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x On aurait aperçu Jezabel faire une déclaration d'amour à un lampadaire suite à une soirée trop arrosée...
x Il paraît que le GDN (Gang Des Nains) composés de Renji, Caïn et Eto organiserait la contre-offensive pour prouver que ce qui est petit est très dangeureux.
x Apparemment, les dangereuses personnes que sont Clyde, Kohaku et Jezabel ont l'intention de créer une nouvelle religion, basé sur le St PapierBulle. Je n'en connais pas les détails, mais doit-on craindre pour nos vies?

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Bienvenue dans un Tokyo moderne plus dangereux que jamais...
 
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Concernant les goules, on aimerait voir plus de rangs B & C, on rappelle que le rang de la goule ne fait pas sa force. ~

[Terminé]Colombe, ronces et justice [PV(?) : Nagahara Yoshiko E.]

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Mer 22 Juin - 16:11

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Running into strangers, amidst the battle, doves and thorns waltz 」

Mastications...soupirs de contentement. De là où il se trouvait, il entendait et voyait tout. La goule en contrebas se délectait de sa proie. Il était arrivé trop tard pour faire quoi que ce soit, une fois de plus. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait ce monstre à la carrure agile, peut-être une femme, au gilet en jean bleu, cheveux bruns aux reflets pâles...et au masque semblable à celui d'un chat à la peau arrachée d'un côté. Elle traînait dans certains districts, dont celui où il faisait souvent ses rondes. Mais auparavant, il ne savait pas si elle avait des raisons de chasser, de dévorer.

C'est en écoutant une conversation entre deux goules lors d'une de ses tournées qu'il en apprit assez sur elle pour la juger. OldCat, tout simplement. C'était une goule traquée par le CCG, un peu gourmande. Elle chassait pour le plaisir de déguster, apparemment des organes précis semblaient lui procurer un contentement certains, allant parfois jusqu'à l'orgasme. Répugnant. Ainsi donc elle tuait des innocents, et n'était pas prête de s'arrêter. Cependant, elle était craint, elle avait déjà tué d'autres goules car ils s'étaient approchés d'un peu près...elle n'écoutait personne, à part peut-être des gourmets, qu'elle côtoyait.

Akimitsu n'était pas sûr de pouvoir l'affronter à lui tout seul...mais il n'était certainement pas prêt à la laisser s'en tirer ainsi. Bien qu'il n'avait pas réussit à sauver quelqu'un cette fois-ci, il-. Soudainement, une odeur, suivit d'un cri. Un garçon, encore enfant, moins d'une quinzaine d'années, venait de découvrir l'effroyable scène. Habillé d'un manteau jaune, d'un pantalon gris, chemise blanche, il se mit à fuir comme si la mort elle même était à ses trousses. Et cela serait bientôt le cas...en effet, Old Cat se leva, elle n'était pas pressée, elle savait sûrement qu'elle allait le rattraper. Mais il n'allait pas la laisser faire.


La goule au manteau gris et aux arabesques détaillées se releva, prête à bondir du poteau électrique sur lequel elle se trouvait sur un toit voisin. Il n'y avait là pas de temps à perdre. L'air frais de la nuit portait l'odeur du sang et la marque de la mort. Cela lui fit redoubler d'effort pour accélérer. Plus d'une fois il manqua se réceptionner, mais il parvint à se reprendre à temps. Non loin, il sentait l'odeur du chat nécrosé qui partait à la suite d'une nouvelle proie. Alors qu'il courait, une autre odeur, inconnue, lui parvint aux narines. Une autre personne? Mais il n'avait pas le temps de se concentrer sur ça.

Le jeune garçon passa sous un pont. La panique le rendait inconscient, car un tel endroit rendrait d'autant plus discrète sa mort. Alors il sauta du toit sur lequel il se trouvait sur le pont. Mais alors, une intense lumière, ainsi que le bruit d'un klaxonne le surprirent. Une voiture fonçait droit sur lui. Réagissant par instinct, il bondit alors sur le côté, évitant de percuter le véhicule de justesse. Inquiet du sort de ce dernier, il tourna la tête. Bien que le conducteur avait tourné le volant, et avait glissé, légèrement tournoyé...il n'avait rien. Même, il sortait, en pleine panique. Mais il n'avait pas le temps pour les excuses, encore moins dans une telle situation.

Le temps qu'il avait perdu avait peut-être...

Un regard lui suffit à voir que l'enfant était sauf, mais était néanmoins tombé à terre, ayant trébuché. La peur rend les jambes flagellantes. Mais pourquoi le chat n'en avait-il pas déjà finit avec lui? Avait-elle été retardée? Rapide, il sauta du pont pour rejoindre l'enfant. Celui-ci, bien évidemment, eu envie d'hurler, mais rien ne vint. La terreur pouvait rendre muet. Mais ce n'était pas sa chair que le Picasso recherchait, mais sa sécurité. Ainsi il se tourna et avança pour faire face à la poursuivante...qu'il vit arriver. Cependant sa course n'était pas celle d'un prédateur...mais d'une proie. Et ce n'est que lorsqu'elle lui cria :

-Dégage de là ou aide moi, idiot!

Qu'il fut certains de ce fait. Alors qu'elle approchait, quelque chose déchira l'arrière de sa tenue. De son dos parurent deux extensions, comme de nombreuses flammes entremêlées, paraissant, disparaissant, brillantes puis ternes,flammèches et braises, rouge sanglant, brûlant, puis ternes, son Ukaku. Face à cela, le chat s'arrêta et le fixa. Alors que derrière elle, quelqu'un...une demoiselle...et une mallette qu'il ne pouvait pas ignorer. Elle venait, courant elle aussi, des cheveux carmins et longs. En tenue de "travail".

*Alors comme cela, elle a été retardée par une colombe?*

Mais il se contenta de retirer les mains des poches de son gilet. Ce n'était pas un oiseau de nuit qui allait changer quoi que ce soit. Si il le fallait, il les combattrait toutes les deux, si la nouvelle venue décidait de s'en prendre à lui. Mais là où il avait décidé que le chat mourrait, il n'avait aucune raison de mettre à mal une fleur dont il ne connaissait ni le parfum, ni la couleur. Peut-être qu'avec un peu de chance...

Pourtant il chassa cette idée de son esprit. Après des années de solitude et de peine, il avait apprit à prendre la pire situation, pour éviter d'avoir de mauvaises surprises. Mieux valait la fatalité pour éviter la blessure, qu'espérer quelque chose qui n'arriverait jamais. Fixant le chat qui se trouvait coincé, acculé, alors même que la colombe arrivait à leur portée, il dit simplement :

-Tu es allé trop loin,ronce féline. Tes pics ont étouffés bien trop de fleurs et leur sang désormais rend tes bourgeons vermeils. Je suis là pour m'assurer que de ces bourgeons il ne reste rien. Que de tes racines il n'y ait plus que des cendres. Que le sang que tu as bu, mène à ton trépas.

Ainsi, ses flammes se tendirent vers le chat, agressives...et son autre atout perçait déjà la coquille, en prévision du combat à venir. Derrière lui, juste derrière, l'enfant restait coi, la bouche ouverte sur un cri muet, mais il reculait par instinct. Et il avait raison. Quand à la colombe...il attendrait de voir.

-Quoi? Mais qu'est-ce que tu racontes bordel?!

Akimitsu se prépara...le chat allait sortir ses griffes. Et quand bien même un rat acculé pourrait mordre un chat, il ne serait jamais aussi dangereux que le même chat, acculé par une troisième force. Cela promettait de rendre les choses bien plus compliqués...et la colombe pouvait décider bien des choses. Et il n'y avait pas beaucoup de temps avant que la surprise paralysant la meurtrière masquée ne soit remplacée par la colère et le désir de vivre. Quand à lui, il ne se battait pas aussi souvent qu'elle. Peut-être était-il plus fort, il ne le savait pas, mais il lui manquait l'expérience...qu'elle possédait sûrement.

Après tout, dans la pénombre de la nuit, éclairé seulement par des lumières lointaines et celle de la lune, il n'était qu'une forme. Une forme portant un long manteau gris aux arabesques complexes. Cachant un gilet noir, lui même masquant un T-shirt rouge à la phrase particulière : "Like white flowers on the red snow". Portant un pantalon noir lui aussi et une ceinture en métal. Et enfin, élément le plus intriguant, un masque aux traits indescriptibles, tel une oeuvre d'art contemporaine et délirante, lui ayant valût le surnom "Picasso". Et il était difficile de dire ce qui allait advenir à présent...
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Nagahara Yoshiko E.
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Jeu 23 Juin - 0:51
La nuit était tombée bien trop vite dans la capitale japonaise aux yeux de Yoshiko. Les rues grouillant de monde la journée se sont retrouvées vide, enfin, pratiquement vide, seuls quelques passants s’aventuraient hors de leur foyer. Les commerces animés fermaient ; seuls les restaurants et les grandes surfaces attiraient encore de potentiels clients.

La jeune femme appréciait ce calme relatif. Surtout avant la tempête prochaine. Par tempête, il fallait comprendre un combat imminent -ou pas, tout dépendait des évènements à suivre- entre goules et CCG. Après tout, on les avait appelés car des personnes auraient aperçus une goule~

Perchée à la rambarde d’un pont, sa moto grise acier à côté d’elle, Yoshiko attendait patiemment ses collègues de travail qui mettaient des plombs à venir. Pour s’occuper, elle observait la circulation, ou plutôt la rare circulation des voitures. C’était calme et reposant. Un vent frisquet la prit en traitre ; elle remonta un peu le col de son long manteau blanc, caractéristique des colombes. Comme d’habitude, elle s’était vêtue simplement pour aller à la chasse aux goules. Baskets, jeans et t-shirt noir -elle avait délaissé ses chemises cette fois- pour être la plus confortable possible.

Soudainement, un hurlement déchira l’atmosphère si silencieuse. Ses sens se mirent en alertes. S’agissait-il d’une alerte à la goule ? Si oui, gauche ou droite ? D’où venait ce son ? Des bruits de pas précipités lui firent comprendre que ce hurlement provenait de sa gauche. S’imaginant le pire des scénarios, Yoshiko n’avait pas le temps d’attendre les autres. Elle gara en quatrième vitesse son moyen de transport, prit sa mallette qui contenait sa quinque et s’enfonça dans une des zones résidentielles de Toshima, district six de Tokyo.

Elle arriva dans une rue où l’odeur de la mort flottait dans tous les coins. Elle s’avançait avec prudence. Yoshiko semblait se rapprocher des pas. Et puis elle la vit-elle remit ses lunettes en place- non, elle les vit, ces silhouettes fuyantes. Il y en avait deux... non, trois.
Son regard dériva sur la route, et croisa un homme. Le terme exact serait « cadavre ». L’œuvre d’une ou plusieurs goules.

Yoshiko courut après les ombres, et finit par en rattraper une. Elle portait un masque de chat défiguré sur le côté. Une goule. Yoshiko dégagea avec un geste brusque son quinque, deux belles lames aux reflets bleutés. La goule sauta loin de la jeune femme, prête à se défendre. Maintenant qu’elle l’apercevait de loin, Yoshiko reconnut la goule avec qui elle avait affaire. Il s’agissait d’Old Cat, dont l’appétit dérangé-elle choisissait à chaque fois qu’une partie précise de ses victimes- ne faisait qu’augmenter. C’était une goule à tuer, et ce, le plus vite possible.

Mais, contre toute attente, la goule courut. Elle la fuyait. Yoshiko pesta. Etait-ce une façon de réduire son endurance pour qu’elle soit plus facile à manger ? Si cela ne tenait qu’à la colombe, la jeune femme l’aurait laissée fuir pour la traquer après et laisser l’affaire à d’autre. Après tout, on ne lui avait donné aucun ordre. Seulement, si un autre inspecteur apprenait qu’elle avait laissée tomber une goule à cause d’une course-poursuite, la jeune femme allait se faire engueuler salement.

