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Rumeurs

x On aurait aperçu Jezabel faire une déclaration d'amour à un lampadaire suite à une soirée trop arrosée...
x Il paraît que le GDN (Gang Des Nains) composés de Renji, Caïn et Eto organiserait la contre-offensive pour prouver que ce qui est petit est très dangeureux.
x Apparemment, les dangereuses personnes que sont Clyde, Kohaku et Jezabel ont l'intention de créer une nouvelle religion, basé sur le St PapierBulle. Je n'en connais pas les détails, mais doit-on craindre pour nos vies?

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Code par MV/Shoki - Never Utopia


Bienvenue dans un Tokyo moderne plus dangereux que jamais...
 
Merci de privilégier les groupes Aogiri, CCG & Humains qui manquent cruellement d'effectifs à votre inscription!
Concernant les goules, on aimerait voir plus de rangs B & C, on rappelle que le rang de la goule ne fait pas sa force. ~

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Mer 17 Fév - 18:52

 
Alone

 

 
T
u étais là à fixer le mur couvert de sang et l’homme qui gisait à tes pieds. Te bousculer sans s’excuser ? Dans quel monde vivaient les gens ? Pas dans le tien en tout cas. En plus de ne pas s’excuser, il t’avait insulté. Grave erreur, puisqu’il en avait payé de sa vie. La journée commençait très mal pour toi et tu le sentais. Tu étais énervé et tu ne savais pas comment évacuer cette colère. Aller tuer des gens ? C’était ce que tu venais de faire. Exploiter des enfants ? Tu n’avais pas vraiment l’humeur de le faire. Tu levas les yeux vers le ciel, constatant qu’il s’apprêtait en plus à pleuvoir. Décidément c’était une journée de merde, et pourtant elle ne faisait que commencer. Quelle plaie…

Au final tu quittas cette ruelle en laissant le cadavre derrière toi. Tu étais couvert de sang, ça aussi c’était embêtant, une chose que tu aurais voulu éviter parce que tu n’étais pas d’humeur. Tu étais prêt à tuer n’importe qui qui te regarderait de travers, c’était un fait. D’habitude tu n’étais pas comme ça, du moins pas aussi tôt dans une journée, tu prenais le temps d’y réfléchir et de programmer un plan, mais le temps pourri y était pour quelque chose. La pluie t’énervait plus qu’autre chose, en plus avec ce type que tu avais tué… Tch. Ils s’étaient donnés le mot pour que tu les abattes ou bien ? Parce que tu faisais rarement dans la dentelle. Depuis que tu avais croisé cette goule, ça t’avait amené à réfléchir sur ta condition, sur tout ce que tu faisais, mais au final tu en retenais quoi ?

Qu’être gentil, c’était décidément pour les faibles, et qu’il fallait tuer les parasites. Oh bien sûr, tu ne faisais pas de distinction entre les criminels et les innocents, même s’il fallait avouer que tuer des criminels, c’était bien plus amusant parce qu’ils avaient parfois du répondant, mais lorsqu’ils s’affaissaient comme de vulgaires poupées de chiffons, tu étais déçu que cela ne dure pas très longtemps. Comme quoi les humains étaient de fragiles petites choses en définitive. Une chose était sûre, il ne fallait plus que tu tues sur commande. Pour arrêter de te faire remarquer.

Perdu dans tes pensées, tu sentis quelqu’un te bousculer et ta réaction ne se fit pas attendre, tu te retournas rapidement pour empoigner par le col celui qui avait commit cet acte en le soulevant. Tu vis que c’était un gamin, qui avait les larmes aux yeux. Tu le fixas avec une méchanceté et une froideur rare, une flamme meurtrière brillant vivement dans tes yeux. Te calmer. Il fallait que tu te calmes. Ne lui fait pas de mal. Ce gosse ne t’a rien fait, il n’a fait que te bousculer. Sans s’excuser. Comme le type de tout à l’heure. Tu raffermis ta prise sur le col du gamin, qui commençait à pleurer, avant de souffler, tentant au mieux de maîtriser cette pulsion montante.


"Tes parents t’ont jamais appris à t’excuser, merdeux ? C’est pour les chiens peut-être ?", tu lui lanças d’une voix mauvaise.

