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x On aurait aperçu Jezabel faire une déclaration d'amour à un lampadaire suite à une soirée trop arrosée...
x Il paraît que le GDN (Gang Des Nains) composés de Renji, Caïn et Eto organiserait la contre-offensive pour prouver que ce qui est petit est très dangeureux.
x Apparemment, les dangereuses personnes que sont Clyde, Kohaku et Jezabel ont l'intention de créer une nouvelle religion, basé sur le St PapierBulle. Je n'en connais pas les détails, mais doit-on craindre pour nos vies?

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Bienvenue dans un Tokyo moderne plus dangereux que jamais...
 
Merci de privilégier les groupes Aogiri, CCG & Humains qui manquent cruellement d'effectifs à votre inscription!
Concernant les goules, on aimerait voir plus de rangs B & C, on rappelle que le rang de la goule ne fait pas sa force. ~

Marche ou crève [PV Koji]

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Ashikaga Yûshirô
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Marche ou crève

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Inari fixait la photo de sa famille en silence de son œil terne et éteint. Elle avait pris ses affaires et était partie avec leur fille. Cela avait déchiré le cœur du jeune père, alors qu’il se souvenait très clairement de ses mots. S’il continuait dans cette voie, alors elle ne le laisserait plus jamais voir leur fille. Comment on pouvait priver un père de voir son enfant ? Elle était tellement cruelle… Et ça lui faisait mal. Il s’était pourtant bien occupé d’elle depuis sa naissance, alors pourquoi ? Parce qu’il avait un projet ambitieux. Hachisuka continuait de vouloir développer son gang, le Suicide Circus.

Pour beaucoup de personnes, ce gang, le Suicide Circus, qui se proclamait terroriste avec un gros projet, celui de se dresser contre le CCG et contre Aogiri, était une vaste blague. Le jeune chef de vingt-trois ans, borgne, était ambitieux, et il comptait réaliser ce projet. Le souci avec tous les autres, c’était qu’on le sous-estimait, et ça, c’était une erreur à ne pas faire avec lui. Le jeune homme sourit, en abaissant le cadre pour ne plus voir la photo, avant de fermer son œil.

Son gang, cette organisation, elle existait depuis des années, elle regroupait des gens comme lui, qui détestaient leur société. Il avait réussi à intégrer les goules également, et ensembles, ils avaient déjà commis plusieurs attentats. Comme quoi ? Eh bien ils ont déjà fait exploser une école, un magasin, ce genre de choses. Ils avaient dû être séparé suite à ça, mais Inari n’avait jamais abandonné cette idée. Il était bien trop têtu comme ça. Lui voulait porter le Suicide Circus comme quelque chose qui serait vu comme une menace, autant pour les humains que pour les goules.

Revêtant son kimono, Inari alla préparer son calumet de la paix pour sortir tranquillement. Il était temps de planifier son nouveau plan et ne pas tarder à le mettre à exécution. Mais en même temps, il fallait qu’il recrute. Rien de très concret pour le moment, il cherchait les bonnes personnes, la perle rare si on peut nommer les choses ainsi. Inari avait beaucoup de projets, il comptait les concrétiser mais seul, ce n’était pas possible, et il le savait. Il ne se prenait pas pour un surhomme, pour ce qu’il n’était pas, mais il avait confiance en ses capacités.

Sortant de chez lui, le jeune homme alluma sa pipe pour tirer dessus doucement, et souffler la fumée tranquillement. C’était un soir comme les autres, un de ces soirs où le climat était clément, et où il faisait bon de marcher dans les rues. Le brun avait un pressentiment, que ce soir allait être une bonne pioche. Alors tout simplement, il continua de marcher pendant un moment, allant s’acheter des dangos pour grignoter sur le chemin. Inari n’avait jamais été trop porté sur la nourriture, mais il aimait bien les choses sucrées, ça lui faisait du bien à l’organisme et ça l’aidait à tenir le coup.

Le borgne réfléchissait. A ce qu’il s’était passé et ce qu’il se passera dans le futur. Quel avenir il avait, ce que tout ça allait devenir… Bref, toutes ces questions concernant son futur, et le futur de son organisation. Inari savait que c’était une nouvelle ère, et que le règne des humains d’un côté et des goules de l’autre commençait à être révolu. C’était donc sa chance, montrer qui il était, pour frapper fort et s’ancrer dans les esprits. Tel était son objectif.

Perdu dans ses pensées, il ne vit que du coin de l’œil un mouvement dans une ruelle. N’y prêtant pas attention, il continua sa route. Sûrement un chat ou quelque chose comme ça. Pourtant c’est un mouvement et un son différent qui attirèrent son attention. Ce n’était pas un chat, ou alors il devait être énorme. Inari décida d’aller jeter un coup d’œil, et ce qu’il vit le laissa quelque peu surpris. Pourtant, le jeune homme s’approcha de ce jeune garçon qui semblait vivre dans des cartons, en s’accroupissant non loin de lui et de tendre sa boîte de dangos.


« Oï, qu’est-ce que tu fais dans des cartons toi ? Tu dois avoir faim. »

Le brun était cruel certes, mais que pouvait-il faire face à un enfant ? Il n’allait pas le tuer, alors qu’il vivait déjà misérablement. Et puis n’était-ce pas son rôle de chercher les exclus de la société ? Peut-être que c’était ce garçon, son pressentiment.

« Mange, du sucre te fera certainement le plus grand bien. »

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Dim 28 Aoû - 22:16

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Koji n'avait pas le coeur à retourner dans sa ruelle. Traînant son sac d'école miteux et abîmé sous toutes les coutures derrière lui, il avançait d'un pas lent, tête baissée afin d'éviter d'avoir à croiser les regards des passants. Il avait peur qu'on se rende compte qu'il était un fugueur, que quelqu'un tente de l'arrêter pour le ramener à la police ou à ses "parents". Ca lui laissait un goût amer dans la bouche.Il ne pouvait pas considérer ces gens, ces goules comme parents adoptifs. Après tout, ils l'avaient maltraité et cherché le meilleur moment pour le tuer et le bouffer. Non, ces gens là étaient des monstres. Tout comme son vrai père en était un.

Heureusement qu'il bouffe les pissenlits par la racine lui. Il méritait que ça cette enflure.

Un léger sourire dérangé se dessina sur les lèvres du jeune garçon. Oh, évidemment il avait été choqué lorsqu'il lui avait explosé la cervelle avec son bokken sur le coup de la colère ce jour là. Mais maintenant il estimait que c'était bien fait pour lui, que cet alcoolique ne méritait même pas de vivre. La mère de Koji, son épouse, n'avait rien demandé après tout, c'était elle à l'époque qui ramenait de l'argent à la maison... C'était elle qui lui donnait un minimum d'affection après les crises de nerfs de son père... C'était la seule personne qui valait le coup et elle s'était faite tuer par un homme alcoolique...

Un gargouillement assez sonore le tira de ses pensées tandis que deux larmes gouttaient de ses yeux pour s'écraser au sol. Le blondinet posa une main sur son ventre qui criait famine. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas mangé décemment, après tout il vivait comme un malheureux et n'avait pas d'argent pour se permettre d'acheter quoi que ce soit. Il se contentait alors de voler ou de chaparder, mais son butin était toujours bien maigre. Avec un peu de chance il arrivait que le midi un de ses camarades propose de partager sa portion de repas, mais Koji étant distant pour ne pas se faire griller sur sa vie de bas-les-rues c'était rare. Pour cette fois il essaierait de piquer un truc à l'épicerie qui se situait non loin de son habitation de fortune.

Une fois à destination, Koji se mit à détailler les étagères qui proposaient des trucs à manger sur le pouce, donc plus facile à cacher et voler. Toute cette nourriture ne lui donnait que plus faim encore et il la fixait d'un air avide, ce qui prouverait à quiconque qui passait non loin de lui qu'il était loin d'être dans une situation privilégié. Finalement, le jeune garçon se décida à cacher discrètement dans sa veste de collégien une barre de céréales. Seulement, étant vraiment affamé, il décida de tenter une folie et d'en embarquer trois de plus avec lui avant de repartir le plus naturellement du monde. Du moins jusqu'à ce qu'il ne passe devant le comptoir et lâche malencontreusement une partie de son butin qui s'écrasa par terre. Paniqué par ça et par le caissier qui commençait à s'exclamer, il lâcha tout ce qu'il avait pris et décampa le plus vite possible en direction de cette ruelle qui lui était désormais familière.

