ce que vous faites, vous avez vachement de talent. Mais je pense que je vais vous demander quelque chose de personnalisé… Attendez, je vous montre ! »

Tu avais tout prévu. En fait, l’idée de ce tatouage te venais d’un de tes amis, artiste lui aussi, qui dessinait comme un dieu (enfin pour toi tous ceux qui dessinaient bien sont élevés au rang de dieu), et qui t’avait fait un magnifique dessin d’un corbeau, ton animal préféré. Vu tes goûts musicaux, et ton animal favori, on se demandait vraiment comment tu faisais pour être aussi lumineux. Bien sûr, on passe sous silence tes goûts en matière de films, séries ou animes. Tu sortis donc d’une de tes pochettes un dessin d’un corbeau pour le montrer au rouge en souriant.

« Voilà, j’aimerais si possible avoir ce dessin comme tatouage, dans le dos. Un ami m’a offert ce dessin pour mon anniversaire, c’est assez symbolique. »

Qu’est-ce qu’il en avait à faire l’autre que c’était pour ton anniversaire, pour Noël ou pour Mardi Gras ? En fait, tu parlais tellement naturellement que ça t’arrivait de raconter ta vie comme ça, tranquillement et sans pression, pour faire la conversation. Souvent tu aboutissais à d’autres sujets de conversation, tu rencontrais d’autres personnes et tu te faisais de nouveaux amis. Ainsi de suite. Tu ne te prenais tout simplement pas la tête et tu restais naturel, tel le grand bavard sans complexe que tu étais. Enfin si tu avais des complexes, du moins un, mais ça c’est autre chose.

Tandis que tu laissais le rouge regarder le dessin, tu t’étiras en tournant les yeux vers l’extérieur. La vache, il y avait du monde. Bon, normal en même temps pour un week-end mais quand même. Dans ces moments-là, tu aimais être chez toi, au chaud, dans une couverture en train de jouer. Tu avais peut-être un des travail les plus dangereux du monde, tu n’étais pas spécialement responsable pour autant, du moins c’était à tes heures, donc pas tout le temps, au grand dam de tes collègues. Tant que tu faisais ton travail, et bien en plus, où était le souci. Tu baillas un bon coup, avant de te tourner vers le tatoueur en lui souriant de nouveau, attendant sa réponse tout en rangeant ton casque dans ton sac.


« Du coup c’est possible? »

La bête en question /PAN:
 

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Dim 15 Jan - 13:42

ft. Noé Larsen

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Tu clignas plusieurs fois des yeux quand une main passa devant ton regard, ce qui te fis brusquement revenir à la réalité. Tu reportas ton attention vers le blond, te rendant compte qu'il t'avait causé juste avant et que t'avais absolument rien capté. Tu aurais pu te gifler que tu l'aurais fait. Sérieusement, tu ne cessais de te promettre que tu éviterais de t'égarer dans tes pensées lorsque tu bossais, mais visiblement tu ne pouvais pas t'y tenir. Le monde dehors t'avait perturbé, avait capté toute ton attention et tu n'avais même pas capté ton moment d'absence. Heureusement, le blond ne semblait pas mal le prendre, te répétant qu'il aimait ce que tu faisais avant de t'annoncer qu'il souhaitait un truc personnalisé.

Tu hochas la tête et croisa les bras, attendant de voir ce qu'il avait apporté. Tu étais toujours curieux de voir les designs qu'on te proposait. Certains étaient vraiment beaux et originaux et puis certains avaient une signification profonde pour la personne qui les demandaient. Bon, parfois ça volait au ras du sol niveau signification et les trucs du genre "Only God Can Judge Me" ça te pompait sérieusement l'air. Le niveau de beaufitude des gens qui demandaient ce genre de phrases mielleuses ou le symbole de l'infini tatoué sur le poignet était supérieur à la taille du Mont Everest. Il faut dire que ça collait pas à ton esthétique non plus mais bon les goûts et les couleurs ça se discute pas.