Tu le lâchas, le gamin repartant dans les jupons de sa mère tandis que tu les regardais. Encore une famille heureuse, encore des gens qui ne comprenaient rien à la douleur, qui vivaient dans un monde parfait, rose, rempli de papillon. Cette vision te donnait envie de vomir, tellement ça te dégoûtait. Il fallait que tu les laisses tranquilles, tu ne voulais pas que le CCG intervienne comme la fois dernière, lorsque tu as rencontré Clyde. Cette douleur, tu ne voulais pas la ressentir, parce que dans ces moments-là tu étais faible. Et comme tu te tenais à tes principes, les faibles devaient mourir. En l’occurrence, toi aussi. Tu te détournas des gens qui te regardaient bizarrement, ayant de plus en plus envie de faire un meurtre, de tous les tuer, de tous les sortir de ta vue. Tu en avais vraiment envie, tu en tremblais tellement ça t’énervait. Sans compter ce mal de tête qui revenait.

Il fallait que tu te calmes.
Reprends-toi Masaki. Ce n’est pas la première fois que ça arrive, ce genre de situation. Calme-toi. Calme-toi. CALME-TOI. Tu poussas un gros soupir en continuant de marcher rapidement entre les passants, en tentant de ne pas les écouter pour ne pas les massacrer dans la seconde qui suivait. C’était dur, parce que les commérages allaient de bon train. Même s’il y en avait qui n’était pas au courant de ce qu’il venait de se passer, ils voyaient le sang sur tes vêtements. Ils le faisaient exprès ou quoi ces foutus humains ?! Impossible de leur faire confiance, impossible de les regarder autrement que s’ils étaient des insectes. Tu les détestais. Tu voulais qu’ils souffrent autant qu’ils t’avaient fait souffrir. Ils ne méritaient que ça de toute manière.

Tu t’engouffras dans une ruelle pour t’adosser à un mur et essayer de te calmer en te prenant la tête dans les mains, fixant le sol. Tu avais l’impression que ta tête allait exploser. C’était d’ailleurs ce moment que choisit quelqu’un pour t’attaquer. Une goule, puisqu’elle te lançait des cristaux dessus en s’approchant de toi avec deux cristaux en main pour te les planter dans le torse. Ukaku. Tu laissas ta nature de goule reprendre le dessus, tes yeux virant au noir et rouge, ton kagune se formant le long de ton bras, formant une espèce de katana, fonçant sur ton adversaire avec une rage sans nom pour le trancher net, puisqu’il était à quelques centimètres de toi.


"VA CREVER !"

Tu tremblais de tout ton corps, en retirant vivement les cristaux de la goule pour les jeter sur le corps inanimé de sa victime, en grondant, respirant fortement. Cela ne t’arrivait pas souvent, qu’est-ce qu’il se passait ? Tu n’en savais rien, tu n’aimais pas ça. Un mouvement te fit tourner la tête à l’entrée de la ruelle, prêt à tuer le moindre témoin.