Koji n'arrêta de courir que lorsqu'il fut à quelques mètres de son habitation précaire. Une fois à destination, il resta debout un moment à contempler l'endroit l'air triste. Il avait aménagé ses cartons de façon à ce qu'on ne soupçonne pas que quelqu'un vive ici et pour être protégé en cas de mauvais temps également. A même le sol, deux couvertures qu'il avait volé, une pour ne pas dormir à même le sol et l'autre pour ne pas avoir froid la nuit. Coincé dans le fond de son carton il y avait son bokken, qu'il avait pu embarquer en fuguant, au cas où il devrait se défendre. Et dans un carton plus petit il avait mis quelques vêtements qu'il utilisait hors collège. Il n'y avait ni plus, ni moins. Koji poussa un soupir, jetant son sac dans le fond de son carton avant d'entreprendre de se changer. Ne pouvant pas faire de lessives, il faisait le plus attention possible à son uniforme. D'ailleurs on commençait à lui poser des questions à ce propos, et par rapport à son air négligé quand il venait en cours. Il fallait qu'il soit prudent là-dessus, mais en même temps concernant l'hygiène il n'avait pas vraiment de quoi paraître propre depuis qu'il était parti il y a quelques semaines.

Une fois changé, le jeune garçon alla s'installer dans ses couvertures en se couvrant complètement avec. Il n'avait envie de rien faire, à part réfléchir à ce qu'il adviendrait de lui s'il devait vivre toute sa vie ici tout en écoutant les bruits de la ville étouffés par l'étoffe au-dessus de sa tête. Il y avait toutes les chances possibles qu'une goule finisse par le trouver pour le bouffer pour de vrai cette fois. Et il avait beau être armé, Koji savait que ce serait la fin de tout si ça arrivait. Mais bon, en même temps ça le libérerait de tout les traumatismes que ce monde lui avaient fait subir et il pourrait rejoindre sa mère pour toujours...

Koji sursauta, tiré soudainement de ses pensées par un bruit de pas qui se rapprochait de sa position. Accroupi dans son carton, une main en arrière prête à attraper son bokken en cas de mauvaise rencontre, il attendait de pouvoir apercevoir l'intrus. Intrus qui ne tarda pas à se montrer d'ailleurs. C'était un homme en kimono, les cheveux noirs et beaucoup plus âgé que le blondinet. Le plus marquant c'était son oeil bandé, qu'il fixa non sans méfiance. Pour le moment, il ne savait pas s'il pouvait faire confiance ou pas. Il n'avait plus facilement confiance en qui que ce soit.

L'homme s'accroupit devant lui avant de tendre vers Koji une boîte. Tout d'abord il avait failli sortir son bokken et frapper, ne sachant pas ce qu'il voulait donner. Puis les paroles du borgne et le contenu de la boîte qu'il pouvait apercevoir firent baisser sa méfiance d'un cran. Il lui demandait ce qu'il faisait là, ajoutant qu'il devait avoir faim et qu'il devait manger. Koji hésita un moment avant d'approcher un peu, tendant la main doucement vers la boîte comme un animal effarouché. Puis il attrapa rapidement un dango qu'il s'empressa de dévorer, tellement la faim lui tenaillait l'estomac. La douceur du sucre lui faisait effectivement du bien comme l'avait dit cet homme et au moins ça lui permettait de couper un peu sa faim. S'essuyant la bouche d'un revers de main, ses yeux rouges se plantèrent dans l'unique oeil vert du type qui avait vraisemblablement décidé de l'aider.

« ... M-Merci... »

Koji recula ensuite de nouveau dans ses cartons, sans lâcher l'homme du regard. Après tout il ne connaissait encore rien de ses intentions. Il pouvait très bien essayer de gagner sa confiance avec de la nourriture pour ensuite lui faire du mal. Il attendait de voir ce qui se passerait. Dans le pire des cas il avait quand même une arme.

« J'vis ici, pour répondre à votre question... »

Il baissa le regard cette fois. Il n'aimait pas trop admettre ça devant quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Mais il n'avait pas le choix pour l'instant, il n'avait rien révélé à propos de sa fugue de chez sa famille adoptive psychopathe. Koji soupira avant d'hasarder la plus grosse interrogation qu'il pouvait avoir pour le moment.

« Dites... Pourquoi vous êtes venu m'aider...? »

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Ashikaga Yûshirô
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Lun 29 Aoû - 21:39

Marche ou crève

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Le jeune homme regardait intensément le garçon s’approcher, pour prendre les dangos. A ses yeux, ce gamin était comme un animal blessé. Farouche et méfiant, il n’allait pas accorder sa confiance à un vulgaire inconnu comme lui. Pourtant Inari eut un petit sourire en le regardant reculer après l’avoir remercié. Il n’allait certainement pas lui forcer la main, loin de là. Ce n’était pas son genre de profiter des faibles, ou de s’amuser avec eux. Lui il préférait nettement quand l’ennemi se défendait, mettait de la rage dans la bataille.

Il écouta lui dire qu’il vivait ici. Cela laissa le brun perplexe en le regardant. Un gamin vivait réellement ici ? Ca l’intriguait. Serait-ce un de ces enfants maltraités par les parents ? On ne vivait pas dans un carton à cet âge, à moins d’avoir des parents extrêmement pauvres. Quelque part, même si Inari ne savait pas la situation dans laquelle était ce garçon, ça l’énervait. Ça l’énervait qu’on puisse laisser des enfants comme ça, qu’on puisse permettre qu’ils vivent à la rue, dans des conditions misérables. Peut-être qu’il pensait ça parce qu’il était lui-même père, et qu’il ne laisserait jamais sa fille, d’une manière ou d’une autre, subir ça. Quitte à la reprendre avec lui.

Puis le garçon posa une question pour changer. Pourquoi le brun l’aidait. Ce dernier sourit doucement en se redressant pour rallumer sa pipe et tirer tranquillement dessus, semblant réfléchir à sa réponse en soufflant la fumée par le nez. Oui, pourquoi il aidait un misérable dans une ruelle, alors qu’il ne valait sans doute rien et n’était pas assez intéressant pour être remarqué ? Lui l’avait remarqué, et il le trouvait déjà assez courageux qu’il vive dans de telles conditions. Inari détourna un instant les yeux pour regarder derrière lui.


« Pourquoi je t’aide ? Eh bien… Parce que je ne laisserais jamais un enfant seul dans un carton en plein Tokyo. »

Il posa son œil vert perçant sur le garçon pour l’observer, son attitude, son environnement, tout ce qu’il pourrait apprendre d’un seul coup d’œil. Inari était quasi certain qu’il avait de quoi se défendre malgré tout, et qu’il n’hésiterait pas à attaquer s’il se sentait en danger. Comme un petit animal sauvage à vrai dire. Il ne pouvait que comprendre cette réaction, surtout si c’était pour les raisons qu’il pensait. Comment savoir ? Avec ce genre de personne blessée, peut-être même brisée psychologiquement, surtout un enfant, il fallait y aller doucement, progressivement. Alors le brun vint s’asseoir non loin de lui tout simplement, pour se mettre d’égal à égal avec lui.

« J’ignore ce qui t’es arrivé, ni pourquoi tu te retrouves à vivre dans un carton misérable mais… Si tu as des problèmes, n’hésite pas à faire appel à la police. Il n’y a pas de honte à ça. »

Pourquoi lui disait-il ça ? Pour la bonne raison que c’était ce qu’il avait lui-même fait comme coup pour se délivrer de sa famille de tarés. Quelque part, il se revoyait d’une manière ou d’une autre dans ce gamin. Misérable et perdu. C’était ça qui le motivait à l’aider, qui le motivait à lui parler, à rester là, assit dans des déchets peut-être mais qu’est-ce que c’était, tout ça, par rapport à une vie comme celle-ci ? Inari ne cherchait pas des gens bien portant pour son organisation. C’était peut-être vicieux de penser ainsi, mais ceux qui souffrent comprennent bien mieux une cause comme la sienne que quelqu’un qui a toujours tout eu dans sa vie.

Inari l’observa en tirant sur son tabac, toujours sans aucune pression. Si ce gamin l’attaquait, il le regretterait d’une manière ou d’une autre, voilà pourquoi il ne se montrait ni impressionné, ni inquiet. Cependant, c’était aussi pourquoi le brun restait aussi calme. Il ne voulait pas adopter une attitude hostile, pour ne pas effrayer ce gamin. Inari se montrait particulièrement généreux aujourd’hui, lui qui est plutôt axé sur ses principes. Il ne donne jamais, puisqu’à ses yeux, c’est marche ou crève et lui, il s’en carre le coquillard royalement. Mais cet enfant, le jeune homme avait envie de l’aider. Inari ignorait pourquoi, mais il avait le sentiment de devoir le faire. Alors il lui sourit.


« Comment tu t’appelles ? Moi c’est Inari. »

Gagner sa confiance, c’était le début de toute relation. Ca lui allait bien de penser ça, il était bien le premier à se méfier de tout le monde comme de la peste jusqu’à ce qu’il soit convaincu. Mais ça, ce gamin ne le savait pas. Inari n’était pas ce genre de taré qui s’amusait à détruire progressivement une personne, il valait bien mieux que ça même si le Suicide Circus n’avait pas un but des plus sympathiques. Néanmoins, c’était pour cela qu’il voulait s’occuper de lui. Un gosse abandonné de tous, qui ne semblait pas être digne d’une attention particulière, il méritait une seconde chance.