Le cutie te montra finalement un dessin. Un croquis représentant un corbeau en vol, qu'il désirait avoir de tatoué dans le dos. Et comme tu t'en doutais, ça avait une valeur symbolique à ses yeux. Observant le dessin dans ses moindres détails, tu hochas légèrement la tête.

"C'est vachement sympa comme dessin. Votre ami a du talent."

Reportant ton attention sur le blond, tu remarquas qu'il regarda dehors un instant avant qu'il ne se retourne vers toi. Forcément, ça t'avait forcé à regarder à l'extérieur également et croiser des regards curieux qui lorgnaient sur ce qui se passait dans ton salon. Evidemment avec cette paranoïa qui t'habitait, ça te mettait mal à l'aise et l'impression de te faire juger s'intensifiait. Limite tu te battais intérieurement pour conserver ton calme et en façade tu demeurais le tatoueur flegmatique et sans histoires dont tout le monde était témoin. Histoire de penser à autre chose tu te décidas à répondre à ton client.

"Y'a pas de soucis j'peux vous faire ça."

Tu t'éloignas un peu pour faire le tour du comptoir, te retrouvant face au blondinet. Sans la distance du comptoir il te paraissait encore plus grand d'ailleurs. C'quoi ce binz sérieux, tu perdais toute ta crédibilité avec cette différence de taille. Y'a des jours où tu aurais souhaité être un peu plus grand mais bon Dame Nature t'avait fait un gros doigt sur ce point. Reste petit toute ta vie Renji, personne te prendra jamais au sérieux quand tu t'énerves comme ça. Tu indiquas ensuite au jeune homme le fauteuil qui te servait à tatouer tes clients.

"J'vous laisse vous installer pendant que je prépare mon matos."

Tu allas ensuite mettre en place tout le nécessaire pour que tu puisses travailler. Des gants, les encres, les aiguilles, l'anesthésiant pour la peau,... Après tout tu n'étais pas l'un de ces types qui faisaient du tatouage clandestinement sans qualifications. Tu attachas également tes cheveux en queue de cheval, parce que bon, les cheveux longs c'est bien, mais les avoir dans les yeux en travaillant c'est pas toujours le top. Tu revins quelques minutes après, installant ton nécessaire sur ton plan de travail.

"Zavez pas peur des aiguilles au moins? Enfin, je suppose que non si vous venez vous faire tatouer, mais on sait jamais. Histoire que je me retrouve pas à me poser des questions si vous tournez de l'oeil."

Ca aussi tu le demandais régulièrement à tes clients. Tu en avais vu passer pleins qui jouaient les caïds mais qui une fois face à l'aiguille partaient dans des crises de panique ou s'évanouissaient aussi. C'était pas toujours très jojo à devoir gérer et donc maintenant tu préférais éviter les mauvaises surprises par rapport à ça.

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Noé Larsen
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Dim 15 Jan - 20:47

Tattoo Stalking
Vaut mieux être intelligent et prétendre avoir l'air con car le contraire est totalement impossible ♥
Le type te dis que le dessin était sympa et que ton pote avait du talent. Bien sûr qu’il en avait, il avait été béni par le Dieu du Dessin à sa naissance, un peu comme le tatoueur en fait. Puis il te dis qu’il pouvait te faire ça, du coup tu étais content. Enfin, toi t’étais content pour tout et n’importe quoi… Au moins tu n’étais pas difficile à vivre, loin de là. Au contraire, c’était un plaisir parfois de parler avec toi, vu qu’on peut tout aborder avec toi. La religion, la politique, bref tous ces sujets qui fâchent… Même quand on te demande si t’es plus tel fast-food, t’arrive à mettre tout le monde d’accord parce que tu aimes tout. Sauf les aiguilles. Et les araignées. Et les insectes en général. Et beaucoup de choses en fait.