Elle rangea son quinque et poursuivit, encore une fois, Old Cat, qui prenait toujours un peu plus d’avance. Celle-ci se dirigeait sous un pont. Arrivée là-bas, la goule au masque de chat semblait s’être arrêtée. Yoshiko ne distinguait rien de très précis. Seules des couleurs vives heurtaient son regard. Une seconde goule ? La brune l’entendit juste prononcer quelques mots avant d’attaquer Old Cat.

Yoshiko s’arrêta brusquement une fois qu’elle fut à leur hauteur. Comment se faisait-il qu’une goule en attaqua une autre au lieu de l’aider ? Son cerveau boguait légèrement. Et puis une idée complètement folle, dangereuse et irréfléchie en germa. Cette goule avec un Ukaku et à l’étrange masque pouvait l’aider à terrasser Old Cat, non ? Et puis, si Yoshiko voyait que « l’étrange masque » l’attaquait, la jeune femme la tuerait. Néanmoins, elle ne lancerait pas les hostilités. Son instinct validait cette idée.

Elle dégaina ses armes, se mit en garde, épiant les moindres mouvements de ces deux goules, la peur l’envahissant à chaque seconde.
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Jeu 23 Juin - 2:33

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Blades of blood in a waltz of weapons and death 」


Doux le son des lames qui, tirées de leur fourreau, préviennent de l'effusion de sang qu'elles souhaitent obtenir. Pour l'esprit vicié par le mal et la folie, ce bruit ne signifiait que la douleur pour la victime. Mais ici, il prenait un tout autre sens : Justice. Pour ceux et celles ayant périt pour des raisons aussi futiles que le plaisir ou l'amusement. Justice pour les trépassés ayant souffert jusqu'à la fin. Justice pour ceux encore debout, les fleurs d'aujourd'hui et de demain, qui pousseront sans sentir la présence du disparu auprès d'elles.

Armée de ses deux épées, l'oiseau blanc semblait prêt à combattre, mais Old Cat n'avait pas été distrait par le bruit qui pouvait signifier sa mort imminente. Non, elle était concentrée...elle se concentrait, elle comprenait. Voyant sa fenêtre d'action se réduire comme peau de chagrin, Akimitsu fut le premier à réagir. Virevoltantes, les deux flagelles, telles des flammes, lancèrent des projectiles oscillant d'une étrange manière, comme une danse...mais il n'était pas question de les apprécier. Au contraire, ces flammes séparées du brasier qu'était son Ukaku n'étaient autres que des projectiles.

Le vieux chat le savait et c'est pour ça que du bas de son dos parût un long appendice bleu sombre, un bleu nuit. Comme une longue queue féline, il se détendit pour parer les projectiles, virevoltant lui même pour protéger sa détentrice. Les flammes furent bloquées, mais certaines passèrent à côté. Alors qu'elles mourraient sur les murs et le sol, ces derniers s'assombrirent, et une légère fumée parût, comme si une grande chaleur venait d'être échangée. Tel était le cas, les flammes ne l'étaient pas seulement en apparence. Ces projectiles, bien qu'incapable de percer la moindre défense par leur force, étaient destructeurs quand ils touchaient leur cible, la brûlant à un certains degrés.

C'est de part cette incapacité de percer une défense que le Picasso se rabattait sur son Ukaku pour se protéger ou profiter d'une ouverture. Cette fois cela n'avait pas marché, et il pouvait sentir le regard malicieux de la goule adverse, son sourire morbide, même derrière son masque animal.

Loin d'être découragé, Akimitsu prit appui sur jambes et fila droit vers la goule féline. Son Koukaku perça son manteau et son gilet. Des ronces violacées et sanguines paraissaient sur son bras, s'enroulaient autour de ce dernier. Des fleurs poussèrent dessus, presque cristallines...et aux reflets similaires. Alors même qu'il n'avait pas atteint sa cible, son bras était recouvert de fleurs sanguines, mauves, rosées, qui se mirent à tourbillonner soudainement, sans aucun autre bruit que la douce brise qu'elles causaient. Pourtant, cette arme ne pouvait que faire peur. Là où ses flammes peinaient en force, son Koukaku était une toute autre histoire...une véritable tronçonneuse florale.

Cependant, il avait sous-estimé l'agilité du matou, peu habitué qu'il était à affronter des ennemis possédant beaucoup de ressources. Ainsi, le Picasso avait chargé le chat...mais cette dernière était habile et avait déjà enroulé sa queue sous elle. Avec une pression incroyable, elle se détendit comme un ressort en sautant par dessus son attaque. Avec sa vitesse, et sans son ennemi pour le ralentir, il continua sa course, les fleurs dansantes s'approchèrent alors de la demoiselle aux cheveux vermeils.

Bien que surprit, il réagit au quart de tour. Plantant son Ukaku dans le sol, il parvint à ralentir et s'arrêter à un pas de l'inspectrice, ses fleurs mortelles léchant la quinque de cette dernière, si tant et si bien qu'elle s'était apprêtée à parer le coup. Akimitsu tourna la tête et vit alors la féline enfiler ce qui semblait être des poings américains. Au final, il avait eu raison de ne pas la sous-estimer...elle était bien plus forte qu'il n'y paraissait.

Son regard se tourna à nouveau vers la colombe. Il ne la connaissait pas. Elle ne le connaissait pas. Mais il espérait...de toute façon, il n'avait pas le temps pour ça. Picasso se retourna donc vers le chat, tournant le dos à la colombe. Bien sûr, cela était un risque...mais il était prêt à le prendre. Dans le feu de l'action, il avait été incapable de lire son visage. Mais si elle écoutait son instinct, il espérait qu'il lui dirait de s'allier avec un prédateur. Bien sûr, le siens lui criait qu'il était un inconscient...mais depuis quand obéissait-il à TOUS les ordres que cette source sûre lui donnait?

Peu importait, à présent. Les ronces à ses bras se replièrent sur elles même pour ne former qu'une seule et unique branche, de couleurs chaudes et froides se côtoyant en son sein. Alors, il murmura à l'intention de l'oiseau immaculé :

-Je vous offre une ouverture.

Ceci dit, il fit un mouvement de bras vers le haut. Un long trait rubicond se détendit de son bras, partant dans les airs, avant de s'en retourner droit vers Old Cat. Cette dernière sembla surprit de la rapidité du projectile, et décida d'esquiver sur le côté...mais alors même que la branche touchait le sol à l'endroit même où la goule se trouvait, quelques pics parurent de sa surface bouillonnante et s'étendirent, comme sur une ronce, et elle dû se baisser pour ne pas s'écorcher ou s'empaler. Les pics, quand à eux rentrèrent aussi vite qu'ils étaient sortis, incapable de maintenir autant de formes à la fois pour trop de temps.

Mais de par cette attaque, il venait d'offrir une opportunité à la colombe. La garde du chat était ouverte, elle qui venait déjà d'échapper à une attaque. Le risque qu'il prenait était calculé...et il espérait ne pas se tromper. Dans le cas contraire...il serait dans l'obligation de se retirer, si le coup ne le tuait pas sur place. A moins qu'il ne soit assez réactifs pour parer ou éviter une partie du coup. De par les deux lames de la colombe, il pressentait qu'elle se trouvait plus à l'aise au combat rapproché. L'allonge qu'elle avait lui donnait un avantage sur son adversaire, qui devait redoubler d'agilité pour espérer l'approcher. Et le moment où elle se concentrerait trop sur une tâche, elle révélerait une ouverture. A ce moment, l'issu du combat serait scellé. Cela étant, c'était dans le meilleur des mondes.

Après tout, elle allait sûrement le frapper de sa lame, et il devrait alors la parer avec son Kukaku, plus prévu pour l'esquive que la défense impénétrable. Bien qu'il avait confiance en ce qu'il pouvait faire, combattre deux personnes à la fois était peut-être trop pour lui. Dans ce cas là, il se retirerait, en prenant garde de mettre l'enfant à l'abri. Mais pour le moment présent...

Les secondes allaient répondre à son questionnement.
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Nagahara Yoshiko E.
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Ven 24 Juin - 0:02
A peine Yoshiko prit en main ses feuilles d’acier que l’affrontement entre les deux goules commença. Et, sincèrement, ses yeux appréciaient le spectacle. Elle trouvait cela... Beau ? L’acte en soi était bien sur détestable, la violence n’était pas une valeur à endoctriner et encore moins à mettre en œuvre, mais les étranges et belles flammes de l’Ukaku qui semblaient danser devant son regard la fascinait. Puis, tel un volcan, des balles de feu s’en échappaient et se projetaient avec violence contre le chat. Celle-ci, grâce à son fin et long appendice  ressemblant drôlement à une queue de matou, se protégeait.

Yoshiko restait en arrière, affûtant la moindre occasion d’attaquer. Ses muscles tremblaient sous le coup de l’impatience et du stresse. Néanmoins, elle se retenait. Si la jeune femme intervenait maintenant, elle risquerait de se blesser inutilement, Old Cat était trop sur ses gardes. En plus elle gênerait la goule au masque bizarre. L’occasion ne se montrait toujours pas.

Perdant peu à peu son attention malgré elle, sa vision se glissa sur les environs, puis à l’arrière du pont. Qu’elle ne fût pas sa mauvaise surprise lorsqu’elle constata qu’un enfant, apeuré et tenant à peine sur ses jambes, tel un nouveau né se trouvait là ! Pourquoi est-il là ? Pourquoi ne prenait-il pas la fuite ? Pourquoi portait-il un manteau jaune canari ? Yoshiko n’aimait pas cette couleur. Elle était un peu trop voyante à son goût. Idéale pour se faire remarquer et attaquer. Imaginez un peu si les colombes s’habillaient avec des manteaux au couleur du soleil. On ne les appellerait plus des colombes, mais des cannetons !

Yoshiko sortit de cette réflexion poussée et pas du tout superficielle lorsqu’elle vit « masque bizarre » foncer droit sur elle, un kagune pointé sur la colombe. Que ? Par réflexe, Yoshiko recula d’un pas et mit ses lames bleutées devant elle, pour s’assurer sa garde et amortir un peu un futur choc. Qui n’arriva pas. La goule s’était arrêtée de justesse. La jeune femme se blâmait d’avoir laissé ses pensées divaguer au loin. Elle respira un bon coup et sa concentration d’origine revint.

Alors, la goule à l’Ukaku lui tourna le dos, faisant face au chat. C’était un homme, vu sa carrure.  Yoshiko était décontenancée. Savait-il qu’il prenait un risque démesuré en agissant comme cela ? Le savait-il ou était-il complètement inconscient ? La jeune colombe n’avait qu’à le transpercer pour le tuer. Pourtant... Pourtant, ses actions démontraient qu’il ne la voulait pas comme ennemie. En tout cas, pas pour l’instant.

-Je vous offre une ouverture.

Yoshiko n’en revenait pas. Elle s’était trouvé un allier inattendu.
Comme annoncé, l’homme lui offrit une possibilité d’assaillir son adversaire. La jeune femme sortit du champ de vision du chat, qui venait juste d’échapper à une autre attaque. La colombe courut vers sa cible. Elle s’en approcha sans bruit et la poignarda dans son dos en retirant ses lames à l’horizontale. La chair fit un horrible bruit de succion.

Le chat, malgré sa réçente blessure profonde, se retourna vivement vers la colombe. La goule gémit de douleur et pestait conte Yoshiko. Qui sentait toute la rage de sa proie.

-Espèce de....