« Ecoute gamin, je ne peux pas te laisser continuer à vivre dans ces conditions. J’imagine que tu dois te demander "Mais qui c’est ce type ? C’est quoi son souci ? Pourquoi il vient me voir ? Je lui fais pas confiance, et s’il me fait du mal ?", et je ne te blâmerais pas pour ça, vu que j’aurais réagi exactement de la même manière.  »

Inari se releva en rangeant sa fine pipe, résolu et décidé de ce qu’il allait faire, observant le gamin de son œil valide en croisant les bras.

« Je ne te demande pas de me faire confiance ni quelque chose qui y ressemble de près ou de loin, mais tu as besoin de te nourrir, de te laver, bref, de changer de conditions. Laisse-moi t’offrir de quoi manger et boire, un lit où dormir et une fois que tu te seras reposé, tu seras libre de décider de ce que tu feras. »

Le jeune homme se surprenait quand même. Il ne cherchait pas à combler le manque de sa famille, de sa femme qui était partie avec sa fille, mais Inari était persuadé que c’était le père au fond de lui qui parlait, parce qu’il sait ce que c’est que d’avoir un enfant et qu’il ne laisserait jamais sa fille dans ces conditions. C’était sûrement ça son point faible. Un peu trop sentimentaliste sur les bords, mais ça résulte très probablement du fait qu’il s’est retrouvé seul du jour au lendemain. De plus, s’il pouvait faire une bonne action pour une fois et permettre à un gamin d’avoir un meilleur avenir, alors il le ferait.

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Mar 30 Aoû - 23:52

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Koji ne lâchait pas le brun du regard. Il demeura silencieux pendant qu'il souriait et commençait à fumer à l'aide d'une longue pipe. Le jeune garçon plissa un peu le nez à cause de l'odeur de tabac, malgré que l'objet que l'inconnu utilisait l'intriguait. Il n'avait jamais vu qui que ce soit en utiliser de similaire... Puis une légère grimace étira ses traits. De toute manière, jamais il ne voudrait avoir à utiliser de truc pareil, vu comment il n'aimait déjà pas l'odeur de fumée de tabac. Néanmoins, il se renfrogna en entendant l'homme lui dire que s'il venait l'aider c'était parce qu'il ne pouvait pas se permettre de laisser un enfant qui vit dans des cartons se débrouiller seul. Koji soupira discrètement. C'était peut être bien la seule personne qui ne lui souhaitait pas de vivre comme un malheureux et qui ne restait pas indifférent à sa condition.  Enfin... Il fallait dire qu'il ne cherchait pas non plus à recevoir d'aide. L'humanité était trop ingrate pour qu'il vienne à lui demander quoi que ce soit.

Koji soutint son regard pendant que l'homme l'observait. Malgré le calme et la sérénité apparente de ce borgne, il préférait se méfier encore un peu. Après tout, il ne savait pas de quoi il était capable, s'il fallait il serait capable de le mettre hors d'état de nuire en deux temps trois mouvements, même si le blondinet ne se laisserait pas faire. Il ne broncha pas également lorsque le brun vint s'asseoir non loin de lui et il se contenta simplement de ramener les genoux contre sa poitrine en se recroquevillant un peu sur lui même. Il serra le tissu de son pantalon crasseux lorsque le brun lui conseilla de faire appel à la police s'il avait des soucis. Koji le fixa du coin de l'oeil, l'air plus froid et plus sérieux qu'avant.

« Plutôt mourir que d'aller les voir et me faire renvoyer dans cette famille... »

Y retourner, c'était signer son arrêt de mort. Koji les savait bien capables d'une hypocrisie sans limites, capable de faire croire qu'ils s'étaient inquiétés pour lui tout le temps de sa disparition devant les autorités pour ensuite le maltraiter et finir par le bouffer comme initialement prévu une fois de retour à la maison. Après tout, s'ils avaient réussi à obtenir sa garde à la mort de ses parents, ils étaient capables de tout et n'importe quoi. Et comme il n'avait plus personne vers qui se tourner, autant qu'il reste à la rue même en vivant difficilement. Et puis plus il y réfléchissait, plus ça le rendait méfiant mais... Et si ce type était justement de la police? Qu'il l'avait repéré depuis longtemps et cherchait juste un moyen de l'aborder pour ensuite l'emmener au commissariat et appeler ses parents adoptifs? Koji soupira à nouveau, portant son regard sur un point invisible au sol cette fois.

Pas possible, il a l'air trop calme pour être un agent... Alors pourquoi il me dit tout ça? Qu'est-ce qu'il veut? J'veux pas me faire avoir...

Il sursauta un peu quand le borgne lui adressa de nouveau la parole, le tirant en même temps de ses pensées. De nouveau il tourna la tête pour le regarder alors qu'il se présentait. Inari était son nom. Et maintenant il voulait savoir le sien. Le jeune garçon laissa planer un léger silence entre eux un moment.

« J'm'appelle Koji... »

Il fut ensuite surpris de ce que lui raconta Inari. Il lui disait ne pas vouloir le laisser continuer ainsi comme un misérable. Et puis... C'était comme s'il avait lu ses pensées à l'instant, en ressortant à peu près tout les questionnements qu'il avait eu depuis le début, ajoutant en même temps à la fin qu'il aurait été pareil dans son cas. Koji fixait le borgne d'un air étonné. En fait, ça l'effrayait presque qu'on ait lu en lui comme dans un livre ouvert, même s'il se doutait que dans une situation pareille ce n'était pas bien difficile. Mais ce qui le surpris encore d'avantage, ce fut la proposition d'Inari. Il ne voulait pas le laisser là, ne lui demandait pas de lui faire confiance non plus et lui proposait de le loger et lui offrir à boire et à manger jusqu'à ce qu'il puisse se rétablir et décider de lui même de ce qu'il ferait.

Koji demeura silencieux un long moment, pesant le pour et le contre dans ce qu'il lui disait. Il était vrai qu'il était de plus en plus misérable et qu'il ne tiendrait plus la route bien longtemps à ce train-là, lui même s'en était encore rendu compte aujourd'hui... Mais cette occasion lui paraissait trop belle pour être vraie, il refusait d'y croire. Il refusait d'y croire parce qu'il avait déjà eu une mauvaise expérience avec une famille d'inconnus qui avaient promis devant un juge de prendre soin de lui pour au final le traiter comme un moins que rien. Et si ça se réitérait avec cet homme là... Probablement achèverait-il sa route sur le mauvais chemin et atteindrait le point de non-retour. Machinalement il attrapa le bokken derrière lui, non pas pour se montrer menaçant avec le borgne, mais pour le serrer tout contre lui, comme un enfant l'aurait fait avec son doudou préféré. Après tout c'était le seul objet qui lui restait de chez lui enfin... Plutôt un substitut au premier, qui avait servi à tuer son père et qu'il n'avait jamais pu récupérer.

« ... C'est gentil ce que vous proposez Inari-san... »

Koji demeura un instant prostré avec son sabre en bois contre lui, avant de lever la tête vers le brun, le regard mêlé d'espoir et de méfiance à la fois.

« Mais si je viens avec vous... Vous me ferez pas de mal, hein? Vous m'enverrez pas voir la police? »

Idiot. Evidemment que si tu poses la question on te répondra par la négative, même si c'est un mensonge. Le jeune garçon n'avait pas réfléchi en disant cela, c'était tout bonnement son âme d'enfant qui parlait aussi simplement. Une âme d'enfant brisée par tout ce qu'elle avait pu voir et vivre et qui finalement voyait une lueur d'espoir en la personne d'un inconnu qui était venu le trouver dans sa misère pour lui tendre la main. Koji finit par se relever sans lâcher Inari du regard, traînant toujours par terre son bokken qu'il serrait fortement dans son poing.

« J'veux bien vous faire confiance m'sieur et vous suivre... Mais si vous jouez avec ma confiance, je risque d'être méchant... »

Koji hésita un moment, avant de tendre vers Inari son poing fermé, avec seul son petit doigt tendu vers lui.

« J'veux que vous promettiez d'être gentil... Et je viendrais avec vous... »

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Ashikaga Yûshirô
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Sam 3 Sep - 13:15

Marche ou crève

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Cet enfant, il se révéla comme étant Koji. Un nom court, facile à retenir. Inari s’en souviendrait sans aucun souci. Il savait qu’il avait réussi à percer la coquille de ce garçon en lui parlant, et c’est ce qu’il voulait de base dans tous les cas. Il l’écouta parler, parce que le brun sentait qu’il avait des choses à dire, et qu’il l’avait surpris avec ses propos. Le jeune homme avait toujours été doué pour analyser les autres, et pour parler ensuite en utilisant ce qu’il avait appris d’une simple observation. Il avait noté le regard froid que le garçon lui avait jeté. Un regard assez inédit, puisqu’il semblait craintif depuis le début.