Tu baissas les yeux lorsqu’il te fit face. Loin de là de le regarder de haut mais il est petit ce mec aussi alors à moins de plier les genoux pour faire sa taille, ce qui serait encore plus du foutage de gueule, bah tu devais baisser la tête. Pas ta faute si lui était un Minimoys et toi un géant. Enfin toi tu as une taille normale, c’est lui qui est tout petit. Donc pas de ta faute, encore heureux. Lorsqu’il t’indiqua le fauteuil où t’installer, tu y allas sans broncher, posant ton sac à côté tranquillement. Tu attendais qu’il revienne, et quand le rouge fut installé avec tout son matos également, il te demanda si tu avais peur des aiguilles.

Tu souris largement. Limite crispé. Limite du mec constipé même.


« Je suis limite phobique mais j’apprends à contrôler cette peur. La douleur me dérange pas, c’est les aiguilles qui me dérangent… Mais tant que je la regarde pas ça passe. Enfin je crois. Au pire si je m’évanouis c’est pas grave. »

Tu préférais le prévenir puisqu’il te posait la question. Bien sûr que tu allais faire de ton mieux pour ne pas tomber dans les pommes. C’est ce qu’il avait failli se passer pour tes piercings quand tu avais vu l’outil de torture que le pierceur utilisait. Il t’avait dit : Ne regardez pas, et toi évidemment tu avais regardé avant de t’évanouir comme un faible. Enfin, tu avais seulement tourné de l’oeil, et tu avais quand même réussi à te faire percer les oreilles, un grand pas pour tenter de te guérir de ta phobie.

En fait, il fallait que tu trouves un sujet de conversation pendant que le tatoueur ferait son boulot, pour éviter de penser aux aiguilles, ces outils du diable. Tu tâchas de te détendre au maximum en retirant au passage ton t-shirt et ta veste, ce serait un peu plus pratique pour le tatoueur avant de t’installer en vue de la séance de torture qui allait arriver incessamment sous peu. Ce que tu détestais tes tâches de rousseur sur tes épaules, ton dos… Bref tu les détestais. Même sur ton visage, tu détestais ça. Pourquoi ? Parce que ça te rajeunissait et qu’on ne te prenait pas au sérieux. Bon, personne ne t’a jamais vraiment pris au sérieux vu ton comportement, mais même quand tu te voulais sérieux, pour eux c’était une blague. Quand tu boudais, c’était une blague. Quand tu étais triste, c’était une blague. Tout pour eux c’était une blague du moment que ça venait de toi. Mais quels crétins. Okay, tu les aimais ces crétins cela dit, mais quand même.

Tu stressais. Tu ne pouvais pas t’en empêcher. C’est toi qui voulais ça alors pas la peine d’être sur le point de te pisser dessus. Et ça se prétend inspecteur du CCG. Inspecteur du dimanche qui restait dans les bureaux à remplir des dossiers et faire des origamis. Tu n’avais aucune idée de quoi aborder comme conversation, et tu n’avais pas non plus envie de déranger le tatoueur en plein travail, surtout s’il devait se concentrer. Tant pis, il fallait que tu parles, bavard comme tu étais, et il y avait quelque chose qui te titillait aussi.


« Dites. Vous aviez l’air absent en regardant dehors tout à l’heure. La foule vous dérange ? »

Tu marquas une pause, te perdant dans tes pensées.

« Dans la rue on me regarde souvent bizarrement parce que je suis pas Japonais, et que j’ai un look différent. Au début c’était gênant mais au final je me suis dis que c’était pas eux qui allaient me faire avancer dans la vie, du coup j’en ai plus rien à foutre de ce que les gens pensent. »

Tu eus un petit rire.