La colombe ne lui laissa pas le temps de finir. Elle lui mit un coup vif d'épée, que la goule esquiva de justesse. Pour riposte, le chat l'assena de rapides et précis coups de Bikaku. Yoshiko ne pouvait pas tous les esquiver. Elle sentit que le Kagune de l'ennemie lui faisait de multiples entailles, sur le visage, le coup et le reste du corps, mais elle tenait bon.

Yoshiko reculait peu à peu sous les attaques, trop occupée à se défendre qu'à être offensive.
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Ven 24 Juin - 12:42

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Allies of circumstance 」


Une silhouette rapide et la brise dans son sillage. A vrai dire, il fut surprit. Lui qui s'attendait, se préparait même, à parer une attaque, voilà qu'elle s'alliait à lui pour vaincre cet adversaire. Une alliée pour le moins inattendue. De dos, elle semblait comme un fantôme à la crinière ardente, ses deux instruments de mort du bleu de la nuit, les ailes d'une colombe mortelle. Pas un mot, pas une phrase, elle s'était lancée. Et cette action valait bien plus que mille mots aux innombrables significations. Dans la pénombre provoquée par le pont au dessus de leur tête, elle se glissa comme un prédateur de la nuit.

Prenant son adversaire à revers, agile comme l'oiseau qui lui servait de surnom, Akimitsu ne put s'empêcher d'être admiratif. Au final, la frontière entre prédateur et proie était mince. Alors que les goules pensent que les humains sont souvent bien faibles, certains d'entre eux, les colombes, s'arment et retournent la situation. Mais au delà de ce concept même, il y avait autre chose. Eux aussi avaient des sentiments. Eux aussi se battaient pour quelque chose. Pour défendre autrui...les goules, pour survivre. Il fut assaillit d'une grande mélancolie...mais il ne pouvait pas se laisser distraire trop longtemps.

Ainsi, son alliée poignarda le chat dans le dos, retirant les lames avec force, en un bruit de déchirure des plus écœurant. Le goudron sous ses pieds se teinta d'écarlate, alors même que la blessure laissait déjà choir une rivière sanglante. Cependant, cela n'avait pas été suffisant. La goule se retourna, grognant sons et propos vis à vis de son agresseur, et s'évertua à lui offrir un déluge de coup de sa longue queue, son Bikaku. Et il voyait qu'elle maîtrisait bien son art. Leur adversaire faisait preuve d'une telle rapidité et d'une telle précision que même la garde de l'investigatrice n'était pas suffisante pour lui éviter quelques blessures.

Voyant son compagnon de circonstance dans l'embarras face à l'offensive du félin, le Picasso décida de retourner à l'attaque. La longue ronce revint rapidement vers son propriétaire, et forma à nouveau l'arme aux fleurs tournoyantes. Pliant puis détendant ses jambes, il bondit alors prêt à retomber sur leur ennemi avec toute la force de son saut. Etant déjà engagée au combat, il pensait que cela serait suffisant pour la toucher et finir le travail entamé par la demoiselle qui avait décidé de s'allier à lui.

Pourquoi Old Cat avait-elle agit ainsi? Qu'est-ce qui la poussait à chasser les vivants et se nourrir de certains organes et pas d'autres, gaspillant ainsi de la nourriture? Le plaisir? Les orgasmes? Comment pouvait-on considérer une vie, humaine ou goule, d'une valeur inférieur au plaisir? Comment même pouvait-on considérer une vie par sa valeur? Il ne le saurait probablement jamais. La vie du chat allait se terminer et il ne pourrait pas lui poser ces questions.

Ou du moins le pensait-il. Alors même qu'il s'approchait dangereusement, la goule portant le masque au côté écorché déclara, tout en continuant son offensive :

-Vous me sous...

Interrompant sa phrase, son Bikaku fit soudain se replia soudainement, avant de donner un coup horizontal au niveau des jambes de l'investigatrice, de façon à la prendre par surprise et la déstabiliser. Le jeune homme au masque étrange n'eut pas le temps de voir si cette action avait portée ses fruits, car, à peine avait-elle effectuée ce mouvement qu'elle s'abaissa pour se retourner et faire face avec son Bikaku. Mais là où il pensait briser ce frêle appendice, les fleurs de sa tronçonneuse florale rencontrèrent quelque chose de bien plus imposant.

En effet, le bout de la queue du chat venait de s'agrandir et formait maintenant une véritable patte, armées de griffes. Les fleurs produisirent un crissement, comme celui de l'acier contre l'acier, mais ne parvinrent pas à briser cette arme nouvelle, tout juste à la fracturer quelque peu. Alors, les griffes se referma sur son bras armé pour l'attraper.

-...estimez mes chers!

La patte le maintint fermement, et l'envoya avec force vers le mur derrière, après l'avoir fait tournoyer au dessus de la tête du chat. Bien que cette forme qui lui était auparavant inconnu l'avait surprit, il ne se laissa pas abattre. Usant de ses flammes, il parvint à se retourner et à arriver les pieds les premiers contre le mur, où il prit appui...avant de bondir à nouveau vers son adversaire. Cette dernière émit un léger rire déconcertant, comme si le fait qu'il reparte à l'assaut lui faisait plaisir.

Le chat se décala sur le côté, non seulement pour l'éviter, mais également pour empêcher la colombe de la prendre à nouveau par surprise en l'ayant dans sa ligne de vue. N'attendant pas de savoir l'état de cette dernière, par ailleurs, Akimitsu se lança de nouveau à l'assaut après avoir atterrit. La queue du chat venait de redevenir fine, elle privilégiait donc la vitesse à la force brute de la patte qui était plus lente. C'est ainsi qu'il s'engagea dans un combat contre elle. Malgré la force de ses coups, il n'était pas aussi rapide qu'elle , et elle parvint à le blesser plusieurs fois aux bras et aux jambes, sans parvenir à faire plus de dégâts que des coupures peu profondes.

Désormais, la balle était dans le camp de la colombe aux ailes de nuit.
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Nagahara Yoshiko E.
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Ven 24 Juin - 16:04
Ses multiples entailles commençaient à lui faire mal. Pourquoi étaient-ce les petites blessures qui faisaient plus mal ? C’était injuste. Yoshiko faiblissait légèrement à force d’essayer de parer tous les coups, tous plus violents les uns que les autres. Si la colombe ne faisait rien, elle se retrouverait bientôt acculée. Situation qu’elle voulait à tout prix éviter.

Au coin de l’œil, Yoshiko vit avec soulagement que son nouveau compagnon se préparait pour un nouvel assaut. Ce sentiment la troublait. Auparavant, elle ne s’était jamais autant reposer sur ses collègues, et encore moins sur une goule. Jamais tout court d’ailleurs. Mais peut-être était-ce pour cette raison qu’elle s’appuyait sur lui. Parce qu’ils n’avaient aucun attachement et que c’était une goule. Donc un être bien plus fort que les humains et qui ne se brisait pas facilement...
Bah, elle cogiterait sur ça à un autre moment. Pour l’instant, Yoshiko devait veiller à bien se défendre.

La colombe vit l’homme sauter avec force, son Kagune ressemblant à une grosse ronce fleurie en avant. La brune continuait toujours à se défendre, mais en relâchant un peu, malgré elle, sa garde. Peut-être que le combat allait finir sur cette dernière attaque. Et après... Et après elle verrait bien ce qu’ils feraient. S’ils s’affronteraient ou non. Secrètement, Yoshiko espérait cette seconde perspective.


-Vous me sous..., laissa la goule en suspend

Là, tout ce passa vite. La queue de l’adverse partie se replia subitement, et faucha les jambes de la jeune femme. Qui voyait tout cela mais son corps avait refusé de bouger à temps pour éviter ce coup. Elle retomba sur ses genoux en réprimant un cri. La douleur la lançait affreusement, et le sang écarlate coulait abondamment. Heureusement, Old Cat avait reporté son attention sur l’autre goule. La jeune femme regarda, en soulevant son jean, l’état de la taillade. Elle soupira de contentement. Tout allait, ce n’était pas trop profond, mais suffisamment pour la mettre un moment hors d’état de nuire.

Avec son quinque, elle déchira le bas de son manteau taché maintenant de sang pour se faire des bandages de fortune. Elle les serra bien fort. Une fois fait, elle entreprit de se relever avec ses lames. Parfait, elle tenait debout. Normalement elle pourrait courir. La colombe se re-concentra sur le combat. La goule à l’Ukaku attaquait toujours Old Cat et Yoshiko le remerciait intérieurement de lui avoir fait gagner du temps pour panser rapidement ses blessures.

Désormais, Yoshiko ne pouvait plus la prendre par surprise, elle était dans son champ de vision. Si la jeune femme se décalait, la goule se décalerait aussi.

-« Tss »

Yoshiko profita d’un instant où Old Cat se tenait à distance de l’homme pour se décida à intervenir. Sans un bruit, la colombe courut droit sur le chat, quinque en avant. Puisqu’elle ne pouvait plus compter sur la surprise, autant faire confiance à ses autres sens. Old Cat était prête à riposter, se disant peut-être que l’attaque de la brune était un acte désespéré. Yoshiko lança une de ses lames de toutes ses forces sur la goule, au niveau de son masque. Celle-ci le repoussa avec son Bikaku, et à ce moment là, elle perdit la colombe de vue. Yoshiko en profita pour aller dans son dos avec agilité et la transpercer à nouveau. Elle retira sa lame encore à l’horizontal et recula avec vitesse pour éviter de se prendre un contre coup.

Elle respira à pleins poumons. Cette attaque lui avait coûté plus d’énergie que prévu.
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Ven 24 Juin - 23:56

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Allies of circumstance 」


Pendant un instant, il croisa le regard du chat. Celui-ci lui fit froid dans le dos. C'était comme si il venait d'observer un tigre assoiffé de sang en affrontant son regard. Un précipice, un abysse incertain mais il était sûr d'une chose : La mort l'observait du plus profond de ces ténèbres, de ces yeux émeraudes. Tant de violence, de haine et de plaisir...contrastant avec une telle agilité, une telle beauté dans les mouvements. C'était pour le moins troublant.

Au milieu de l'échange des coups, drôle de danse au final qui n'aurait de conséquence que le dernier souffle de l'un d'entre eux, l'harmonie fut brisée par un projectile. A vrai dire, le long instrument de guerre n'était pas sensé être un projectile, mais il avait à ce moment cette fonction. Délaissant ses attaques, la goule para avec son long appendice violacé, seulement pour découvrir que l'artiste ayant joué avec ne se trouvait plus là.

Akimitsu l'avait vu lancé sans hésité son arme du coin de l'oeil. Ce fut cependant son agilité, sa rapidité...sa grâce à elle aussi qui l'impressionna. Jamais il n'aurait crû un humain capable d'être aussi réactif, et pourtant. Il devait bien l'accorder, son action était...belle? A nouveau, quelque chose perça la peau et la chair de leur ennemie, lui arrachant un cri de douleur avant que l'épée ne se voit retirer de manière encore plus douloureuse.

Sans attendre, le Picasso s'élança dans l'espoir de la frapper alors qu'elle souffrait. Mais il en fallait plus pour la déstabiliser, car voilà qu'elle s'agenouilla pour éviter son coup horizontal, puis bondir en arrière, dans un salto qui n'aurait pas déplût aux acrobates d'un cirque. Ce faisant, elle arriva à quelques pas devant la colombe, qui venait quand à elle de respirer avec force, sûrement fatiguée de par le superbe coup qui venait de prodiguer une sacrée blessure à Old Cat.

Furieuse, il pouvait voir son Bikaku frémir, de colère ou de peur? C'est alors que son regard tourna légèrement...et il ne mit pas un instant à comprendre. L'enfant. Bien sûr, si elle en profitait, elle aurait non seulement tué une personne de plus, mais elle récupérerait son énergie et ils seraient alors dans de beaux draps. Mais ce n'était pas tant leur vie que celle de l'enfant qui fit que son coeur cessa de battre.