Puis sa réponse lui confirma à peu près toutes ses pensées. Il n’avait pas envie de retourner auprès de sa famille, c’était clair et net, et avait peur de se faire renvoyer là-bas par la police. Donc c’était bien la faute aux parents dans tous les cas. Plus ça allait et plus Inari trouvait que ce gamin lui ressemblait. Sauf que ledit gamin s’était enfuit, tandis que lui avait réussi à mettre ses parents en prison pour ce qu’il lui avait fait. Mais ensuite, il avait pu avoir une vraie famille avec des gens qui se préoccupaient réellement de lui. Comme actuellement.


« Eh bien dans ce cas, il faut mentir. Après tout, que vaut la parole d’un adulte contre celle d’un enfant, qui est censé dire la vérité ? »

Inari sourit légèrement en regardant Koji attraper son arme pour se défendre. Un bokken ? Cependant il le serrait comme si c’était une peluche. L’avait-il pris pour l’impressionner et le dissuader de l’attaquer ? Non, lui non plus ne semblait pas hostile, juste méfiant. Ce qui était normal, et le brun le concevait parfaitement. Il l’entendit que c’était gentil ce qu’il lui proposait, et lui demanda de ne pas l’envoyer à la police. Son sourire en coin s’agrandit un peu, en le regardant.

« Je suis de la police tu sais. »

Le brun marqua un temps d’arrêt, le temps de reprendre une bouffée de tabac, et de la souffler paisiblement.

« Mais une police spécialisée dans ces créatures que sont les goules, alors tu ne crains rien avec moi. Et si on me demande de garder un secret, alors je le ferais. »

Dommage qu’il ne puisse pas faire un clin d’œil, pour Inari, ça revenait à cligner des yeux. Le désavantage d’être borgne à certains moments, mais il se voulait le plus rassurant possible pour cet enfant. Il avait l’air d’en avoir bavé, alors autant ne pas rajouter de l’huile sur le feu. De plus, il avait lentement ce qu’il voulait. Il s’ouvrait petit à petit. Dans tous les cas, ce qu’il voulait, c’était simplement l’aider, rien de plus. Le brun observa Koji se lever avec son bokken dans la main. Il lui dit qu’il acceptait de lui faire confiance, et de le suivre par la même occasion. Seulement, il ne devrait pas jouer avec sa confiance, sinon l’enfant serait méchant. Ce fut un sourire gentil qu’Inari offra au gosse devant lui.

« Quel dur à cuir. »

Il se moquait certes, mais gentiment. Le but n’était pas de le vexer ni rien, mais de créer une base de relation entre eux. En fait, ce qu’Inari voulait réellement, c’était que Koji se détende, qu’il agisse comme un enfant normal. En le taquinant un peu, en l’aidant à se sentir mieux, tout ça à vrai dire faisait parti du processus. Un processus que le borgne avait envie qu’il aboutisse à quelque chose. Il pencha la tête en regardant le gamin tendre la main, petit doigt levé vers lui, en lui demandant de promettre d’être gentil. Alors Inari se prêta au jeu en venant se mettre à sa hauteur, serrant son petit doigt avec le sien.

« Je te promets de l’être Koji, et de ne pas te faire de mal. »

Il resta un instant comme ça pour sceller cette promesse. En fait, ça lui rappelait sa propre enfance, quand il avait fait une promesse de ce genre avec ses amis. Ils s’étaient promis d’être toujours ensembles, mais une bagarre qui avait mal tournée les avaient séparés pour toujours. Inari ferma son œil valide quelques secondes, avant de le rouvrir en chassant cette pensée de son esprit. Ce n’était pas ça qui comptait aujourd’hui. Ce que cet homme voulait en réalité, c’est de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’autrefois. Cela commençait par tout reprendre à zéro, et à prendre un enfant sous son aile ? Probablement. C’était un chemin différent qu’il prenait maintenant.

« Allez, cette vie dans ce carton a assez duré. Viens plutôt me dire ce que tu as envie de manger. »

Généreux ? Inari l’était largement avec cet enfant, ce qui ne lui ressemblait pas en temps normal. Ceux qui le connaissaient seraient surpris de voir comment il agissait aujourd’hui. Etait-ce pour se faire pardonner de ne pas avoir pu sauver ses amis autrefois ? D’avoir laissé partir sa femme et sa fille sans batailler ? Il ne savait pas, mais une chose était sûre, il ne laisserait pas tomber Koji de quelques manières que ce soit.

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Ven 30 Sep - 15:28

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Mentir parce qu'on était un enfant et que les adultes nous croiraient forcément... Bah voyons. Il n'avait aucun mensonge à dire puisque ses 'parents' adoptifs le malmenaient vraiment. Et comme Koji ne faisait plus confiance à personne, jamais il ne serait allé voir qui que ce soit pour en parler. A tout les coups on l'aurait retiré de cette famille pour le placer dans une autre, seulement il n'avait pas envie de naviguer comme ça sans point d'ancrage fixe. Au final vivre à la rue avait été la meilleure solution bien que la plus difficile à gérer. L'avantage c'est qu'il était désormais libre, bien qu'à la merci des prédateurs qui rôdaient dans les environs.

Il lui était arrivé depuis qu'il avait fugué de rêver d'une vie heureuse, avec son père non violent et sa mère qui était tout aussi aimante qu'à l'accoutumée. C'était le genre de rêve qu'il souhaitait voir durer pour toujours, mais chaque fois il se faisait réveiller par les bruits de la ville et finissait prostré dans ses cartons en pleurant. Mais ça ce n'était qu'au début quand il était vraiment perdu. Maintenant il commençait à se trouver un certain rythme de vie même si c'était loin d'être la vie qu'il avait souhaité.

Koji se crispa lorsque Inari lui avait dit faire partie de la police. Son regard s'était allumé de méfiance pendant quelques instants, jusqu'à temps qu'il ne se détende un peu en apprenant qu'il faisait partie d'une police spécialisée pour les goules et donc ne craignait rien avec lui en plus de pouvoir apparemment lui confier des secrets. C'était étrange vu qu'il était farouche, mais il avait vraiment envie de lui faire confiance. Il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de traître et ça, même le blond le ressentait. Il avait alors souri légèrement, un sourire qui s'était un peu élargi lorsque le brun l'avait traité de dur à cuir.

Ca l'avait également soulagé de voir que le borgne acceptait leur promesse en serrant son petit doigt également. Etant donné que son instinct lui dictait de faire confiance à Inari, Koji était soulagé de voir qu'il serait de son côté. Evidemment s'il se faisait trahir il risquait de très mal le prendre mais… Pour le moment, il se sentait en confiance, sûr de lui et c'était quelque chose qu'il n'avait plus ressenti depuis que son père avait commencé à être violent envers lui et sa mère. Ca le rendait plus ou moins heureux, de pouvoir se rattacher à quelqu'un de confiance. Un sourire, un vrai sourire d'enfant apparut sur ses lèvres et son regard brillait de cette innocence propre aux gamins qu'il avait perdu le jour où il avait tué par accident. Finalement il lâcha le doigt d'Inari après un moment sans le lâcher du regard.

« Merci m'sieur... »

Il comprit ensuite que le borgne allait l'emmener à un autre endroit que les cartons dans lesquels il vivait misérablement depuis quelques semaines. Il sembla réfléchir un moment à sa question d'ailleurs, tout en allant rassembler le peu d'affaires qu'il avait avec lui depuis sa fugue ; quelques vêtements, ses affaires d'école et un ou deux livres qu'il avait embarqué et lu un nombre incalculable de fois jusqu'à s'en lasser, rien de plus. Une fois encombré de tout ça en plus de ses couvertures et son bokken, Koji se retourna à nouveau vers Inari.

« Je sais pas… En fait je crois que je serais capable d'avaler n'importe quoi. »

Il avait tellement faim depuis quelques jours qu'il ne risquait pas de faire le difficile et avalerait tout ce qu'on lui présenterait. Et puis, d'une manière générale, il n'aurait rien eu à dire puisqu'un parfait inconnu faisait tout de même preuve de beaucoup de sympathie envers lui alors qu'il aurait pu tout simplement passer son chemin et le laisser à sa misère. Une nouvelle question traversa l'esprit du blondinet, une question qui lui trottait dans la tête depuis qu'il savait qu'Inari faisait partie d'une « police »

« Dites… C'est quoi votre police des goules ? J'en ai jamais entendu parler. »

Il baissa ensuite un peu la tête et détourna le regard, tout en marmonnant presque pour lui.

« S'ils sont vraiment si efficaces que ça ce serait bien qu'ils butent ma famille adoptive d'abrutis... »

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Ashikaga Yûshirô
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S’il y avait une seule chose qui rendait réellement Inari heureux quand il vivait avec sa femme et sa fille, c’était l’air enfantin qu’affichait Zoé en permanence. Cela lui procurait un sentiment de calme intense en lui, et cela lui faisait beaucoup de bien. Alors quand il vit Koji sourire avec son air d’enfant, un véritable sourire, le brun ne put s’empêcher de sourire à son tour doucement. Quelque part, il revoyait sa fille… Sauf qu’il n’aurait jamais osé la frapper ou l’abandonner, malgré ce qu’il avait subi dans sa propre enfance. Il se contenta d’ébouriffer les cheveux de Koji en se redressant ensuite.