 
Crédit: Neko-chan in Never Utopia
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Jeu 25 Fév - 8:02
« Alone... I have to be alone. I can't let anyone be close... I can't let them see my heart, my scars... »
Alone
   Bien sûr, elle avait tout vu du meurtre qui s'était déroulé sous ses yeux. Mais elle n'avait pas osé intervenir, pas du tout même. L'autre goule, celle qui venait de mourir sous ses yeux, n'aurait probablement pas eu de chance de toute façon; si ce n'était pas le blond qui l'avait achevé, ç'aurait été elle. Du moins, si elle avait été armée d'autre chose qu'un simple parapluie. Mais bon, c'est du passé maintenant, même si l'évènement était bien frais dans la mémoire de la jeune inspectrice.
   Comment elle en était arrivée là, Eika ne se souvenait plus vraiment tant elle avait été obnubilée par la vision atroce qui s'était présentée à elle il y a à peine quelques minutes. Ce jour-là, on lui avait donné congé, et de ce fait, elle n'avait rien à faire à part peut-être rester chez elle et broyer du noir à longueur de journée, jusqu'à temps qu'elle en ait marre et se fasse plus de mal que de bien sans entrer dans trop de détails. Alors elle s'était décidée à sortir, après avoir déjeuné, pris sa dose quotidienne d'anti-dépresseurs à l'heure prévue -rien hors de l'ordinaire quoi-, se disant que ça lui ferait probablement du bien de quitter sa maison un peu et prendre le temps de bien se détendre après un bon mois particulièrement difficile niveau missions. Sans même prendre le temps de se demander si sa tenue était convenable ou pas -elle avait juste attrapé le premier truc qui lui était passé sous la main, soit son kigu' de Nymphali avec ses noeuds-papillon roses et bleus-, elle s'était habillée en vitesse, enfilant ensuite une veste, ses bottes de pluie et emportant un parapluie, puis aussi rapidement qu'un éclair elle était dehors, la porte d'entrée verrouillée à clé.
   Comment elle commençait à regretter de ne pas avoir pensé d'emporter au minimum un de ses quatres quinques chéris...
   La jeune Hoshina avait beau être une inspectrice réputée pour son intrépidité par moments, mais là c'était une toute autre affaire. Elle était armée, normalement; là, elle n'avait rien d'autre qu'un vulgaire parapluie pour se défendre, devait-elle se faire repérer. Et comment se défend-t-on contre une goule lorsque l'on est pas armé? On ne peut pas se défendre, tout simplement. La majeure partie des gens savent très bien que l'on ne peut point tenir tête à une goule si l'on est simplement humain, sans avoir reçu d'entraînement quelconque auparavant ou sans posséder d'arme comme les quinques. Ce n'était pas possible, ou du moins, ce n'était pas quelque chose de fréquent. Néanmoins, Eika réfléchissait à ses options, sans oser bouger de son spot au coin de la ruelle, d'où elle avait assisté au massacre de la pauvre goule qui avait visiblement tenté de s'en prendre à plus fort que lui.
   Après un moment en silence, la jeune femme finit par jeter un nouveau coup d'oeil dans la ruelle, l'air plutôt incertaine et tentant de se faire aussi discrète qu'elle le pouvait pour le moment. Son instinct lui dictait de fuir, car une situation pareille avait une issue incertaine. Mais elle ne pouvait simplement pas se résoudre à laisser cette goule seule et visiblement en besoin d'aide. Alors, en bonne samaritaine -étrange à cause de son accoutrement mais bon-, elle finit par sortir de sa cachette, se protégeant à l'aide de son parapluie des gouttelettes qui tombaient du ciel maussade de ce jour, une expression neutre, sauf pour peut-être un petit sourire, peinte sur son visage enfantin.

   
« ... Tu vas finir par attraper froid à rester sous la pluie comme ça... C'est pas vraiment une bonne idée, tu sais? »

   La jeune femme parlait d'un ton qui se voulait amical, dénué de toute autre émotion quelle qu'elle soit. Elle n'avait pas peur, elle s'était déjà retrouvée dans de telles situations auparavant et même si les choses tournaient pour le pire, elle était prête à leur faire face. Mais pour le moment, elle ne voulait pas laisser tomber cette chance de pouvoir peut-être -enfin- aider quelqu'un, qui pourait avoir besoin d'elle.
 
« J'ai encore de la place sous mon parapluie si tu veux t'en protéger. Après tout, je fais que proposer, à toi de voir si tu veux rester au sec ou pas. »

   Evidemment, Eika ignorait très bien les taches de sang sur les vêtements du blond, évitant soigneusement de les mentionner; elle avait appris de la mauvaise façon avec une autre goule que ce n'était pas une très bonne chose à faire...

   
Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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Jeu 25 Fév - 19:12

 
Alone

 

 
L
e témoin que tu n’avais pas senti à cause de l’odeur du sang de la goule qui t’avait attaqué, c’était une jeune femme. Elle s’était rapprochée de toi, et tu l’observas. Elle était habillée bizarrement, dans un kigurumi. Certes elle avait une veste par-dessus, m’enfin c’était le genre de vêtement qui ne passait pas inaperçu mais tu ne jugeais pas, parce que tu t’en fichais, chacun faisait comme il voulait. Cependant tu constatas qu’elle souriait. En quel honneur ? Tu étais quasiment certain qu’elle t’avait vu réduire la goule au silence alors pourquoi ? Etait-ce une ruse ? Tu te méfiais de tout, et tu savais qu’elle était humaine.