« Enfin de toute façon, que ce soit ici ou ailleurs, dès qu’on se démarque un peu de la normalité, on nous colle une étiquette « Bizarroïde » sur le front. Imaginez quand on a pas un accent parfait en plus… ‘Fin vous l’entendez bien quoi. »

Depuis le temps que tu vivais au Japon, tu savais très bien parler la langue locale, mais tu gardais ton accent germanique bien dégueulasse, ce qui amusait terriblement ces fourbes qui te servaient d’amis, même si c’était des moqueries gentilles. En tout cas le fait que tu ne roules pas les R comme les japonais les faisaient bien rire. Et tu finissais par leur dire d’aller se faire voir, en toute amitié. Les R ça restera toujours un souci de prononciation pour toi, et tu finissais toujours par laisser tomber parce que tu n’y arrivais pas. Bah on ne peut pas être parfait après tout.

« J’imagine que c’est pareil pour vous, votre style est trop cool mais il doit pas être apprécié par tout le monde non ? »

Tu avais envie de discuter, avoir les points de vue d’une autre personne au look bizarre, parce qu’il n’y avait qu’entre ce genre de personnes qu’on peut vraiment se comprendre, et quelque part tu cherchais aussi à sympathiser. Pourquoi ? Parce que tu aimais faire ami-ami avec des gens que tu trouvais cool tout simplement. Pourquoi se prendre la tête ? Tout semblait si simple avec toi.

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Jeu 19 Jan - 13:21

ft. Noé Larsen

Tattoo Stalking
Il faut souffrir pour avoir l'art gravé à même la peau.

Tu laissas le blondinet s'installer, préparant tes encres pendant ce temps histoire d'avoir ça de moins à faire dès qu'il serait allongé. Observateur comme tu étais, tu remarquas qu'il était vraiment tout fin comparé à toi, qui avait certainement plus de masse musculaire. Il fallait dire que tu étais très sportif aussi depuis quelques années et que ça avait aidé à compenser ta petite taille. Parce que bon, être gringalet c'est moche mais être gringalet et maigre comme un clou c'était pire. Du coup tu préférais avoir un peu de muscles et de connaissances martiales, ça servait toujours ce genre de trucs, surtout quand on ne te pensait pas capable de faire mal à qui que ce soit.

Ton client t'annonça ensuite qu'il était phobique des aiguilles et ça te fit hausser un sourcil. Ok ? Il était vraiment téméraire celui-là de venir oser se faire tatouer avec une phobie en rapport avec le seul outil de dessin des tatoueurs. Mais bon, il fallait avouer que des gens qui faisaient face à leurs peur comme ça c'était rare, voir même admirable. Tu restas silencieux un moment avant de sourire en coin, et décider de détendre l'atmosphère un peu.

"Tenez bon alors, parce que ceux qui tombent dans les pommes j'en profite pour leur tatouer une licorne sur les fesses tant qu'ils sont dans les vapes."

Ouais ton humour était parfois douteux, mais bon tu étais comme ça de toute façon et on ne pourrait pas te changer. Tu attrapas une bouteille de désinfectant et un morceau de gaze que tu enduisis de produit avant de le passer sur tes aiguilles. Le blond te demanda alors si tu avais un problème avec la foule. Il avait remarqué que tu semblais ailleurs plus tôt et même si ça t'emmerdait un peu que ce soit si visible que ça, tu demeuras relativement stoïque, haussant juste les épaules.

"On peut dire ça, ouais. J'suis trop calme et solitaire pour supporter du monde passé une certaine limite."

Evidemment tu n'allais pas claquer comme ça que la foule te rendait surtout au bord de la paranoïa avec cette impression d'être jugé constamment. C'était le genre de choses que tu préférais garder pour toi et si possible tu aimerais que ça ne se sache jamais. Tu écoutas ensuite le blond parler du fait qu'on le regardait de travers à cause de son style dans la rue, bref, qu'il n'était pas dans les normes de la société quoi, tandis que tu préparais ton anesthésiant. Et puis comme il disait il était vrai que les européens et les américains avaient du mal à s'intégrer en arrivant au Japon. Toi tu t'en foutais, tu traitais tout le monde pareil, peu importe qu'ils soient européens, japonais, blanc, noir ou multicolore. Et en l’occurrence tu n'allais pas cracher à la figure du blond parce qu'il était différent de toi par rapport à ses origines ou que son accent laissait entendre qu'il était étranger. Non, il était cool avec toi, tu étais cool avec lui c'était aussi simple que ça. Une fois ton produit prêt tu relevas la tête et posa ton regard ambré sur lui.