Il observa le garçon prendre ses affaires sans broncher. Décidément, s’occuper des enfants devait être dans sa nature, et pourtant il ne les aimait pas spécialement, car ils sont bruyants, pénibles, toujours à faire des caprices, des têtes à claques que l’on a envie de frapper pour leur dire de la fermer. Mais il y avait les autres, ceux dont on ne parle jamais, ceux qui souffrent en silence et qui n’ont rien demandé à la vie. Ceux-là, Inari avait vraiment envie de les aider, c’est ce qui l’avait motivé à s’approcher de Koji pour le sortir de ses cartons.

Inari sourit en l’entendant dire qu’il pourrait manger n’importe quoi et il lui pris quelques affaires pour le soulager, lui laissant cependant porter son bokken, il a bien vu que cet objet avait une valeur sentimentale importante à ses yeux. Suite à quoi il quitta cette ruelle en entraînant le gamin à sa suite, en se promettant qu’il n’y retournera jamais. Un engagement qu’il se faisait à lui-même, sans rien dire à Koji. Il lui avait promis d’être gentil, mais au fond c’était bien plus qu’une promesse, et bien plus qu ‘une simple intention d’être gentil. Inari tourna la tête vers lui quand il l’entendit lui demander quelle était cette police des goules dont il avait parlé un peu plus tôt, et lorsqu’il s’apprêta à répondre, le brun entendit quelque chose. C’était faible et sûrement pas adressé à lui, mais il le capta tout de même. Ce gamin parlait de buter sa famille adoptive, donc… Ils étaient des goules ? L’adulte fronça les sourcils légèrement mais tenta de garder un air aussi neutre que possible.


« Pour faire simple, la police pour les goules veille sur les citoyens et tue les goules dangereuses pour débarrasser cette ville de ces parasites. Cependant, tout comme les humains, il y en a des bonnes et des mauvaises. »

Inari n’avait aucune pitié pour tuer les goules qui s’en prenaient à la population, mais il n’était pas insensible pour refuser d’aider une goule dans le besoin. Cela valait pour les humains, alors pourquoi pas les goules ? Cette mentalité était aussi un idéal pour lui, mais qui le comprendrait, hormis la poignée de personnes qui lui faisaient confiance ? Et encore, même là c’était difficile de faire comprendre sa façon de penser à tout le monde, mais le jeune homme n’allait pas renoncer, bien au contraire. Il sourit à Koji, un plan se dessinant dans sa tête.

« On va passer chez moi pour que tu déposes tes affaires et que tu prennes une douche pour être présentable, j’irai te chercher des vêtements propres en attendant. »

Au final, Inari était en train d’agir naturellement comme un père, comme s’il parlait à sa fille. Comme si Koji était devenu presque automatiquement son fils. Cela ne le dérangeait pas pour sa part, puisque ça ne changerait rien dans tous les cas, il s’occuperait toujours de Koji. Marchant tranquillement dans la rue jusqu’à chez lui, Inari jetait des regards mauvais à tous ceux qui osaient le dévisager lui ou le gamin. S’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas, c’était qu’on le juge du regard de quelques façons que ce soit. Un regard de sa part suffisait pour que les badauds poursuivent tranquillement leur chemin. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à destination, Inari laissant Koji rentrer en souriant vaguement.

« Voilà, fais comme chez toi. »

Il alla déposer les affaires de Koji sur la table, avant de tranquillement aller chercher une mallette, toujours son sourire vague accroché au visage. Ce sourire qui en disait long sur ses intentions, sur ce qu’il prévoyait de faire et qui, surtout, indiquait qu’il avait une idée derrière la tête.

« Tiens d’ailleurs Koji, tu peux me dire où habitent tes parents ? J’aimerais leur toucher deux mots par rapport à toi. Des gens qui battent leur enfant, à tel point qu’il fugue et vive dans la rue méritent qu’on leur rende une petite visite. »

A ses yeux, ces types étaient déjà morts. S’il n’avait jamais vécu dans la rue parce qu’il avait eu la chance d’être adopté par deux personnes formidables, il connaissait parfaitement le coup des parents vicelards et mauvais et c’était une chose qu’aujourd’hui, il ne supportait plus. Pour l’avoir vécu, pour avoir dénoncé ses parents, et pour s’être enfuit d’une certaine manière, pour une vie meilleure.

Après avoir obtenu sa réponse, Inari se dirigea vers la porte, sa mallette dans la main, comme s’il sortait faire une course tout simplement. Pour lui, c’était vraiment une promenade de santé. Il espérait juste que ses vrais problèmes de santé ne surviendrait pas au mauvais moment. Peut-être qu’il devra aller voir un médecin au final. Enfin bref.


« Je ne serai pas long. Si tu veux manger quelque chose, n’hésite pas. J’ai rien à cacher donc si tu veux fouiller, vas-y, et si tu fouilles et que tu as des questions, tu pourras les poser si tu veux mais pas dit que je te réponde. »

Au moins les bases sont posées comme ça, puis il quitta la maison tranquillement. C’est certain, qu’il n’en aura pas pour longtemps.

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Jeu 29 Déc - 19:18

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Koji laissa Inari l'aider à porter ses affaires, sans s'effaroucher cette fois. Plus le temps passait, plus il se sentait en sécurité avec cet homme et ne voyait aucune raison de se méfier de lui. Après tout, il était venu lui offrir son aide, était resté avec lui malgré la distance que le blondinet avait voulu installer et lui avait fait des promesses. Il n'avait plus envie de ne pas lui faire confiance maintenant. Gardant son bokken contre lui, le petit garçon écouta attentivement l'homme qui avait décidé de l'aider lui expliquer ce qu'était la police des goules, tout en rajoutant qu'il y en avait des bonnes comme des mauvaises. Koji eut l'air dubitatif un instant. Il voulait bien le croire sur ce point mais... Voilà, il y avait eu sa famille adoptive. Et jamais il n'avait croisé une goule gentille. Il avait même vécu dans la crainte que l'une d'elle viendrait un jour dans sa ruelle pour le manger alors en considérer une comme gentille il avait du mal à le concevoir.

Inari lui annonça ensuite l'emmener chez lui pour qu'il puisse se doucher et se rendre présentable. Koji se contenta de hocher la tête et suivit ensuite son sauveur de très près dans les rues de Tokyo tout en évitant de croiser les regards de la foule. Il se colla même davantage contre son sauveur et agrippa un pan de son kimono d'une main et en serrant bien fort son bokken de l'autre. S'il y avait bien une chose que le blondinet détestait, c'était se faire juger ainsi du regard. Il en avait horreur depuis qu'il s'était enfui de sa famille adoptive, ayant l'impression que les gens cherchaient à découvrir des choses qu'il préférait passer sous silence et que seul Inari savait à date.

Ils arrivèrent bientôt chez l'homme au bandage et Koji s'arrêta en plein milieu de la pièce tandis qu'Inari allait déposer ses affaires sur une table. Le petit garçon observa les alentours un moment, l'air un peu perdu. Ca faisait longtemps qu'il n'avait plus mis les pieds dans une vraie demeure, alors ça lui faisait un peu étrange de se retrouver là, dans un endroit confortable et chauffé alors qu'il était resté dans le froid, affamé pendant des semaines. A vrai dire il ne savait pas s'il devait ressentir de la joie, du soulagement ou de la tristesse. Les trois combinés? Peut être aussi. Au fond ce genre d'endroit lui avait profondément manqué et il en venait à avoir envie de revenir à l'époque où tout se passait bien avec ses parents. Avant que son père ne devienne un dépressif alcoolique et ne tue sa mère.

Koji sursauta un peu lorsque Inari vint lui demander où habitait sa famille adoptive, le tirant de ses pensées. Le blond l'observa un moment. Il avait maintenant une mallette à la main et son sourire indiquait clairement qu'il avait l'intention de faire quelque chose, même si le petit garçon ne savait pas vraiment ce que c'était. Il réfléchit un instant avant de répondre d'une petite voix.

« Dans le district 12... Leur nom de famille c'est Sanjô. J'sais pas s'ils vont écouter ce que vous avez à leur dire m'sieur. »

Koji se rendit compte après coup que ses paroles étaient absurdes et ses joues rosirent un peu. Evidemment que si, ils seraient obligés d'écouter puisque Inari faisait partie de la police des goules. Ca soulageait un peu le blond de pouvoir être sûr de ça. Enfin, il pouvait compter sur quelqu'un pour l'aider avec ses problèmes. Inari lui indiqua ensuite qu'il ne serait pas long et qu'il pouvait se servir s'il avait faim, tout en ajoutant que s'il fouillait et trouvait des trucs qui l'intriguaient, l'homme borgne répondrait éventuellement à ses questions. Koji hocha la tête et le regarda s'en aller, les yeux légèrement brillants. Il reprenait peu à peu le comportement d'un enfant normal.