Très rapidement, son esprit jugea toutes les possibilités. Mais aucune n'était satisfaisante. L'enfant mourrait si il ne parvenait pas à la toucher...ou il serait touché par une de ses attaques. Alors, il n'avait qu'une seule solution, que sa panique lui servit en urgence, comme un met que l'on doit manger brûlant. C'était un peu osé, et créatif, mais c'était le seul moyen de l'atteindre à temps. Pour la suite...il ne pouvait prévoir que le pire. Mais si il pouvait sauver cette vie cela en valait la peine. Il avait déjà échoué une fois...

Hors de question que cela se répète.

Ainsi, il concentra toute sa force dans son Koukaku...avant qu'il ne l'envoi se planter dans le sol et s'agrandir. Usant de l'extension de la ronce comme moyen de propulsion, il parvint à prendre de la vitesse. Passant à côté de la colombe, il n'était sûrement qu'une forme qui disparu subitement, de par l'allure à laquelle il allait. Il atteignit la position du chat alors même que celle-ci se retournait pour planter son extrémité perforante dans la gorge du petit, qui tentait tant bien que mal de ramper en arrière, sur le dos, prit de terreur. Il ne pouvait pas l'empêcher...sans que...

Sans même prendre le temps de décider, il ramena la ronce à lui, alors même qu'il prenait appui sur ses pieds pour bifurquer. Alors qu'il prenait appui avec ses mains pour défendre le jeune humain de son corps, il sentit quelque chose lui taillader le dos. Non...quelque chose venait de rentrer dans sa chair, sur tout le côté gauche, avant de tracer un sillon abject jusqu'à son épaule droite. Un liquide rubicond se répandit sur le sol. Quand à lui, il hurla un cri de douleur. Quand à elle, ce fut un rire fielleux s'échappa de sous son masque défiguré.

-Pathétique!

Des larmes écarlates perlaient d'une blessure à son oreille, sur le visage du garçon pétrifié. Pourquoi donner sa vie pour autrui? Oui, pourquoi vouloir protéger quelqu'un qu'on ne connait même pas, qui est un humain? Une forme de nourriture? Non. Ce n'était pas une nourriture. Quelque part il voyait...il La voyait. Et si il ne s'était pas jeté là pour le protéger, il se serait sentit...coupable?

Ses pensées ne purent pas aller plus loin. Une grande griffe vint le frapper de façon horizontale, en plein dans l'épaule. Un horrible craquement se fit entendre, alors que son bras gauche venait de se déboîter, et que la force du coup devait bien lui avoir fracturé quelques os. De par l'intensité de l'attaque, il fut projeté sur le côté, roulant même un peu plus loin. Heureusement, son masque, qui avait fait une rencontre pour le moins mouvementée avec le sol, n'était que dangereusement éraflé.

-Protéger un humain, quelle connerie.

Le chat alors, d'un pas assuré, s'approcha du gamin. Prête à déguster cette chair jeune et probablement délicieuse de son point de vue. Bien sûr, elle restait attentive. Mais elle était bien trop sûre d'elle. Akimitsu tourna la tête vers la colombe. Il devait être en piteux état, mais il n'avait pas encore sortit toutes les cartes de son jeu. Ainsi, il chercha à accrocher son regard, alors que ses flammes, son Ukaku, sortaient de son dos et qu'il se redressait légèrement.

Il était dans l'incapacité de combattre sérieusement avec un bras gauche en moins, bien qu'il soit droitier...car la douleur était difficilement tenable, en plus du fait qu'il peinerait à se défendre. Mais le regard qu'il lança à son allié de fortune, si tant et si bien qu'elle parvenait à voir ses yeux au travers de ce visage illusoire, était celui de la détermination. De celui qui n'a pas l'intention d'en rester là. L'idée qu'il avait été à nouveau, inédite...mais également complètement folle.

Les flammes dans son dos se mirent à se joindre entre elle pour ne former qu'un unique et imposant brasier. Mais là où les autres dansaient, celui-ci semblait...plus liquide, dégoulinant, comme si il ne parvenait pas à tenir sa propre forme. Avec toute la force qui lui restait, le Picasso se redressa sur ses genoux, prêt à user d'un dernier atout...il n'attendait que l'ouverture que pourrait lui proposer sa comparse. Encore fallait-il qu'elle ait saisit son regard...

Et que le courage soit autant en lui qu'en elle.
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Nagahara Yoshiko E.
CCG || Inspectrice 2ème Classe
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Dim 26 Juin - 0:56
A peine la colombe finit d’exécuter son mouvement et s’est éloignée que la goule alliée affrontait déjà leur ennemie commune. Cette dernière, à la très mauvaise surprise de Yoshiko, esquivait encore bien son attaquant. C’était plus que décourageant. La brune la vit effectuer un superbe salto arrière et se positionner juste devant elle.
Venait-elle pour se venger ? Qu’importe, la colombe se mit en garde. Elle n’avait pas l’habitude d’être à une seule lame. Arriverait-elle à assurer sa défense ?

La queue du sal matou se frétillait anormalement, comme si l’ennemie préparait quelque chose. Yoshiko resserra sa poigne sur son unique épée. Et puis, son compagnon de fortune, tel une ombre, passa devant la jeune femme à une vitesse ridiculement hallucinante, sans qu’elle ne comprenne l’utilité de ce mouvement. S’il voulait aller auprès du chat, il aurait pu y aller en marchant. Alors pourqu-

Oh non. Yoshiko venait de comprendre en voyant la queue du chat se diriger vers sa nouvelle cible. Le gosse au manteau jaune citron ! Sa vie allait être prise, et la colombe ne pouvait rien y faire. Même si elle partait maintenant, elle ne pourrait pas dévier le Bikaku. Et encore moins l’arrêter. Néanmoins, elle se mit à courir vers l’enfant en évitant Old Cat. Son partenaire était partit devant, alors peut-être qu’il y avait-il une petite chance. Qu’il faudrait saisir. Mais il ne fallait pas avoir beaucoup d’espoir. C’était une goule. Pourquoi une goule voudrait-elle sauver la vie d’un jeune humain ? Yoshiko ne se faisait pas d’illusion ; il avait sûrement prit cette détente extraordinaire pour attaquer la goule. Rien de plus.

Un hurlement, puis un ricanement amer déchirèrent la nuit mouvementé. Yoshiko s’immobilisa brusquement avant de voir un corps être balancé violemment sur le côté. Par chance, ce n’était pas celui du gamin. Ce qui voulait que... Non. Ce n’était pas possible... Il avait protégé le gosse. Cet acte signifiait beaucoup. Ce gars n’était un ennemi. Ce n’était pas un ennemi pour la race humaine.

La goule au masque étrange s’était faite rudement malmené. De son coté gauche coulait en grande quantité du liquide vital. Il avait l’air très mal en point, cependant, ses gestes démontraient qu’il pouvait -qu’il voulait- encore se battre ; son Ukaku était de sortit et il se redressait. Et cette impression se confirma lorsque Yoshiko croisa son regard à travers son masque. C’était un regard résolu, déterminé. Il ne laisserait pas la goule s’en tirer. Il protègerait le gamin en jaune. Pour cela, il avait l’air d’avoir un plan : son Ukaku changeait de forme. Yoshiko la décrirait comme une goutte d’eau qui tombait indéfiniment. C’était joli.

La goule adverse continuait d’avancer vers l’enfant. Yoshiko souffla pour se détendre et remit en place ses lunettes. Comment détourner l’attention de la goule ? Yoshiko observa les environs. Elle aperçut sa seconde lame pas loin. Il faudrait qu’elle la récupère.
Elle démarra sa course. Si elle attendait plus longtemps, le gosse mourrait. Elle s’élança vers le vil matou, en prenant sa deuxième épée au passage. Arrivée à sa hauteur, elle la chargea, n’essayant plus de la tromper. Le chat se retourna vers la colombe et la para facilement.

S’engagea un affrontement dans lequel quinque et kagune s’entrechoquaient, virevoltant dans une danse mortelle. Grâce à cela, Yoshiko parvint à créer une certaine distance entre le gosse et le combat. Soudainement, dans un moment où la colombe faiblissait, Old Cat redoubla de puissance dans ses attaques. Yoshiko n’arriva pas à parer le Bikaku qui filait vers son visage. Elle se protégea par réflexe avec son bras droit. Qui fut transpercé. La colombe ne réalisait pas la douleur et se sentit virevolter dans les airs, puis violement projetée sur l’un des murs des ponts. Elle le rencontra avec son dos. Le choc lui fit prendre conscience de la douleur. Elle gémit.

Me^de. Elle n’avait pas réussit à crée une ouverture pour son allié. Son attaque avait lamentablement foirée. En plus, elle allait perdre conscience pour un temps.
Rah... Elle était vraiment inutile parfois...
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Dim 26 Juin - 2:28

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Allies of circumstance 」


Des perles iridescentes, à gauche et à droite. Plic...ploc...comme le son de la pluie sur une surface de verre. Comme le bruit du sang sur le carrelage du salon, rouge comme les plaies des corps. Et l'odeur. L'odeur de chair brûlée. Les flaques fumantes et crépitantes. C'était cela, la force cachée de cet Ukaku. Ce n'était pas seulement un moyen de défense, pas seulement un moyen de se déplacer. Ni de lancer des projectiles solides, non. Il y avait là bien plus que ça.

La demoiselle était déjà au combat, elle avait chargée sans attendre, évitant ainsi à leur ennemi d'enlever une vie à cette terre. Akimitsu se redressa sur ses jambes tremblantes de douleur. Non, il n'était pas habitué à ça. Depuis qu'il avait commencé ses rondes, il n'avait rencontré que les plus petits poissons du lac, et il le réalisait à présent, face à ce poisson-chat des plus féroces. Comment avait-il put être si naïf? Se dire qu'il pourrait sauver ceux qu'il croiserait? Qu'il pourrait vaincre ce qui se dresserait sur sa route, comme une sorte de sombre héro d'un mauvais conte de fée? Non, ce monde n'était pas féerique, ce n'était pas une histoire qui se terminait par "Ils vécurent heureux". Personne, dans cette ville...dans ce monde, ne vivait heureux jusqu'à la fin des temps. Peut-être qu'au fond...

Au fond, ils avaient tous une raison de maudire le monde présent.

Des fleurs, déchirées, fanées à moitié, aux couleurs ternes, était-ce cela, leur monde? Les ronces poussant sans fleurs, simplement guidées par une soif de liquide vermeil qu'elles ne parvenaient pas à tarir? Qu'elle ne voulait pas contrôler? Cette pensée troubla la surface de son esprit comme si une pierre venait de tomber sur la surface d'un lac. Un lac...un jardin...les poissons, les fleurs et les ronces. Dans une danse folle, destructrice. Chacun ayant des mots, des paroles. Des maux, des souffrances. Des bonheurs, de la compassion. Chacun si gorgé de couleurs, pourtant si froid, si distant. Non, c'était bien plus terrible que ça. Et bien qu'il ne saisissait pas, il résumait ça à une couleur : Gris.

Désormais totalement redressé sur ses jambes, il chassa les divagations loin de lui. Concentré à présent, il vit la colombe danser dans les airs, mais dans un tempo qui était si dissonant par rapport à ses pas précédents...et il remarqua les gouttelettes rubicondes qui accompagnait son vol. Une aile blessée. Le mur contre elle. C'était de sa faute, il ne s'était pas battu assez bien. Non...il n'avait jamais combattu ainsi. Quelque part, son coeur battait vite...de peur et d'excitation. Quelque chose, tout au fond de lui, lui indiquait que ceci...cette sensation...était agréable. L'adrénaline lui monta à la tête. Oui, il pouvait la vaincre. Grâce au secret de son père. Parer un projectile était une chose...