"J'suis dans le même cas que vous, ouais, avec le problème de la nationalité étrangère en moins. Ca empêche pas de m'être pris des remarques ouvertement ou dans mon dos. Bon après j'm'en fous comme de mes premières chaussettes de ce que les gens peuvent penser mais... Y'a même des types qui m'ont pris pour un yakuza. J'fais si peur que ça sérieux ?"

Ok tu n'avais pas toujours l'air affable, mais de là à te coller une étiquette de yakuza… Ca t'avait fait tiquer un moment quand tu avais su qu'on te prenait pour l'un d'eux. Ils avaient de la merde dans les yeux, c'était pas possible. Ok tu avais les oreilles percées, une couleur de cheveux pas naturelle du tout et quelques tatouages… Mais sérieusement, les yakuza tu savais les repérer puisqu'ils avaient une blinde de tatouages, pas juste deux qui se battaient en duel sur un pec et autour d'un mollet. Et tu en avais tatoué certains en plus mais sans te mêler à leurs affaires louches. Toi tu étais un drogué. Un gentil drogué qui fumait un joint de temps en temps parce que ça calme, pas un addict qui se piquait toutes les deux heures. Finalement tu appliquas ton anesthésiant sur le dos du blond avant de laisser poser le temps que ça fasse un peu effet.

"En tout cas j'vous jugerais pas. Vous êtes comme vous êtes et tant que vous êtes heureux c'est le principal. J'aime bien les étrangers en plus c'est toujours sympa de se rendre compte des différences culturelles. Vous venez d'où d'ailleurs ?"

Ca te rendait curieux et au moins ça alimentait la discussion. Vu que le jeunot avait l'air nerveux, autant l'occuper pendant que tu le tatouerais. Tu préparas ton aiguille et le réservoir à encre d'ailleurs, que tu fis aller sur une feuille pour vérifier que tout était opérationnel. Puis tu te tournas vers le blond, en approchant l'aiguille de sa peau.

"J'vais commencer ça risque de piquer un peu, rien de bien méchant."

Le dos n'était pas une zone trop sensible donc normalement il ne devrait pas trop morfler. Tu commenças ton boulot peu après, laissant aller l'aiguille lentement mais sûrement sur sa peau, dessinant dès lors les premiers traits.

"Hésitez pas à me dire si vous supportez pas aussi."

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Noé Larsen
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Lun 23 Jan - 9:37
   
Tattoo Stalking
Vaut mieux être intelligent et prétendre avoir l'air con car le contraire est totalement impossible ♥
Pourquoi tu voulais faire ça ? Pourquoi tu te faisais ça ? Voilà la vraie question. Tu refusais de te faire vacciner à cause des aiguilles et te voilà en train de te faire tatouer. On dit que tu es simple d’esprit mais en réalité tu es simplement inconscient. Dans inconscient il y a surtout con, coïncidence ? Je ne pense pas. Tu rigolas nerveusement quand il te dit pour plaisanter qu’il tatouait une licornes sur les fesses de ceux qui s’évanouissaient. Cela te rassurait. Vraiment. Tu préféras ne rien dire et attendre que ça passe.