Pour toi, les humains étaient tous les mêmes, alors pourquoi pas elle aussi. Tu la regardas, lorsqu’elle te dit que tu allais attraper froid à rester sous la pluie, que ce n’était pas une bonne idée. Elle te proposa du coup de venir t’abriter sous son parapluie, et tu poussas un soupir. Elle s’inquiétait pour toi, comme c’était mignon. Sauf que tu étais certain qu’elle t’avait vu, les tâches de sang sur tes vêtements, elle les voyait comme n’importe qui les verrait.


"Tu m’as vu faire n’est-ce pas ? Et tu me proposes quand même que je vienne sous ton parapluie ?"

Tu t’approchas d’elle, en restant cependant à distance, avant de sourire légèrement en penchant la tête sans cesser de l’observer. Cette demoiselle était gentille et tu le savais, malgré ce que tu savais sur elle… Du moins où elle travaillait.

"Tu n’as toujours pas peur que je m’en prenne à toi ?"

Sans t’en rendre compte, tu t’étais calmé. Cet énervement que tu avais ressenti quelques instants auparavant à cause de la goule, il était comme parti. Tu avais du mal à admettre que c’était parce que c’était elle qui était venue te parler, mais tu ne voyais pas d’autres solutions non plus. Quelque part tu avais envie de lui faire peur, parce que tu ne voulais pas lui faire de mal, volontairement comme involontairement. Tu t’approchas un peu plus pour te mettre à l’abri avec elle sous le parapluie et lui prendre des mains pour le porter. Elle était plus petite que toi et tu n’avais pas envie de te manger ledit parapluie. Bon tu n’étais pas bien grand non plus mais quand même.

Après quoi tu quittas la ruelle avec elle, tranquillement et sans pression, toute ta haine de nouveau refoulée au fond de toi pour ne plus avoir de trace dans ton attitude, ta gestuelle ou les expressions de ton visage. Tu semblais calme, ce qui était rare, mais un rien te ferait bondir de toute manière, que la demoiselle soit là ou non… Et puis au fond, ce qu’elle avait fait, c’était une couverture pour ne pas rameuter le quartier, du moins c’était ce que tu pensais. Si c’était ça, alors elle t’avait évité des problèmes, ce qui n’était pas plus mal d’ailleurs. Tu lui jetas un regard en coin avant de sourire.


"Mais d’ailleurs, comment t’as su que j’étais là ? Tu vas pas me faire croire que tu passais simplement par-là, je ne te croirais pas."

Certainement qu’elle ne t’avait pas suivi mais que veux-tu, c’était vraiment une coïncidence, et les coïncidences, malheureusement, tu n’y croyais pas. Tu marchas ensuite en silence à ses côtés, zyeutant les gens qui te jetaient des regards étranges à cause du sang sur tes vêtements. Il est vrai que ce n’était pas quelques gouttes de sang, mais bien plus que ça. Seulement, il ne fallait pas que tu sautes sur l’un d’eux. Après tout si tu ne sortais pas ton Kagune, alors on ne penserait pas que tu es une goule. Un dangereux psychopathe peut-être, mais pas une goule et c’était déjà ça.

En avançant avec la jeune fille, tu entendis quelque chose qui ne te plaisait pas. Juste devant toi, une mère et sa fille qui marchaient, et la petite s’était tournée vers toi avant de dire quelque chose à sa mère. Quelque chose qui faisait allusion à un monstre. La mère se retourna alors d’un air qui se voulait calme mais au fond, elle avait peur, ça se sentait. Son regard ne te plu absolument pas et tu fermas rapidement le parapluie avant de lui abattre en pleine tête avec une violence non-contrôlée, sous le regard choqué et surpris des passants. Tant pis si tu devais décevoir quelqu’un, tant pis si tu faisais peur à la population, au final, tu ne pouvais renier ce que tu étais devenu. Un léger sourire de sadique étirait tes lèvres en voyant le corps s’affaisser, et le parapluie qui s’est cassé sous l’impact. Et tu te retournas vers la jeune fille.


"Désolé pour ça."

Tout était normal pour toi. C’est sûrement ça le pire.