« D'accord... Faites attention m'sieur Inari... »

Une fois parti, Koji se retrouva donc seul dans le silence de l'appartement. Il observa à nouveau aux alentours un moment, avant qu'un gargouillis sonore ne se fasse entendre. N'y tenant plus, le petit blond posa son bokken avec ses affaires et décida d'aller prendre un truc à manger dans le frigo, puisque Inari l'avait autorisé. Une fois servi, il entreprit de faire le tour de l'appartement lentement, en observant rapidement les détails et la décoration. Son attention se retrouva captée par un détail en particulier. Intrigué, Koji s'approcha pour mieux voir. Sur un meuble se trouvaient des petits cadres avec des photos. En y regardant de plus près, Koji distinguait Inari, accompagné d'une femme et d'une petite fille. Il pencha légèrement la tête de côté, sans lâcher les clichés du regard. Le borgne avait une famille? Ca l'intriguait vraiment maintenant qu'il avait ces photos sous le nez.

Des questions plein la tête, Koji alla s'asseoir en mangeant pensivement. Si Inari avait une famille où était-elle? Il espérait juste que rien de grave ne leur était arrivé et que ses questions à ce sujet ne seraient pas indiscrète. En attendant il regardait l'heure tourner jusqu'au retour de celui qui l'avait sauvé d'une vie de misère.

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Ashikaga Yûshirô
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Lun 2 Jan - 10:07

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Inari marchait dans la rue avec sa mallette vers la demeure des Sanjô. Koji lui avait prié d’être prudent, mais il ne craignait pas une attaque. C’est lui qui allait attaquer le premier. Koji n’avait pas bronché, mais il ne savait pas non plus ce que le brun allait faire. S’il les tuait, est-ce que le garçon lui en voudrait ? S’il avait fugué au point de vivre dans la rue, la réponse était évidemment non. Il ressentirait peut-être un pincement au coeur, mais sans plus, du moins c’était ce que le borgne imaginait.

De plus, grâce aux nouvelles technologies, Inari pu trouver facilement l’adresse de ces individus qu’il n’allait pas spécialement apprécier à cause du traitement qu’ils avaient infligé au garçon. Il détestait ça, les parents irresponsables. On dit que l’enfant avait des chances de devenir comme ses parents en grandissant, et qu’il fasse autant de mal qu’eux. Cela était vrai dans la majorité des cas, certes, mais il y avait tout de même des exceptions qui confirmaient la règle, comme lui-même, ou comme Koji qui ne cherchait pas à se venger. Quoique c’était encore un enfant, il allait grandir et qui savait comment il allait devenir plus grand ?

Son rôle était de prendre soin de lui maintenant, il s’y était engagé en sortant ce gosse de la rue. Inari se disait qu’il allait s’occuper de Koji jusqu’à ce qu’il soit majeur et une fois ce pallier atteint, alors le garçon choisirait ce qu’il voudrait faire. S’il voulait continuer sa vie tout seul, et voler de ses propres ailes, ou alors rester avec lui et intégrer potentiellement le Suicide Circus. Tout cela méritait intense réflexion, mais pour l’heure il y réfléchirait plus tard. Le voilà chez les Sanjô. Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres. Il sorti sa quinque de sa mallette pour se tenir prêt. Les goules parvenaient à sentir les odeurs qui les entourait, alors s’ils étaient là, ils avaient sûrement détecter sa présence. Tant mieux, ça faisait des lustres qu’il n’avait pas effectuer une petite mission concernant les goules.

Ce qui était curieux, c’était que qu’il voulait l’égalité entre les goules et les humains, mais il ne se gênait pas pour supprimer ces premiers et… Bah il faisait exactement pareil avec les humains. Il Le brun ne faisait aucune distinction, il cherchait simplement à être le plus juste possible. Ces goules avaient maltraité un enfant, ils devaient mourir. Que ce soit humain, goule, ou autre chose, c’était bien une cause qu’Inari défendait quelque part. Il se servait de sa propre expérience pour aider les gamins, ce qu’il faisait naturellement avec Koji. De plus, ayant un instinct paternel comme il avait été papa, ça n’aidait pas.

Il toqua à la porte, sa quinque en forme de katana dans la main, comme si c’était une simple visite de courtoisie. Lorsque la porte s’ouvrit, c’est un enfant qui ouvrit. Inari lui sourit avant de le décapiter d’un geste précis et vif, repoussant le corps d’un air désinvolte en s’avançant dans la maison. Le sang du gamin avait éclaboussé ses vêtements mais il s’en fichait, ça ne faisait que commencer. A la fin, c’est les murs qui seraient rouge sang. Un autre gamin arriva, hurlant en voyant ce que l’humain venait de faire à son frère. Ou sa sœur, il s’en fichait comme de l’an 40 et n’avait même pas fait attention. Et tandis qu’il voulait s’attaquer au mioche bruyant, quelque chose le frappa pour l’envoyer valser contre le mur, ce qui le fit grimacer. Tiens, de la résistance. Le brun se redressa avec un sourire douloureux.


« Je serai presque déçu de tuer des gens faibles alors qu’ils ont presque forcé un gosse à fuguer. Oui oui, je parle bien de Koji. C’est triste pour vous, c’est moi qui l’ai retrouvé… Et je ne suis pas spécialement clément avec les sous-merde dans votre genre. »

Inari était cartésien, et il ne croyait qu’en ce qu’il voyait. Alors voyant un gamin tout seul vivant comme un chien dans la rue, il s’imaginait très bien les raisons, et personne ne vivait dehors comme un SDF pour le plaisir. Le ton était donné, l’ancien du CCG attaqua. Les goules n’étaient pas des plus simple puisqu’ils étaient trois et lui tout seul. Sa rage de vaincre et sa soif de sang qui se déclenchait dans un combat étaient toutes deux visibles, Inari n’allait pas laisser un seul survivant. Le gamin, il avait réussi à s’en débarrasser plus ou moins rapidement mais c’était les parents qui faisaient un bon combo, l’humain en convenait et le reconnaissait volontiers.

Pourtant, après tous les efforts que venaient de faire les goules, ils se sont finalement inclinés devant Inari. C’était eux ou lui, et à quelque chose près, ç’avait bien failli être lui. Il était fatigué, il avait mal aux poumons, mal aux côtes, mal au ventre, il avait l’impression que sa tête allait exploser… Il fallait qu’il sorte. Récupérer sa mallette. Et rentrer dire à Koji qu’il n’aurait plus à subir les tourmentes de ces êtres néfastes. Le brun ne savait pas combien de temps il avait pris, il espérait seulement ne pas avoir été trop long pour ne pas inquiéter le gamin. Inari quitta la maison en fermant la porte, remettant sa quinque dans la mallette. Son ventre le faisait vraiment souffrir, et en passant sa main pour tâter, et quand il regarda sa main, il grimaça. Pleine de sang. Il ne fallait pas qu’il s’effondre maintenant, sinon c’était quasiment certain qu’il n’allait pas se relever.

Alors il se dirigea à pas lents pour retourner chez lui. Pendant tout le trajet, il espéra ne pas subir une autre attaque de goules surprise, ce qui serait assez ennuyeux. Heureusement, il n’en fut rien, et il put rentrer dans son chez lui. Pendant qu’il marchait, il revoyait le combat dans sa tête. Ce qui lui avait été cher, c’est d’avoir été trop confiant, trop sûr de lui, et il avait bien failli perdre. Inari ne tolérait plus la défaite, et était bien plus exigeant avec lui-même qu’avec les autres, alors il ne cessera d’y penser jusqu’à ce qu’il s’entraîne encore plus, pour avoir un meilleur niveau. Il était décidé à progresser, surtout s’il se voyait à la tête d’une organisation. Les instants de faiblesse n’étaient désormais plus tolérées.

Inari entra en tournant la poignée de la porte, mais en poussant de tout son poids pour ouvrir et s’appuyer contre le mur. Le brun réussi à fermer la porte en la repoussant avec le pied, et il s’assit par terre en laissant tomber sa mallette en grimaçant. Ca faisait un mal de chien, et qui sait ce qu’il avait comme blessures exceptée celle-ci au ventre ? Très bon moyen pour ne pas inquiéter Koji, bien joué Inari.


« Je suis rentré… Et le problème a été réglé. »

Oui, le plus gros problème avait été réglé, mais rentrer blessé et en perdant du sang, n’était-ce pas un problème qu’il imposait à Koji ? Oh, le jeune homme saurait se soigner, il ne voulait pas aller à l’hôpital. Il détestait les hôpitaux, détestait les médecins, détestait les aiguilles des piqûres. Pire, il en avait peur, ça l’angoissait et il ne voulait même pas en entendre parler. Voilà pourquoi il préférait rester chez lui à faire de son mieux jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre choix que d’aller à l’hosto. En espérant que non.