Mais qu'en était-il d'un liquide?

Revigoré, il se mit à charger vers elle. Old Cat se prépara à parer...mais au dernier moment, il abaissa son Ukaku devant lui...et le redressa d'un coup. Une partie de la flamme étrange et dégoulinante se détacha. Et de flamme elle passa à flaque. Une grande flaque, de la taille d'un homme, qui tomba comme une étrange pluie vers la goule meurtrière. Celle-ci fut surprise, et tenta de se défendre. Mais sa queue ne parvint qu'à bloquer une partie de l'étonnant projectile. Celui ci, à la rencontre de l'obstacle, plia légèrement. Une partie resta, fumante, sur l'appendice de la féline...l'autre, tel un véritable liquide, se détacha et passa au travers de sa garde.

C'est quand elle fut touchée qu'elle se mit à crier, à hurler même. Le fluide aux vives couleurs attaquait le tissu, puis la peau, un feu acide...sous forme liquide. Une arme des plus improbables. Touchée un peu partout, elle sauta à couvert, sur le pont, se secouant pour envoyer plus loin cet agresseur insaisissable. Mais il n'y avait rien à faire. L'humeur agressive restait attachée, disparaissant peu à peu. Quand la goule atteint le point en hauteur, une partie de ses vêtements étaient en lambeaux...et de la chair brûlée, accompagnée d'une odeur pestilentielle, pointait au niveau des trous formés. Même son masque avait été touché et se fissurait.

Ce n'allait pas être suffisant. Réunissant toutes ses forces, il fit s'agrandir la flamme dans son dos. Grande...plus large...plus imposante, recourbée, comme une vague prête à déferler sur un rivage. La tactique sembla fonctionner, car il l'entendit fulminer en hauteur. Elle cracha des mots, mais qu'il ne parvenait pas tout à fait à comprendre. Peut-être un "on se reverra". Ou un "Je te retrouverais". C'était...la première fois mais cela ne lui fit aucun effet. Il se sentait si...fatigué, d'un coup. Soudain, Old Cat déguerpit, sans demander son reste, en passant par le pont, disparaissant de sa vue.

Au même moment, ses appendices revinrent à lui. Son bras droit ballant de fatigue, l'autre qui ne répondait plus et qui lui donnait l'impression d'avoir une barre de métal enfoncée jusqu'au coude. C'est alors qu'il ressentit toute cette fatigue. Les sauts, ses kagunes...jamais il n'avait eu à déployer toute cette force et il s'était surprit lui même. Avec le souvenir, douloureux, de son père avant sa mort. Au moins lui aurait-il apprit à son insu quelque chose d'important. "Merci Papa" pensa-t-il, alors que le monde basculait, et qu'il se retrouvait dos contre le sol, sentant la blessure à cet endroit qui geignait, son cerveau qui pleurait. Mais lui tenait bon.

Loin dans le ciel, au dessus d'eux, les étoiles brillaient, et la lune semblait sourire. Narquoise, comme à son habitude, voyant tout mais ne voyant rien. Tout était devenu si calme. Comme un orage qui paraît et qui part à la minute d'après. Lui respirait fortement, non dû aux blessures, ces dernières le faisait plus souffrir qu'autre chose, et il savait qu'il pourrait en guérir éventuellement. Non c'était...vraiment, l'utilisation de tant de ses capacités. Soudainement, il venait de réaliser à quel point il était faible, en comparaison de ceux pour qui la vie était une guerre perpétuelle. S'opposant à des forces adverses...et lui, qui nageait à contre courant de tout cela.

Finalement, cette nuit lui avait apprit certaines choses. Et il savait maintenant qu'il était loin d'être prêt. Il lui faudrait s'entraîner...Se préparer. Encore lui restait-il à savoir comment. Dans tous les cas, il n'entendait plus le garçon. En tournant la tête, il réalisa qu'il était seulement inconscient. La peur peut faire fuir même l'esprit. Au moins était-il en vie, c'était là le plus important. Ils avaient réussi. "Ils". Comme cela était inconcevable. Un oiseau blanc et un mangeur d'homme. Enfin...de cadavres pour son cas. Elle lui avait permit tant de choses, et il lui avait sûrement évité la mort. Au final, il lui devait la vie aussi. C'était une sensation étrange. En sachant que dans son état, il mettrait quelques minutes sûrement avant de pouvoir bouger et partir.

De par le choc, il estimait qu'elle aussi mettrait un peu de temps à se remettre, mais il ne pourrait s'enfuir avant. Et si elle le souhaitait, il lui serait aisé de mettre fin à ses jours, comme tout membre du CCG l'aurait fait. Le fait qu'il était peut-être entrain d'observer les étoiles pour la dernière fois le rendit assez triste. Dire qu'il aurait put parcourir tant de chemins. Peut-être...changer une chose. Ou deux, il fallait être ambitieux. Aurait-il droit à des fleurs, lui aussi? Tout comme il en avait offert à ceux qui lui avait permit de vivre jusqu'alors? Probablement pas.

Alors, Akimitsu attendit. Attendit d'entendre la colombe reprendre connaissance. Attendit le son des armes récupérées. Puis il attendrait le coup final...et l'abysse inconnu de la mort. Après tout, peut-être avaient-ils combattus ensemble. Peut-être s'étaient-ils aidés l'un l'autre. Mais, au final, les circonstances avaient fait un travail étonnant. Maintenant que tout était finit, que le calme était revenu, qu'est-ce qui pouvait bien se mettre en travers de la route de l'extermination d'une goule? Qu'est-ce qui pouvait bien empêcher un artiste de la mort pour son espèce de faire son travail? Ce pour quoi il était destiné?

A moins qu'il ne soit lui aussi un être humain, une petite voix décida de lui murmurer à l'oreille, car il n'y a pas que la haine dans nos cœurs, mais également la reconnaissance, la compassion...qui mènent à d'autres circonstances.
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Nagahara Yoshiko E.
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Lun 27 Juin - 0:04
Lorsqu’elle reprit connaissance, Yoshiko ne savait plus où elle se trouvait. La nuit était calme, apaisante. Elle se demandait pourquoi elle était couchée sur quelque chose de dur, sur le côté, et pourquoi son corps faisait aussi mal.

Elle ouvrit les yeux. A cet instant, elle se souvint de tous les évènements. Quelque chose clochait. Elle n’entendait aucun bruit de lutte. La colombe se redressa et ne vit que le flou bleu foncé de l’obscurité. Ses lunettes étaient tombées, elle ne voyait rien. Fichu problème de yeux ! De sa main gauche, elle les chercha, les ramassa et les remit sur son nez.

Le combat était finit. Il n’y avait plus aucune trace d’Old Cat. Seuls les corps du gamin-poussin et de la goule allié restaient. Etaient-ils encore vivants ? D’ailleurs, si le sal matou avait gagné, comment se faisait-il qu’elle soit toujours en vie ?

Yoshiko rassembla ses forces et se leva en s’appuyant contre le mur. Elle récupéra ensuite ses lames encore tachés de sang. Elle avait horriblement mal à sa jambe gauche. Elle avait du mal tombé du mur. La colombe décida d’aller d’abord voir l’enfant, elle en était plus proche. Il ne bougeait pas. Elle craignait le pire. Arrivée à lui, elle ressentit une grande bouffée de soulagement. Le gosse n’était qu’inconscient. Il y avait du sang sur lui, mais Yoshiko doutait qu’il ne lui appartenait. Pour vérifier, elle lui essuya délicatement le visage avec un bout de son manteau. Aucunes blessures à déplorer. Le liquide rougeâtre devait appartenir à-

Oh ! Comment allait-il d’ailleurs ? Si elle comprenait bien, durant le court laps de temps qu’elle avait été hors jeu, il avait dû assurer leur sécurité.
Elle lui devait la vie. C’était un peu étrange de se rendre compte qu’elle devait sa vie à un prédateur. Comme si on lui prouvait que les relations entre goules et humains pouvaient devenir...plus pacifiques. Enfin... Ils se nourriraient toujours d’humains, c’étaient dans leur nature. Mais en y réfléchissant, on pouvait reproduire cette situation n’importe quels animaux. Prenons, par exemple, les poulets et les humains. Ceux-ci mangent des poulets. Etait-ce donc pour cette raison que les poulets se défen... Ouhlà... C’est un terrain dangereux ça...

La jeune femme s’approcha maintenant de son partenaire de combat. Il était salement amoché. Approchant à quelques centimètres de lui, elle planta ses épées dans le sol, pour pouvoir s’accroupir auprès de lui, sans perdre son équilibre. Elle se rendit-compte qu’elle les avait placées à quelques millimètres du bras blessé de la goule. C’était un miracle que Yoshiko ne lui avait pas fait encore plus mal. La colombe était fatiguée, sa précision baissait.

« -Heu...Je..., balbutia-t-elle, Je.... Merci...heu... »

Elle s’arrêtant se rendant compte qu’elle aurait voulu le remercier en disant « Merci + prénom », mais elle ne connaissait pas son identité. Encore heureux qu’elle ne le connaissait pas. Sinon, cela voudrait que c’aurait été une goule jugée dangereuse par le CCG et qu’elle aurait été obligée de le tuer.
Là, elle n’en avait ni l'envie, ni la force.
Elle n'allait pas le tuer.

« -Merci d’avoir sauvé ce gosse couleur banane ridicule. Merci de m’avoir sauvée. »
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Lun 27 Juin - 13:56

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Serenity after the fire 」


Tout se déroulait comme un rêve troublant. Tout d'abord il l'entendit, quelques instants lui avaient été nécessaires pour retrouver ses esprits, reprendre les armes. Puis elle clopina non loin, sûrement pour s'assurer de l'état de la toute jeune vie qui s'était arrêté devant la porte de la mort. Mais il allait bien. Son corps lui n'était pas atteint, mais il faudrait attendre de voir si il en était de même pour son esprit. Akimitsu ne savait que trop bien l'effet qu'une scène terrifiante pouvait avoir sur...comment le savait-il? Non. Alors que des souvenirs tentaient de briser les barreaux de la cage de l'oubli, il fit en sorte de les pousser plus profondément encore. En aucun cas il ne voulait ressasser le passé. La douleur était encore bien trop forte. Et...il savait, au plus profond de lui même, que des morts pesaient sur son inconscient.

Suivant cela, la fleur ailée s'approcha de lui, des pas lents et mesurés qui sonnaient à ses oreilles comme le tintement d'un glas. Enfin, le sifflement des lames dans l'air. Le choc...contre le sol? En effet, elle venait de planter les deux quinques à un cheveu de son bras gauche. Pour tenir en place? C'est vrai qu'elle n'était qu'une humaine...mais il devait avouer qu'elle était assez résistante tout de même, pour pouvoir se relever si vite, malgré la douleur et la fatigue. Lui continuait d'observer le ciel nocturne, cette peinture mystérieuse. Alors comme ça, il ne mourrait pas ce soir? Quelle drôle de pensée...de sensation. Ce soulagement qui n'était pas seulement dû au fait qu'il survivrait...non, ce n'était pas ça. Cet apaisement était c'était de la joie. De savoir qu'il existait des fleurs capable de ne pas s'attaquer à des ronces si celles-ci prenaient garde à se montrer douces.