 
Crédit: Neko-chan in Never Utopia
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Jeu 10 Mar - 7:34
« Alone... I have to be alone. I can't let anyone be close... I can't let them see my heart, my scars... »
Alone
   Pendant un moment, la jeune humaine eut la gorge nouée lorsque le blond s'approcha. D'une part, il y avait la méfiance qu'elle avait déchiffrée dans son regard qui l'avait frappée, et de l'autre, le fait qu'elle réalisait vraiment sur le coup qu'elle n'aurait absolument aucune chance de s'en sortir devrait-il décider de vouloir en finir avec elle. Mais elle s'efforçait de ne laisser rien paraître; elle était peut-être humaine, mais il y avait des limites à paraître comme tel. Alors elle ne faisait que sourire, un sourire doux et sans malice, qui reflétait bien ton intention de lui porter de l'aide.
   Ce ne fut que lorsqu'il prit le parapluie de ses mains qu'Eika eut la présence d'esprit de répondre quelque chose. D'une voix un peu tremblante en fait, surtout parce qu'elle commençait à avoir froid, mais d'un ton confiant et tranquille, teinté d'une certaine douceur en fait; la jeune investigatrice ne tenait pas spécialement à éveiller davantage la méfiance de la goule qu'elle cherchait à potentiellement sauver des griffes de ses camarades de travail.

« Pour répondre à tes deux premières questions, oui, je t'ai vu faire, et oui, je te le propose quand même, fit-elle, haussant les épaules par la suite. Je ne vois pas pourquoi j'aurais peur. Et puis comme tu sais déjà où je travaille, je suppose que tu sais également qu'avoir peur des goules c'est pas mon genre. »

   Évidemment que ce ne serait pas son genre de craindre les goules. Après tout, travailler au CCG en tant qu'investigatrice ne ferait probablement qu'attirer des rires et des insultes en tout genre si ces êtres lui flanquaient réellement la trouille. Autant dire qu'Eika aurait davantage préféré que la corde ne cède pas si elle avait eu à endurer davantages de railleries dégueulasses de la part de ses pairs...
   Enfin. La brune afficha un sourire alors qu'elle quittait la ruelle en compagnie du blond, s'efforçant en même temps de refouler ces mauvais souvenirs au plus profond de sa conscience. Ce n'était pas le temps d'y penser, ce n'était pas le temps de fondre en larmes à cause des traumas qu'elle avait vécus par le passé. Elle ne pouvait pas se permettre de faire une telle gaffe; elle savait, à en juger par l'attitude du jeune homme, qu'elle passerait pour une humaine aussi pathétique que les autres, qui ne méritait probablement pas de demeurer en vie malgré qu'il l'ait épargnée une fois déjà. Encore une fois cependant, cette pensée lui pinça le coeur bien fort et elle dut refouler une fois de plus les larmes qui menaçaient de couler doucement sur ses joues. Voilà qu'elle se rabaisse toute seule maintenant... Quelle joie.
   Ce fut la question qu'il lui posa ensuite qui la tira de ses pensées sombres, et son attention se posa sur lui. Bien sûr qu'elle remarqua ce petit sourire qu'il affichait. Ça la fit sourire à son tour, certes d'un air un peu plus triste mais sans plus. Elle haussa doucement les épaules par la suite avant de se retourner vers l'avant, un petit rire la quittant cette fois.

« Mon petit doigt m'a dit que t'aurais besoin de moi pour te calmer. Du coup je l'ai écouté et j'suis venue te trouver~ »