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Mer 11 Jan - 15:26

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Le temps semblait long pour le petit garçon. Il était seul, le silence troublé par quelques voitures qui passaient de temps à autre devenait lourd. Seul le tic tac régulier d'une horloge résonnait, un son glaçant quand on était livré à soi-même dans un endroit qu'on ne connaissait pas. Koji commençait à s'inquiéter pour Inari, ça faisait un moment maintenant qu'il était parti... Il espérait vraiment que son abrutie de famille adoptive ne lui avait rien fait. Il se sentirait trop mal d'avoir créé des problèmes à un homme qui avait juste cherché à l'aider.

Finalement, il entendit la poignée de porte tourner et redressa vivement la tête, regardant la porte s'ouvrir lentement. Un sourire soulagé commença à se former sur ses lèvres, tout du moins jusqu'à ce qu'il voit l'état dans lequel le borgne revenait. Il avait l'air mal en point et s'était même assis directement après avoir refermé la porte. En y regardant bien, Koji remarqua qu'il saignait. Le petit garçon commença à paniquer un peu, son coeur battant la chamade. C'était sa famille d'accueil qui lui avait fait tout ça? Koji commençait à se sentir un peu coupable aussi, puisqu'il était allé là-bas pour le défendre et même le fait que Inari lui disait avoir réglé le problème ne le rassurait pas tant que ça quand il voyait son état. Retenant quelques larmes qui se formaient aux coins de ses yeux à cause de la surprise et de la peur que l'état du borgne avait généré en lui, il se précipita vers lui avant de s'agenouiller à ses côtés.

« M'sieur Inari, vous allez bien? »

Evidemment que non ça n'allait pas bien, mais Koji était tellement chamboulé qu'il ne réfléchissait pas à ce qu'il disait. Il savait très bien qu'il était blessé, il avait vu le sang qui tâchait ses vêtements et la difficulté qu'il avait eu pour entrer dans l'appartement. Débrouillard comme il était et malgré la panique, Koji décida donc de prendre les choses en main et se précipita pour aller chercher de quoi aider Inari. Il alla chercher d'abord un de ses vieux vêtements, de ceux qu'il avait tâché et n'étaient plus récupérables. Il fouilla un moment dans ses affaires avant d'en ressortir un vieux t-shirt qu'il arracha de toutes ses forces pour en faire plusieurs lambeaux. Puis une fois cela fait, il retourna auprès du borgne et posa ses morceaux de tissu à côté de lui, n'en gardant qu'un seul qui allait servir à compresser sa plaie.

« Vous êtes blessé où...? Il s'est passé quoi...? »

Koji s'en doutait un peu de ce qu'il s'était passé mais bon, il voulait l'entendre de la bouche d'Inari, comme si ça pouvait le rassurer mais aussi lui donner une raison de plus d'haïr les goules qui l'avaient "adopté". Il soupira légèrement avant de se relever chercher un peu d'eau dans un verre, qu'il vint offrir à son protecteur. Il tâchait également de rester fort et de ne rien laisser paraître des émotions qui se bousculaient dans sa tête. Le blond se trouvait actuellement à cheval entre le soulagement, la panique et la tristesse, bien qu'il gardait tout cela pour lui.

« Pt'être que vous devrez aller à l'hôpital... Vous pouvez pas rester comme ça... »

Mine de rien, Koji avait fait part de l'une de ses grosses inquiétudes en ce moment. Il avait peur de voir l'état d'Inari se dégrader sans qu'il ne puisse rien y faire. Déjà rien que la vue de tout ce sang lui rappelait de mauvaises choses, notamment la fois où il avait été témoin de la mort de sa mère et avait explosé la cervelle de son père à cause d'une poussée d'adrénaline. Le rouge sombre du sang... Il ne savait pas s'il l'avait en horreur ou si au contraire cette couleur était désormais une vieille amie qui ne le lâcherait plus d'une semelle depuis ces événements. Il déglutit légèrement avant d'essuyer ses yeux d'un revers de manche pour effacer les larmes qui menaçaient de couler. C'était vraiment pas le moment de faire dans le sentiment comme ça. Il voulait rester au moins fort en ce moment, pour ne pas inquiéter inutilement Inari.

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Inari s’en voulait. Koji était paniqué, il le voyait, et pourtant il essaya immédiatement de l’aider, tout d’abord en lui cherchant des compresses de fortune. Cette attention fit sourire vaguement le borgne, la main pressée sur son ventre. Il attrapa l’un des lambeaux de vêtement pour le plaquer contre son ventre en grimaçant légèrement, regardant le gamin du coin de l’oeil. Il détestait son air inquiet, parce qu’il ne voulait pas ça. C’était trop tôt, Inari voulait s’en débarrasser trop vite, et ça avait manqué de le tuer. Il s’en serait voulu s’il l’avait laissé tout seul alors qu’il venait à peine de le prendre sous son aile. Sa main disponible vint ébouriffer les cheveux de Koji.

« Tu ne les reverras plus jamais, si ça peut répondre à ta question. »

Le brun grimaça en prenant une plus grande inspiration, avant de se mettre à tousser. Encore cette toux persistante qui arrivait toujours au mauvais moment. Ce devait être pour ça que le blondinet lui dit qu’il ferait mieux d’aller à l’hôpital, ce à quoi Inari lui répondit en secouant la tête négativement. Dans le fond, Koji avait raison et il ferait mieux d’y aller. Dans la forme, il avait raison. Dans le fond ? Jamais de la vie, il y était allé trop de fois et il n’avait pas envie de revoir ces médecins sadiques. Rien qu’à cette idée, Inari frissonna. Vu son état, il pouvait faire passer ça comme un coup de froid, ça passait crème.

A la place, Inari appuyait sur sa plaie pour stopper le sang qui coulait depuis tout à l’heure. Il ne pissait pas le sang à proprement parler, mais en petite quantité qui ne voulait pas s’arrêter et c’était assez dérangeant.


« Ca ira ne t’inquiète pas… Ca paraît impressionnant mais c’est superficiel en réalité, le corps humain saigne beaucoup dès qu’il a une plaie malheureusement. »

En disant cela, lui-même essayait de se convaincre de cette chose. Le borgne n’osait pas se lever de peur de retomber tout de suite, ayant la tête qui tourne. Des points brillants dansaient devant ses yeux, ce qui signifiait que ça n’allait pas très bien et qu’il était au bord du malaise. Inari tourna la tête vers Koji, et le vit refouler ses larmes en s’essuyant les yeux, lui arrachant un faible sourire avant qu’il ne ferme son œil un instant.

« Ne pleure pas Koji, je suis plus fort que j’en ai l’air malgré ma vingtaine passée. Aide-moi à aller jusqu’à la salle de bain... »

En disant cela, il s’était redressé pour venir s’appuyer sur le gamin. Ca l’ennuyait réellement, c’était beaucoup trop pour Koji, il s’en doutait bien, il lui faisait subir ça alors qu’il l’avait sauvé d’une misère certaine quelques heures auparavant. Le brun tentait de ne pas mettre tout son poids sur Koji, sinon il allait l’écraser, même s’il n’était pas bien lourd. L’adulte se préoccupait tellement qu’il se mettait encore un peu plus mal sans le vouloir, n’arrangeant pas son état déjà lamentable, mais trop de pensées se bousculaient dans sa tête. Et voir Koji comme ça ne lui donnait pas des idées positives. Pourquoi il avait fait ça maintenant ? C’était bien trop tôt. Il aurait pu s’en occuper plus tard. Mieux, il aurait pu demander de l’aide mais non, il avait foncé dans le tas sans réfléchir aux conséquences.

Il se traita d’imbécile, encore et encore, même si s’insulter mentalement n’allait pas arranger les choses, ça ne lui permettrait pas de guérir plus vite, au contraire, ça allait sans doute empirer l’affaire. Le brun n’était fautif à aucun moment. Il avait sauvé un gamin, et il avait fait en sorte que plus jamais il n’ait à subir l’oppression des goules, alors pourquoi il s’en voulait à ce point ? Inari ne pouvait pas être parfait, mais il faisait de son mieux pour rendre la vie de certaines personnes qui ont douillé meilleure. Ce n’était en aucun cas de sa faute, il fallait qu’il s’imprime ça dans le crâne, et que cette mésaventure serait un sujet de conversation comme un autre d’ici quelques temps. De plus, le jeune homme ne pouvait pas mourir maintenant, il avait encore beaucoup de choses à accomplir et un Koji sur les bras.

Une fois dans la salle de bain, Ina alla chercher des compresses propres et stérilisées pour les plaquer contre son ventre en grimaçant, mais il adressa tout de même un sourire en coin à Koji. Il s’attendait au début que le gamin pleure, aille se mettre en position foetale dans un coin parce qu’il ne savait pas quoi faire, mais il avait eu de très bons réflexes, alors quelque part, il lui était reconnaissant.


« T’as très bien agit, Koji. »

Inari marqua une pause en fermant son œil. Il avait envie de fumer, ce qui était relativement bon signe. Quoique il avait toujours envie de fumer. Vive le fait d’être accro à quelque chose. Cependant il se contenta de soupirer doucement.