Puis vinrent des propos, des paroles. Comme sa voix lui semblait douce, pour une colombe capable de le tuer, dont le travail était de le tuer si elle le souhaitait. En vérité, jamais il n'aurait imaginé discuter ainsi, à la merci d'un exterminateur de goule en se sentant si calme et...sauf? C'était très particulier, mais loin d'être désagréable. Des remerciements, voilà ce que la jeune femme aux cheveux rappelant les feuilles d'un arbre en automne voulait lui transmettre. Quelque chose se craquelait à l'intérieur de lui même. Comme si un mur entier, moyen de défense face à la dure réalité, venait de subir l'assaut du temps en l'espace d'une seconde. Car entendre un "Merci" de la bouche de quelqu'un qui le considérait comme un monstre n'avait été jusqu'alors qu'un désir impossible. Un rêve qu'il ne pourrait jamais atteindre.

Son coeur se mit à battre plus rapidement, alors même que des perles aqueuses perçaient la muraille de ses yeux, afin de déferler sur ses joues. Derrière le masque saugrenu se déroulait un bal aquatique, où les larmes le soulageaient d'un poids qu'il portait depuis bien trop longtemps. Le Picasso tourna la tête vers l'oiseau immaculé, bien qu'elle ne pouvait le voir...ou peut-être le ressentirait-elle? Dans tous les cas, son regard amarante pouvait trahir à la fois la joie et la tristesse. Mais cela ne dura qu'un temps, puisqu'il détourna aussitôt la tête pour de nouveau observer la voûte céleste. Puis il répondit à la fleur à ses côtés :

-Ce n'est rien. Sans vous, mes actions n'auraient pu porter leurs fruits. Ce garçon, ses goûts en matière de couleur aussi ridicule soient-ils, vous doit la vie également. Tout comme moi je vous la dois, pour m'avoir permit de faire fuir cette meurtrière.

Alors, il essaya de se redresser...mais il ne parvint qu'à relever un peu sa tête avant qu'elle ne retombe en arrière. C'est à ce moment qu'il réalisa que tout son corps le faisait souffrir. A la fois fatigué, et blessé au dos et le bras dans un état loin d'être normal. Il ne pourrait pas partir tout de suite. Son instinct lui soufflait de s'enfuir...mais son corps rétorquait qu'il était impossible de se mouvoir pour le moment présent. Voilà qu'il se retrouvait dans une situation perturbante. Lui qui partait dés que possible...d'une timidité sans borne dans ce genre d'occasions. Troublé par le fait qu'il était masqué et...au final, il se sentait à la fois mal à l'aise et soulagé. Un cocktail improbable qui ne faisait que renforcer son désir de fuite, il voulait échapper à la discussion, échapper à son coeur qui battait rapidement, à la fois de stress et d'appréhension. Il décida de contrer son embarras par des mots...lui aussi avait des émotions à faire savoir :

-D'habitude, les fleurs ont peur des ronces. Elles les étouffent, poussent sur leurs dépouilles. C'est...rare de trouver quelqu'un qui arrive à percevoir les fleurs poussant sur ces "monstres" armés d'épines. Rare de trouver quelqu'un qui...décide d'observer les choses pour ce qu'elles sont, plutôt que pour ce qu'on pense savoir d'elles. Pour cela...merci.

Il était vrai que cela n'était pas commun. Et peut-être...il se permettait de penser l'impensable. Comme un enfant espérant pouvoir un jour décrocher une étoile et la garder tout contre son coeur. Lui qui s'était protégé de la douleur tout ce temps. Qui s'était plié à la fatalité, acceptant le fait que le monde n'était qu'une horrible mascarade où le bonheur n'était qu'un interlude qui ne durait pas. Peut-être s'était-il trompé finalement. Peut-être. Au dessus d'eux, le bruit des véhicules brisait la tranquillité de la nuit. Et sa respiration saccadée de par les blessures semblait comme le bruit d'un grillon à l'agonie. Mais il finirait par s'en remettre.

-Vos frères et soeurs ne tarderont pas à venir. Après tout, rares sont les solitaires, plus communs sont les bouquets...

Oui, si jamais il ne parvenait pas à se relever avant que d'autres colombes n'arrive, aussi gentille que celle-ci soit, il ne s'en sortirait pas. Dans le pire des cas, ce serait la fin. Dans le meilleur des mondes, il se retrouverait emprisonné. Privé de liberté. En un sens, dans son esprit, ce sort était bien pire que la mort. Il ne put s'empêcher de soupirer...peut-être s'était-il réjouit trop tôt.
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Nagahara Yoshiko E.
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Mar 28 Juin - 0:09
La goule ne répondit de suite... Goule... C’était étrange. En ce moment, elle ne le considérait plus comme un monstre assoiffé de sang, enfin affamé de chair humaine, ni une proie à chasser. Non. Il n’était plus qu’un allié. Seul le masque et l’absence de nom lui rappelait leur position respective. Prédateur et Proie. Colombe et Goule. Humaine et « monstre ».

Puis il commença à parler. La première réflexion que se fit Yoshiko en l’attendant, était que sa manière de formuler ses phrases n’était pas commune. Il s’exprimait tout en métaphore florale. Les images étaient belles. Il associait les humains avec des fleurs. Les goules avec des ronces. Les humains n’étaient pas tous des fleurs délicates. Loin de là. On ne pouvait pas dire que les Colombes, les meurtriers et humains les plus sombres en étaient.
Il la remerciait aussi. Néanmoins, la colombe ne pouvait accepter ces remerciements. C’est lui qui avait fait fuir le vieux matou. Ce qui voulait dire que le danger n’était écarté que temporairement. Elle reviendrait sûrement à la charge pour se venger. A moins que le CCG ne l’arrête avant. Mais ce n’était pas le moment d’y penser...

Puis, il parlait d’elle. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine fierté. Il déclarait que c’était rare de voir quelqu’un observer le monde pour ce qu’il est, plutôt que d’avoir une certaine vision codifiée par la société. En un sens, c’était vrai. La jeune femme avait passé outre des barrières les séparant. Cependant, c’était pour une question de survie. Et parce qu’ils avaient le même ennemi à ce moment.

En dernier, il lui rappela que ses compagnons n’allaient pas tarder à arriver. Ah ! La galère... Comment leur expliquer ce qu’il venait de se passer ? Elle n’était pas prête à les affronter... Que faire ? En plus, son allié de fortune n’était pas prêt à bouger. Ses blessures étaient trop graves pour qu’il puisse faire le moindre mouvement. Elle ne pouvait pas le porter pour le mettre en sécurité, elle n’avait plus aucune forces.

Cette nuit lui avait rappelé trois choses essentielles, assombries peu à peu par l’usure de la répétition de l’action de tuer. De un, derrière chaque goules se cachaient une vie. Une vie. Elle répéta en boucle ce mot dans sa tête. Elle ne se souvenait plus exactement de la période où elle l’avait oublié et associé les goules à des espèces de machine sans cœur et sans pitié.
De deux, elle décida qu’à partir de maintenant, elle observerait le monde avec recul. Du point de vue des humains ET de celui des goules, pour tenter de prendre les meilleures décisions possibles pour les deux clans. Mais elle n’était pas naïve. Ses idées n’allaient pas être bien reçues par son organisation. Et puis, toutes les goules n’étaient pas aussi pleines de bon sens, certaines tuaient juste pour le plaisir.
Les humains n’étaient pas composés de que blanc, et les goules que de noir. Ils étaient gris. D’un beau gris.
De trois, ce n’était pas si mal de se reposer sur quelqu’un. Vraiment pas si mal. A ce moment, s’il n’avait pas été là, elle serait morte.
Ah... Voilà que les larmes lui montaient aux yeux. Elle ne put les retenir bien longtemps. Yoshiko baissa la tête en espérant vainement que la goule ne les apercevrait pas. C'était mort, elle pleurait comme une madeleine.
Elle était heureuse. Heureuse d’être en vie. Heureuse de cette rencontre, qui signifiait un changement possible dans leur société.

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Mar 28 Juin - 21:38

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「When we cry together for our wronged world 」


Plic...ploc. Au milieu des sons de la ville sous un ciel étoilé, au milieu de son coeur comme un cheval au galop, au milieu du bruit encore tenace des kagune s'entrechoquant, des cris de douleur et des souffles de fatigue. Là, juste à côté de lui, il y avait quelque chose qui tombait petit à petit. Oh, il avait remarqué qu'elle avait baissé la tête, mais jamais il n'aurait crût...jamais, même dans un rêve, ou dans un cauchemar, n'aurait-il pu voir les perles de pluie d'une colombe. Encore moins...dans une telle situation. De façon ironique, cela ne fit que le troubler encore plus et fit redoubler la taille des petites rivières creusant son visage, derrière son masque.

Pourquoi? Pourquoi cette pluie soudaine? Pourquoi ces larmes après le brasier de l'affrontement? Etait-elle heureuse de se trouver ici en vie? Lui ne ressentait qu'un vide étrange, comme si sa vie n'avait pas d'importance. Un vide...mais ses larmes ne produisaient en rien un vide au creux de son coeur, bien au contraire. Chaque goutte tombant au sol, dégringolant de ce visage inconnu...et désormais plus proche qu'avant, était comme une fleur s'ouvrant dans un jardin froid et désolé. Peu importe la raison de ses pleurs, ils résonnaient avec une incroyable humanité et il se prit à avoir de la peine...et de la joie...et au final, un rempart soigneusement bâtit, il y a de cela des années, se brisa.

Soudainement, Akimitsu chercha des forces au plus profond de lui même, rassemblant ce qu'il pouvait, puisant de la force dans ces larmes qu'il ne pouvait laisser seules un instant de plus. Toujours plus souciant des autres que de lui même, il souhaitait consoler cette personne, peu importe son nom, peu importe ce qu'elle était, peu importe ses armes plantées au sol, peu importe ce qu'ils étaient sensés être tous deux. Pour lui...

Pour lui, elle n'était qu'une personne qui pleurait à cet instant précis.

Alors, dans un sursaut aussi calme que la brise nocturne, il déploya son Ukaku de manière à se redresser. Tête, dos, puis il parvint à se mettre à genoux. Ce fut suffisant, et les flammes s’effritèrent avant de se dissoudre. Mais lui était là, et ses bras entourèrent délicatement la demoiselle aux cheveux bruns. Mais au final...lui aussi pleurait, lui aussi tressautait des pleurs qu'il ne voulait pas s'avouer. Mais là où il ne se souciait que du bien être des autres, il en avait oublié, écrasé son propre malheur, qui se rappelait à présent à lui, plus fort que jamais bien qu'il ne souhaitait pas l'accepter.

Pourquoi? Pourquoi ces perles aqueuses ne voulaient elles pas s'arrêter? Pourquoi la pluie continuait-elle de s'abattre sur ce jardin au milieu duquel trônait un abri solitaire, un jardin sous un toit fermé? La joie. Mais aussi la peine, la souffrance plantée en terre depuis des années, qui s'était transformée en un arbre massif, aux racines noueuses, aux branches d'un noir resplendissant de mélancolie. Et à présent, la pluie tombait, enfin, les feuilles laissaient choir cette rosée antique, que le vent s'était refusé à déplacer. Qui avait grandit tout ce temps.

Cette colombe qui était sensée le tuer, mais qui l'avait aidé. Celle là même qui avait décidé de le remercier. "Enfin". Enfin, quelque chose lui semblait briller dans ce monde sans couleurs. Enfin l'espoir commençait à planter ses racines. Enfin...enfin.

Pendant un instant il resta ainsi, serrant contre lui son...pouvait-il l'appeler amie? Etait-il possible que cela soit vrai? Qu'il ose la considérer...comme quelqu'un avec qui il pouvait parler? Il n'en savait rien. Mais à cet instant précis, il était contre elle, à la fois pour réconforter celle qu'il ne souhaitait pas voir pleurer, mais également pour chercher du réconfort, une chaleur agréable pour son coeur fracturé, blessé par la fatalité de la vie et ce monde aux nombreuses injustices. Goule, humain...ils ressentaient de la même manière. Joie, tristesse, colère, haine, amour...de la même manière. Pourtant...pourtant.