Tu l’écoutas répondre à tes questions, curieux d’en savoir plus sur ce type aux cheveux rouges, comme quoi lui aussi s’en prenait plein la tronche, en face ou non, et cela te fit soupirer. Donc même à l’autre bout du monde ils étaient aussi peu ouverts d’esprit. Tu l’avais déjà vu et pu le constater, mais bon, ça te rendait triste ce manque d’ouverture. Enfin, tu trouvais ça tout simplement dommage et sans intérêt. « Ah, c’est un métalleux, il écoute de la musique satanique, c’est un dévergondé, il a des habits de gothiques, c’est pas un exemple à suivre ! », c’était des choses que tu entendais dans les transports en commun. A ce que tu saches, jamais tu n’avais bouffé quelqu’un. Après tu pouvais toujours te tromper. Tu souris doucement quand il te demanda s’il faisait si peur que ça, un petit rire t’échappa même.


« Si vous faisiez réellement peur je serais jamais entré dans votre salon. Enfin bon on a toujours dit que j’étais naïf et je vois le bon partout, jamais le mauvais. »

En fait, tu trouvais agréable de parler avec le tatoueur. Lui et toi étiez exactement dans la même situation, sauf qu’au lieu de t’isoler tu allais travailler dans un endroit où il y avait beaucoup de gens, mais la situation était exactement la même. Comme quoi le monde était petit. Voilà pourquoi tu appréciais tout particulièrement de parler avec d’autres personnes qui avaient le même look que toi ou du moins les mêmes goûts. Il te demanda même d’où tu venais, et tu restas pensif un instant. C’était une question qu’on ne t’avait pas posé depuis des lustres, mais ça te faisait toujours perdre dans tes pensées d’une manière ou d’une autre, parce que tu te posais mille et une questions. Tu savais d’où tu venais parce qu’on te l’avait dit après ton black out.

Ce qui te ramena à la réalité, c’est le picotement que tu ressentais car le tatoueur avait commencé son job, et tu te forças à regarder droit devant toi et pas chercher à tourner la tête pour voir où ça en est. Tu saurais bien vite quand il aura fini dans tous les cas. Tu te rendis compte par la même occasion que tu ne lui avais pas répondu.


« Ah heu… Je viens de Norvège… Enfin c’est ce qu’on m’a dit. J’ai un certain vide de plusieurs années et j’arrive pas à m’en souvenir. »

Tu restas silencieux, même lorsqu’il te dit que si tu ne supportais plus l’aiguille, il fallait que tu lui dises. Pour le moment, tu étais perdu dans tes pensées, cette question avait ravivé un vide en toi. Un vide que tu n’arrivais pas à combler, inexplicablement. Tu n’avais pas non plus envie de t’attarder sur le sujet, c’était quelque chose qui te stressais et une des choses à laquelle tu n’avais pas envie de penser. Tu fermas les yeux un instant pour te masser les paupières, en faisant le vide dans ton esprit. C’était la seule chose qui t’agaçait réellement, mais pas à cause de la personne qui venait d’aborder ce sujet, plutôt envers toi parce que tu ne savais rien Jean Neige.

Quand tu rouvris les yeux, tu gardas le silence en laissant ton esprit vagabonder, ne réagissant même plus à l’aiguille, perdu dans tes pensées. Les seules choses dont tu te souvenais revenaient sous la forme de rêves, et là encore tu ignorais si c’était la vérité ou non, donc au final ça revenait exactement au même. Tu étais troublé Noé, et ça se sentait. Le seul moment où tu n’avais plus ce masque souriant, c’est quand tu réfléchissais à ça. C’était le seul moment où tu laissais voir que tu n’étais pas si heureux que ça au quotidien, car ton amnésie était la seule chose qui te pourrissait vraiment la vie. Seul ton colocataire était vraiment au courant, puisqu’il te voyait parfois délirer dans ton sommeil. Tu poussas un soupir.


« Enfin de toute façon je suis naturalisé japonais à force de vivre ici, donc c’est comme si je venais de l’archipel nippone. J’imagine. »

Tu ne faisais qu’imaginer. Depuis le début tu imaginais. Parce que tu n’arrivais pas à mettre le doigt sur la vérité, la réalité.

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