« Désolé pour ça gamin, c’est pas vraiment un spectacle pour un enfant. »

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Mar 17 Jan - 20:27

Marche ou crève.
ft. Hachisuka Inari
#cc3333 dialogue
pensées en italique
dialogue entre «»
Stand up and live
Stay down and die

Koji se retenait toujours de pleurer afin de ne pas inquiéter le borgne. Il prenait de grandes inspirations et prenait sur lui, l'air concentré, pour ne pas laisser parler ses émotions. Puis Inari lui adressa la parole et le blondinet redressa la tête d'un coup, le fixant malgré ses yeux larmoyants. Un peu perturbé, il n'avait pas compris tout ce que le brun lui racontait, même s'il était question vraisemblablement de ne plus jamais entendre parler de sa famille adoptive et de ne pas s'inquiéter parce qu'il allait s'en sortir. Seulement, Koji ne pouvait pas faire autrement que s'inquiéter en ce moment. Il ne voulait pas voir mourir quelqu'un sous ses yeux à nouveau.

Inari avait également remarqué qu'il se retenait de pleurer et Koji secoua juste vivement la tête en prenant un air encore plus déterminé qu'avant. Non, il ne pleurerait pas, il ne pleurerait plus jamais. En revanche il se hâta d'aider le borgne lorsque celui-ci lui annonça vouloir se rendre à la salle de bain. Même s'il était loin d'être fort comme un adulte, Koji demeura déterminé à aider Inari pour le soulager au mieux des douleurs que causaient sa blessure, l'emmenant jusqu'à la salle de bain en le portant en partie. Il s'assura de rester tout près lorsque l'homme se mit à fouiller dans la salle de bain  avant de sortir des compresses qu'il plaqua sur son ventre. Koji le regardait faire, l'air un peu inquiet. La gaze devenait rouge si vite...

Il soupira, souriant tristement lorsque le borgne lui dit qu'il avait bien agi plus tôt. En même temps il n'aurait pas supporté de le voir se vider de son sang sans pouvoir faire quoi que ce soit et il avait aussi vu pire que ça. Même s'il n'aimait pas voir l'homme qui l'avait pris sous son aile blessé et saigner ainsi, il savait se contrôler pour ne pas paniquer, étant très mature pour son âge. Tout le monde lui disait, ses professeurs lui disaient et même sa mère lui disait quand elle était encore de ce monde. Koji baissa un peu la tête lorsque Inari ajouta que ce n'était pas un spectacle pour un enfant.

« C'est pas grave, j'ai l'habitude... »

Cette simple phrase lui était sortie le plus naturellement du monde. Venant de la bouche d'un enfant de son âge ça paraîtrait probablement inquiétant, mais il était trop chamboulé pour se rendre compte de ce qu'il disait. Ne voulant pas rester sans rien faire, Koji alla remplir le lavabo d'eau, pour que Inari puisse nettoyer correctement sa blessure.

« ... Votre famille va s'inquiéter si elle vous voit comme ça m'sieur, non...? »

Koji avait soudainement repensé aux photos qu'il avait vu plus tôt posées sur l'un des meubles de l'appartement du borgne. Il revoyait rapidement les visages de cette femme et de cette petite fille qui l'accompagnaient et inconsciemment ça lui avait fait formuler ce questionnement à voix haute. Il ne se rendit pas compte de ce qu'il venait de raconter sur le coup, demeurant silencieux un moment. Il leva ensuite les yeux vers Inari, se triturant légèrement les doigts.

« Désolé, j'devrais peut être pas poser ce genre de questions... »

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Ashikaga Yûshirô
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Dim 22 Jan - 17:59

Marche ou crève

Feat. Iwasaki Koji
899 mots
Actions en italique & dialogue en #2B5067

Tandis qu’il pressait la plaie avec les compresses qui s’accumulaient, Inari entendit quelque chose qui ne lui plu pas spécialement, comme quoi Koji avait l’habitude de ce genre de spectacle. Cela lui fit froncer les sourcils, en se posant bien des questions. Comment ça, il était habitué ? Le brun se demandait réellement ce que ce garçon avait enduré, sachant qu’il n’était pas très vieux, c’était d’autant plus horrible. Une sérieuse discussion allait s’imposer quand le jeune homme irait mieux, pour le moment ce n’était pas sa préoccupation première. La tête baissée vers son ventre, il examina les dégâts maintenant que le sang commençait à arrêter de couler. Honnêtement, Inari ne voyait pas très clair, il devait cligner des yeux pour ne pas voir trouble.

Le brun ne pensait pas avoir perdu tant de sang que ça, mais en regardant les compresses imbibées de rouge, cela remettait tout en question. Il n’avait plus les idées très claires mais hors de question d’aller à l’hôpital, il préférait rester clouer au lit pendant trois semaines à être obligés de se reposer plutôt que de croupir dans un hôpital avec les odeurs dérangeantes, la bouffe dégueulasse… Oui il avait une assez mauvaise expérience des hôpitaux, d’où son refus catégorique à y aller, mais s’il n’avait vraiment pas le choix, alors il irait. S’il pouvait seulement l’éviter, ce serait pas trop mal. Au bout de quelques instants, Inari entendit une question, qui lui sembla loin dans un premier temps, et lorsqu’il comprit vraiment le sens. Sa famille… ? Un rire amer lui échappa sans le vouloir.


« Ma famille… Elle ne reviendra pas si tu veux savoir. »

Il tourna la tête vers Koji, le voyant jouer avec ses doigts. Visiblement il semblait gêné d’avoir posé cette question. Ah, alors il avait dû voir les cadres avec les photos… Ces photos que le brun laissait bien en évidence pour se faire du mal au quotidien, en espérant une chose qui n’arrivera jamais. Inari se voilait la face mais quand il en parlait, il était réaliste. Pourquoi ne pouvait-il pas simplement s’en débarrasser et passer à autre chose ? Au fond de lui, bien profond, il espérait les revoir. Les deux seules femmes de sa vie. Sa femme et sa fille, qui lui manquaient horriblement.

« Ta question ne me dérange pas, tu aurais fini par le savoir de toute façon. », Inari grimaça. « Elles sont parties toutes les deux, et je ne peux plus revoir ma fille. »

De nouveau, le rire amer quitta les lèvres d’Inari qui était en train d’y repenser. Un souvenir douloureux qu’il revoyait bien malheureusement. Il la revoyait encore porter leur fille, une valise dans l’autre main, en claquant la porte. Cela le dégoûtait. Cela l’attristait. Cela l’énervait. Cela le fatiguait. Cette question le dérangeait affreusement, il ne voulait pas s’en souvenir, pas maintenant. Pourquoi Koji lui avait posé cette question ? Il aurait eu tout le temps de le faire, puis le brun compris. Il était blessé, voilà pourquoi ça l’avait inquiété. Voilà pourquoi il s’était montré curieux. Inari ne lui en voulait pas, c’était dans la nature des enfants que de poser des questions, surtout dans des moments critiques comme celui-ci.

Inari attrapa l’alcool à 90° pour désinfecter la plaie. Il savait que ça allait piquer. Vraiment piquer. Cependant, c’était le seul moyen pour lui de se désinfecter la blessure. La partie la plus pénible de tout le processus de guérison, mais tant pis. Serrant les dents, il versa progressivement l’alcool sur la plaie à vif. Certaines personnes diraient qu’il est fou, même s’ils ne seraient pas très loin de la vérité, mais tant pis. Inari se foutait éperdument des critiques des uns et des autres. Pour l’instant il ne se concentrait que sur une seule chose. La douleur, tant ça lui faisait mal. Ses mains en tremblaient, et il avait même failli tourner de l’oeil. Même, il dû s’appuyer sur quelque chose pour ne pas tomber. Les dents serrées, il ne se décrispait pas tant que la douleur ne serait pas aussi forte et présente. Pendant un instant, il avait même oublié la présence du gamin qui pourtant était resté auprès de lui.


« Désolé, ça semble barbare mais c’est ce genre de choses qu’il faut faire rapidement… Enfin… »

Inari n’arrivait même plus à aligner une phrase sans se demander quel était le début de ladite phrase. Il commençait vraiment à être fatigué. Dans ces moments-là, il regrettait presque de ne pas être une goule et se régénérer rapidement. Non le borgne était désespérément humain et il avait désespérément mal, au point de vouloir qu’on l’achève. Il n’en fit rien, il ne dit rien, pour ne pas montrer à Koji qu’il était au bord du gouffre. Tout allait si bien jusqu’à présent…

Non. Rien n’allait bien. Inari se voilait encore la face, une chose qu’il ne fallait plus qu’il fasse, mais qui revenait systématiquement quand il allait mal, physiquement ou mentalement. Le brun posa de nouveau une compresse sur son ventre en soufflant, prenant des bandages propres pour protéger la blessure jusqu’à ce qu’il la nettoie de nouveau. Faisant ça en silence, au moins voilà une bonne chose de faite même s’il ne voulait pas se lever, de peur que ses jambes ne se dérobent sous son poids.


« Plus de peur que de mal… J’imagine. »

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