Cela importait peu. Le temps sembla passer pour lui comme des heures. Il sentait là une odeur aguicheuse...mais il avait apprit, depuis longtemps, à la détester. Oui, il avait besoin de se nourrir, ne serait-ce qu'un peu, pour retrouver son énergie et pouvoir fuir. Mais il ne s'abaisserait pas à ça. Pas ici. Pas avec elle, ni avec lui. Bien qu'il savait que d'autres oiseaux nocturnes viendraient, même si il ne savait pas quand, il préférait encore finir entre leurs serres que de devoir se nourrir de l'un d'entre eux vivant. Jamais. Il s'en était fait la promesse, il y a de cela longtemps.

Dans ce moment étrange, à la fois unique et improbable, il ne put murmurer qu'une chose, alors que ses larmes enfin cessaient...

-Merci...
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Nagahara Yoshiko E.
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Sam 23 Juil - 23:36
Pleurer. Yoshiko avait toujours trouvé cette action étrange. Lorsqu’elle était enfant, la jeune femme se souvint d’avoir dit à ses parents, lors d’un jour pluvieux : « Les nuages y sont tristes. Ils pleurent. ». Comme l’eau s’écoulait des cotons voyageurs du ciel, les sentiments se déversaient dans des larmes salées. Déception, peine, angoisse, peur, haine...mais aussi l’émerveillement, la joie, le bonheur. Toutes ces émotions se mêlent et se mélangent, pour donner à la fin...
Une explosion ?
Un vide ?
En fait, elle n’en savait rien et ses pensées étaient trop embrouillées pour qu’elle puisse cogiter correctement.

Subitement, Yoshiko sentit deux bras s’enrouler autour d’elle. Chaleureuse étreinte, certes, mais la colombe ne put s’empêcher de se braquer, avant de se détendre. Pas parce qu’il était « considéré » comme un ennemi, de ça elle s’en contrefichait, mais parce qu’elle ne s’y était pas attendue et elle n’était plus habituée à ce genre de contact. Plus à partir de la mort de son... Le mot passait difficilement. La jeune femme pensait avoir fait son deuil depuis longtemps, mais... Mais ce n’était apparemment pas le cas. Elle sentit couler le sang de cette ancienne blessure qui se rouvrait. Ou plutôt qui ne s’était jamais fermée. Quelle médecine utiliser pour guérir cette meurtrissure de l’âme ? En existait-il seulement ?

Le souvenir de ce fantôme du passé fit redoubler ses pleurs malgré elle. Laisser ses pensées divaguer, ce n’était pas bon, vraiment pas bon pour le moral. Elle s’accrocha à lui comme à une bouée de sauvetage, refusant de se perdre dans les sombres méandres du passé.

Au bout d’un moment, grand ou petit, elle n’en savait rien, perdant la notion du temps, ses larmes ne coulèrent presque plus, néanmoins elle continuait de renifler d’une manière peu discrète et peu gracieuse, comme le ferait un enfant. La tête posée sur une des épaules de l’homme et l’air vivifiant du soir qui venait l’embêter, la jeune femme allait. Ni bien, ni mal. Elle allait juste.

Sa voix retentit. « Merci » disait-il. Yoshiko avait du mal, beaucoup de mal a accepter ses remerciements. Elle n’avait rien fait à part... A part s’allier à une goule. Ce qui résulte un peu de l’extraordinaire en soi. Mais elle n’était surement pas la seule. Surement pas.

Tout à coup, son cellulaire vibra. Yoshiko mit fin au...câlin réconfortant de son allié en reculant un peu. La jeune femme décrocha, ne prenant pas la peine de vérifier l’identité de l’auteur du dérangement. Il s’agissait d’un de ses collègues de chasse. Il lui demandait avec une pointe d’inquiétude si elle allait bien. Ils étaient enfin arrivés. Ils avaient dû voir sa moto et personne à côté.
Mince.
Elle ne savait pas quoi faire. Leur raconter ce qu’il s’était passé ? Leur mentir ?
Yoshiko paniquait. Au bout, de deux secondes de réflexion, elle lui sortit un : « Je vais bien » sec et lui raccrocha au nez.
Pour l’instant, ça fera l’affaire, se disait-elle.

Elle regarda la goule.
-« Ils sont là... Ils ne vont pas tarder à arriver... »
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Dim 24 Juil - 21:54

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Though our hearts beat as one, we can't fool reality 」

Ce moment unique, comme un rêve au milieu des cauchemars et de la banalité...il ne pouvait pas durer. A trop rester au pays des merveilles, on devenait étranger à la réalité. Cependant, celle-ci revint aussi vite qu'elle s'était faite oubliée. Ainsi, le bruit soudain d'un téléphone portable fut le bourreau de cet instant. L'étreinte cessa, plutôt, elle le repoussa délicatement tout autant qu'il s'écartait afin de la laisser décrocher et parler au travers de l'appareil. De son côté, il dû poser un poing à terre pour se stabiliser. Ses dents serrées lui permettait de tenir la sensation de brûlure intense qui lui parcourait tout le dos, s'écoulant jusqu'à sa taille. Sans compter les nombreuses entailles au devant de la scène, qui laissaient paraître leur fluide rubicond. Akimitsu se doutait bien de qui pouvait appeler la colombe à pareil moment. Le temps pressait, les aiguilles tournaient et n'attendaient personne. Gâchant même le plus doux des moments. Mais ce n'était pas de leur faute, après tout, jugulées par le Temps.

Un mensonge. En fait, pas vraiment. Elle allait bien. Épuisée, sûrement. Paniquée, très certainement. Mais d'eux deux, elle était celle qui s'en était sortit avec le moins de blessures. Cela lui allait tout à fait...bien qu'il aurait apprécié ne pas avoir terminé avec un os en morceaux et un dos présentant un véritable ravin écarlate. Cela signifiait que la mort venait à tire d'aile. Pourtant, une folle idée courait à vive allure, s’immisçait dans ses options. Non loin, le flot de l'eau menait vers l'embouchure, vers la mer. Peut-être que la force de cet élément pourrait lui permettre d'échapper à l'inévitable. Peut-être que cela était la seule solution...néanmoins, il savait que la douleur serait également présente, et qu'elle serait forte. Pouvait-il tomber malade également de par cette action? C'était malheureusement un risque à prendre.

Pendant un moment son regard croisa le siens. La demoiselle aux cheveux bruns confirma ses craintes. Doucement, le Picasso se contenta de hocher la tête. Avec peine, il appuya sur son poing droit, afin de se redresser. Le long manteau gris présentait des coupures nombreuses à l'avant, tandis que la poussière maculait son pantalon, comme si il s'était écroulé dans des cendres encore jeunes. A gauche, son bras pendait mollement...pourtant, il sentait qu'il pouvait encore le bouger. De façon surprenante, presque un miracle, l'os n'était pas cassé, mais la douleur lui signalait que ses muscles devaient être dans un tout autre état. Enfin debout, malgré ses jambes branlantes et son corps lui hurlant qu'il n'était qu'un ignoble fou décérébré, d'oser vouloir bouger dans un état pareil, à grand renfort de signaux douloureux, il se mit à bouger. Le jeune homme tituba en direction du rebord. Passant par dessus un cours d'eau annexe, il savait qu'une porte de sortie se trouvait là...sûrement la seule.

Arrivé à destination, il fixa les danses de l'humeur aqueuse, qui ne semblaient attendre que lui. Par une telle nuit, elle devait sûrement être glacée, cette eau sombre et inhospitalière. Sa tête pivota pour fixer la colombe, tandis que s'échappait de derrière son masque une voix désormais calme, en comparaison de celle teintée d'émotion d'auparavant :

-Je vous laisse l'enfant, occupez vous bien de lui, qu'il retrouve ses parents. Quand à moi...jamais je n'oublierais ce que vous avez fait en cette nuit. J'aurais souhaité discuter plus amplement avec vous, malgré que tout soit censé nous séparer...mais je dois tirer ma révérence. Je ne veux pas risquer l'emprisonnement, ce serait un sort pire que la mort. Adieu...ou au revoir.

Akimitsu se pencha près du rebord. Il ne sentait presque plus ses jambes. Si seulement il était possible de se régénérer plus vite! Si seulement...de plus, il hésitait à sauter, cela se sentait, pouvait se voir. Saurait-il seulement rester à la surface? Etant jeune, il avait déjà apprit...mais cela faisait si longtemps. Et de par l'état dans lequel il se trouvait, il était certains que rester à la surface pour ne pas se noyer serait un challenge équivalent à faire une nage crawlée sur plusieurs kilomètres. C'est en jetant un regard à son bras inerte qu'une idée sordide lui traversa la tête. Les goules pouvaient se régénérer plus rapidement en dévorant de la chair humaine. Mais peut-être...peut-être que manger une partie de soi même, dans une situation critique...non. L'idée fut tout de suite rejetée, à la fois par lui même, mais également par son estomac qui lui fit part de la terreur qu'il éprouvait à recevoir ce met non conventionnel. Bon...

Il n'y avait plus qu'à inspirer un bon coup et faire le grand saut. Comme à la première fois...et espérer que tout se passerait au mieux. En ignorant bien sûr le fait que tous ses vêtements seraient certainement ruinés pour les prochains jours. Cela promettait une bonne semaine au moins, ou plus, a se reposer et ne pas trop sortir.   
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Nagahara Yoshiko E.
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Lun 25 Juil - 23:39
A sa déclaration, dont la nouvelle ne l’enchantait guère, il hocha la tête et peina à se relever. Au vu de ses nombreuses blessures, le masqué devait souffrir. La jeune femme aurait voulu l’aider mais...que pouvait-elle faire ? C’était déjà assez difficile de te tenir sur ses deux jambes blessées, alors soutenir quelqu’un n’était pas une très bonne idée. Alors Yoshiko resta là, accroupie, à le regarder bouger lentement.

Au fond d’elle, la colombe étai un brin affolée. Elle ne savait toujours quoi dire à ses co-équipiers. Ce n’était pas dans son habitude de ne pas écrire de rapport, ni d’en faire un falsifié, du moins un peu. Mais ce n’était pas non plus dans ses habitudes de trahir les siens.
Que devait-elle faire au juste ?

Si elle dirait la vérité, ces supérieurs la blâmeraient. Elle n’en éprouvait pas beaucoup l’envie. Peut-être pour ne pas casser l’image d’une femme discrète que l’on avait d’elle. Ou alors pour ne pas se faire surveiller h24 par son organisation... Bref, ces raisons ne l’encourageaient pas à prôner la vérité. Dans ce cas il lui faudrait déformer la réalité. Elle n’avait cas dire qu’une goule l’avait aidée à en terrasser une autre, mais qu’elles s’étaient enfuies toutes les deux. Bah voilà. C’était réglé... Bon, ça tenait pas debout, et il faudrait qu’elle fasse en sorte que tout le monde gobe ça, mais ils le goberaient.

Soudainement, elle émergea de sa cogitation, la goule lui parlait. Yoshiko fut surprise de ne plus le trouver en face d’elle, mais à côté du lac. Non... Il ne voulait quand même pas... prendre cette voie dangereuse, si ?

Il lui demandait de prendre soin du petit poussin égaré et qu’il aurait voulu discuter plus amplement avec elle. Cette dernière aussi. La jeune femme avait tout plein de question à lui poser. En premier, pourquoi il les avait protégés ? Pourquoi ne pas avoir aidé Old Cat ? Yoshiko savait que ce n’était pas la joie entre goules, mais de là à s’entretuer...

Cette nuit, Yoshiko avait découvert deux mondes totalement opposés. Celui de l’entraide entre deux espèces originellement ennemies, et celui de la violence inter-espèce. En fait, c’était comme avec les humains. Ils se tuaient entre eux. Voilà pourquoi ils n’étaient pas si différents en fin de compte. Voilà pourquoi elle ne comprenait, ou ne comprenait plus, cette haine entre les deux mondes.

Maintenant elle se demandait pourquoi elle faisait ce boulot, qui l’avait presque transformée en machines à tuer, oubliant peu à peu la valeur de la vie. De toute façon, elle continuerait ce travail. Elle n’avait pas que ça, mais presque.

Bref. Il voulait sauter.  Et comme tout à l’heure, Yoshiko ne pouvait rien faire. Elle n’avait pas assez de temps pour le cacher en attendant que ces blessures guérissent.
Ce sentiment d’impuissance, Yoshiko ne l’appréciait guère.
La colombe se releva assez péniblement, et alla d’un pas peu assuré vers la goule. Elle regarda les flots en contrebas.
-« Ne mourrez pas... et au revoir... »
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Mar 26 Juil - 20:35

ft. Nagahara Yoshiko E.

ft. Takano Akimitsu

「 Arigatōgozaimashita soshite...sayonara 」


Dans sa voix la crainte. Mourir? A cela, il ne put réagir qu'en souriant derrière son masque. Qu'un oiseau s'inquiète pour lui, une maudite ronce, était totalement surnaturel. Étonnant...mais pas désagréable. Loin de l'être à vrai dire. En contrebas, l'eau était calme, mais tout de même mouvante. Cela ne serait probablement pas son heure. Délicatement, il porta la main aux attaches qui permettait de bien maintenir le voile qui cachait son visage, même dans le feu du combat. Alors, il tourna une dernière fois la tête vers celle qui l'avait aidé, non seulement au péril de sa vie, mais également en contradiction avec sa formation même. Lui révélant alors seulement une partie de son sourire, il lui glissa, d'un ton calme néanmoins teinté d'un peu d'amusement :

-Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas une chose inscrite sur mon agenda pour aujourd'hui.

Alors, sans même attendre une réponse et en prenant sur lui même pour ne pas hésiter plus longtemps, il sauta. Son bras se leva afin de retirer son masque, qu'il maintenait fermement, de crainte de le perdre. Les jambes droites, le bras gauche bougeant quelque peu. Le vent sifflait à ses oreilles une mélodie qui allait en crescendo. Mais pour lui, le temps était comme plus lent, plus doux. Pendant sa chute, il réalisa tout ce que cette nuit représentait pour lui. Pour la première fois, il s'était allié avec une colombe. Pour la première fois, il avait été jugé non par pour ce qu'il était sensé être, mais pour ce qu'il était. Pour la première fois...il n'avait plus aussi peur de l'avenir. Akimitsu prit une grande inspiration, mais un sourire parut sur son visage. C'est alors que sa tête était remplie d'espoir que ses pieds percèrent la surface.

Tout d'abord, il y eut la sensation désagréable d'être mouillé. Le froid, l'eau était incroyablement glacée. Il coulait, encore...encore...puis tout cela se stabilisa. Dans son poings droit serré, son masque, il l'avait encore, il était sauvé. Puis il y eut la douleur, cinglante, crissante, presque insupportable. Tout son dos venait de s'enflammer, en contradiction totale avec le froid ambiant. Ses poumons remplis d'air lui permirent de remonter, mais il sentait également l'eau dans son nez, qui lui irritait les narines. Battant des jambes avec le peu de force qui lui restait, il parvint enfin à remonter à la surface.

L'air, enfin. Akimitsu inspira goulûment, comme si il respirait pour la première fois. Puis il passa le dessus de sa main sur ses yeux. Ceux-ci s'entrouvrirent, enfin débarrassés de l'humeur aqueuse qui les gênaient tant. Plus en hauteur, il croyait voir la forme, soudain plus petite, de la demoiselle aux cheveux bruns. Rapidement, il préféra se trouver sur le dos. La douleur était moins importante, son corps s'y habituait, mais ses dents étaient serrées. Il pouvait sentir ses vêtements trempés lui coller au corps. Mais il était en vie. Il allait vivre...il s'en était sortit. Doucement, il se laissa guider par les flots. Par une telle nuit, et avec des vêtements sombres, il échapperait à la vigilance des oiseaux qui viendraient vérifier l'état de leur équipière. Et si elle était vraiment avec lui...si elle avait réellement accepté tout cela...alors elle ferait en sorte de ne pas attirer leur attention sur les flots.

Dans le ciel, il y avait peu d'étoiles. A cause de la ville, des lumières et de la pollution. Mais il voyait parfaitement la lune. Argentée, presque narquoise. Mais ce soir, il ne pouvait pas la blâmer.

Car cette soirée resterait pour lui un moment très spécial.

----

Le ciel était bleu, parsemé de-ci de-là de quelques moutons blancs. Il porta à ses lèvres la tasse contenant le précieux café, presque fumant, il l'aimait très chaud. Assis à sa table, il observait les passants...mais également le fleuriste sur la rue d'en face. Bien sûr, sa commande était...peu conventionnelle, il était possible qu'elle ne soit pas prise en compte. Mais il connaissait assez bien l'établissement pour savoir qu'il y avait tout de même une chance qu'ils fassent la commande. Cela faisait déjà quelques jours...il n'était pas tout à fait rétablit. Son bras gauche était prit dans une écharpe de fortune, qu'il avait fait lui même. Cependant les autres blessures s'étaient refermées.

Depuis cette nuit, il pensait toujours à la colombe et l'aide qu'elle lui avait apporté. Et puis...il voulait lui faire savoir qu'il avait tenu parole. La morte n'était vraiment pas dans ses projets. C'est alors qu'il vit un livreur sortir avec un carton qu'il reconnut parfaitement. C'est en souriant qu'il paya l'addition, en terminant sa boisson préférée, avant de repartir chez lui pour se reposer. Il se souvenait très bien, la veille au soir. Il était venu, masqué. On lui avait demandé ce qu'il voulait, mais il avait juste répondu qu'il allait passer commande, à livrer le lendemain. Pas d'identité donnée, il avait payé...c'était même un peu flou. Toujours était-il qu'il avait donné une description de la personne devant recevoir la commande...et il était partit, un peu précipitamment même. Mais ils le faisaient. Après tout, il avait payé...donc...bah. Il devait vraiment aller se reposer avant d'avoir la migraine...son petit séjour dans l'eau devait lui avoir apporter un début de rhume qu'il se devait de soigner.

Dans le petit carton porté par le livreur en scooter, en ce début de matinée, se trouvait un bouquet. Un mariage de Jasmines et d'une seule Belle-de-Jour, l'amitié et la promesse liées ensemble. Puis autour, quelques roses rosées, pour la confiance accordée. Enfin, accompagnant les roses, quelques verbenas pour la coopération effectuée. Peut-être ne parlait-elle pas le langage des fleurs...mais dans ce cas, elle trouverait sûrement la lettre glissée dans le bouquet avant son départ. Il espérait juste qu'elle le recevrait bien...après tout, il était le début de la matinée. C'était un bon moment,il en était sûr. Akimitsu observa le ciel...c'était une magnifique journée.

Lettre dans le bouquet:
 

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Nagahara Yoshiko E.
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Mar 9 Aoû - 13:07

Colombe, ronces et justice

A
sa demande, celle de ne pas mourir, il retira les attaches de son étrange masque aux arabesques étranges. Allait-il lui montrer son visage ? Il ne devait pas le faire, ce geste était trop dangereux pour eux. Il arrêta son geste, la laissant voir son sourire. Il n’avait pas l’intention d’abandonner sa vie dans ce cours d’eau. Sa réponse, formulée avec une pointe d’amusement, lui confirma cela.  

Puis, il sauta. Yoshiko l’observa, appuyée sur la rembarre du pont, tomber avec un peu d’inquiétude.
Lorsqu’elle vit une ombre réapparaitre des flots un peu plus loin, la jeune femme soupira de soulagement.

C’était bon, sa vie était peut-être hors de danger. La colombe quitta le pont et se dirigea vers le gosse couleur  poussin. Il avait enfin reprit connaissance et tremblait tout en regardant autour de lui. Il avait dû avoir la peur de sa vie. Yoshiko s’agenouilla auprès de lui.
Elle lui sourit chaleureusement.

« -Le danger est écarté, tout va bien. Tu es en sécurité. Comment tu t’appelles ? »

Le petit encore trop choqué, ne lui répondit pas. Il restait là, figé sur place.

« - Traumatisme post-attaque, hein ?
murmura-t-elle,  c’est bien ma veine... »

La jeune femme ne savait pas gérer ce genre de cas. Elle ne savait pas comment le rassurer. Alors, elle se releva, laissant l’enfant avec ses cauchemars, et alla reprendre ses quinques toujours plantés dans le sol bitumineux. Les décoincer s’avéra plus difficiles que prévu. Yoshiko n’avait plus de force dans les bras; elle prit plus de temps qu’il ne lui en fallait d’habitude pour les récupérer.

C’est après ce moment de difficulté que les autres colombes apparurent. Ils avaient l’air concentrés , quinques en main, prêts à combattre quelques goules . Ils avaient du croiser le cadavre laissé par Old Cat. Ils vinrent à elle.

« -Que s’était-il passé Nagahara ?
-Cet enfant a besoin d’une prise en charge rapide monsieur. »

Les colombes se dispersèrent dans le lieu de combat. Seul son précédent interlocuteur resta près d’elle. A ses regards interrogateurs et insistants, Yoshiko savait qu’il voulait savoir pourquoi ils se retrouvaient avec un cadavre et un enfant traumatisé sur les bras. Avant de dire quoi que ce soit, elle pesa ses mots.

« - Je suis désolée, j’ai laissé deux goules s’échapper, mais la vie du petit en dépendait... »

C’était à une toute petite moitié vraie. Yoshiko n’aimait pas mentir.

                                                                 ***
Quelques jours étaient passés depuis cette rencontre. L’enfant avait retrouvé ses parents, mais il avait quelques séquelles psychologiques. Fichue Old Cat. C’est comme si celle-ci avait quelque part gagnée. Ce soir-là, elle avait prit deux vies ; le gosse n’allait pas reprendre de sitôt une existence normale.

Yoshiko était exténuée. Ses doigts n’en pouvaient plus d’écrire sur le vieux clavier des ordinateurs du CCG. Encore quelques mots et elle en terminait avec les rapports sur les deux goules. Qu’elle n’avait d’ailleurs pas envie de rédiger. Finalement, elle avait marqué un truc comme ça, mais en mieux : les deux goules s’étaient battues et qu’elles étaient parties ensuite.

La jeune femme s’étira, elle avait finit. Elle quitta son bureau pour prendre un peu l’air. Dehors, un beau soleil figurait dans le ciel, éclairant la ville sur son passage. La jeune femme ne savait pas vraiment où elle allait, elle se laissait guider par ses pas. Ses blessures n’étaient pas encore guéries, elle avait toujours mal. Néanmoins c’était un peu mieux : le lendemain de cette soirée, elle s’était réveillée avec d’horribles courbatures, incapable de faire le moindre geste.

On l’interpella. Un homme portant un petit carton s’avançait vers elle. Il avait des habits de fleuriste. Après un : «Une commande pour vous », il la laissa seule avec le paquet. Que contenait-il ? Qui lui envoyé  cela ? Sur la boite cartonnée, il n’y avait pas marqué d’expéditeur.

Elle l’ouvrit et y vit des fleurs. Des belles fleurs. Elle n’en connaissait pas la moitié. A l’intérieur, caché par le bouquet, elle trouva une carte. Un sourire illumina son visage. Ces fleurs venaient de lui. Lui. Cet homme qui lui avait fait espérer un monde meilleur.
Un ami.


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