   Eika ne put s'empêcher de sourire d'un air amusé cette fois. C'était si rare qu'elle arrivait à parler avec quelqu'un de cette façon... Et c'était d'autant plus étrange puisque cet homme, la jeune investigatrice le connaissait à peine. Normalement, ses connaissances se tiennent loin d'elle et ceux qu'elle connaît un peu mieux font de même, en forçant un sourire et des rires faux de temps en temps juste pour s'assurer d'être subtils. Subtilité qui n'existait pas d'ailleurs.
   M'enfin. Le silence retomba à nouveau et cette fois, la brune ne sut que faire pour le briser. Elle ne savait pas de quoi parler; elle le connaissait trop peu pour savoir exactement ce qui pourait potentiellement l'énerver, et c'était la toute dernière chose dont elle avait envie à l'instant. Alors elle réfléchissait... Non sans remarquer les regards étranges qu'on leur jetait. Et tout se passa au ralenti en fait à partir de ce moment. Il y avait une mère et sa fillette qui marchaient devant eux. Elle n'avait pas bien capté ce qui s'était passé ensuite mais dès qu'elle put sentir la pluie sur sa tête, Eika réagit aussi rapidement qu'elle le put, paniquée, s'interposant à la dernière seconde en croisant les bras au-dessus de sa tête pour bloquer le coup que la goule voulut porter à la pauvre femme. Sauf que ça ne se passa pas comme elle l'eut pensé.
   Le coup fut tellement puissant que malgré son intervention, l'impact fut assez fort pour assomer la mère, qui s'affaissa au sol comme une poupée de chiffon, visiblement toujours vivante mais mal en point. A côté d'elle demeurait sa petite, qui elle était complètement effrayée et ça se voyait bien. Avec tout ça, la panique qui commençait à la submerger, la jeune femme manqua un détail, anodin pour certains mais crucial pour elle; l'impact du coup de parapluie qu'elle avait au moins tenté de bloqué avait été tel que les blessures les plus fraîches sur ses avants-bras, qui datent de quelques jours tout au plus, s'étaient rouvertes et saignaient maintenant à profusion à travers de ses bandages.
    Rendue à ce point, l'humaine ne savait pas quoi faire. Il y avait des gens aux alentours et ils les avaient clairement vus faire. Avec un peu d'infortune, certains auraient déjà contacté les autorités. Ce serait elle qui serait dans le pétrin vu son statut au CCG; si elle devait se faire arrêter pour cette connerie, ce serait certainement la fin de sa carrière, et jamais elle ne serait capable d'accepter une telle chose. Elle se ferait probablement tant ridiculiser que sa seule solution serait de quitter ce monde une bonne fois pour toutes, ayant perdu toute sa motivation pour vivre ne serait-ce qu'un jour de plus. Mais pour l'instant, elle pouvait clairement échapper à cette option, si elle trouvait un échappatoire du moins. Et Eika fixa le blond d'un air à la fois très confus, en colère et irrité.

« ... Mais pourquoi t'as fait une chose pareille? Elles t'ont rien fait pour mériter ça ! »

   Honnêtement, la jeune Hoshina s'en foutait éperduement de saigner comme jamais à cause de ce qui s'était passé. Elle avait beau ressentir la douleur dès qu'elle bougeait les bras et grimaçait de temps en temps mais... Elle ne voulait pas y penser, comme si elle croyait que le sang et les marques disparaîtraient de la vue du jeune homme vu qu'elle-même les aurait 'oubliées'.
   S'agenouillant rapidement auprès de la dame, la brune s'assura qu'elle allait bien. Elle se fichait de la pluie maintenant. Si bien qu'elle retira sa veste pour la poser sur les épaules de la dame inconsciente afin de la tenir au chaud, ce qui révéla -par mégarde de sa part- les bandages de ses bras rougis par le sang. Puis elle s'empressa de la porter sur son dos afin de la déplacer, sa fillette la suivant de près pour ne pas perdre sa maman de vue. L'investigatrice soupira.

« Mais c'est quoi ce bordel d'assomer les gens pour rien, sérieusement... »

 
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Lun 21 Mar - 11:08


Alone


L
a jeune femme qui t’accompagnait s’était interposée au dernier moment. Tu grimaças parce que ce n’était pas elle que tu voulais frapper mais uniquement la femme. La jeune inspectrice te lança un regard que tu aurais qualifié de confus, mais au fond de son regard tu pouvais y déceler de la colère. Elle te demanda même pourquoi tu avais fait ça, tout en s’occupant de la femme assommée. Tu jetas le parapluie en regardant la fillette d’un air réellement mauvais.

"Parce que je déteste les cloportes qui me regardent avant de dire quelque chose sur moi que je ne peux entendre. Tout fini par se savoir, et je n’ai pas besoin d’entendre, seul le regard trahit la pensée."

Tu fixas la jeune femme ensuite intensément pour l’observer, et toujours déceler cette colère dans ses yeux, parce qu’elle t’en veut quelque part d’avoir fait ça, ce que tu ne peux comprendre puisque ton comportement, il est normal à tes yeux. Et l’avis des autres, tu t’en fiches en règle générale mais là… Le regard de la jeune membre du CCG… Ca te faisait quelque chose malgré tout au fond de toi. Tu ne comprends pas ce que c’est, mais tu sais que ça te dérange. Une sensation dérangeante, sans pour autant avoir envie de la tuer elle aussi ni rien. Mais il ne fallait pas que tu le montres. Tout cacher et montrer autre chose, tu étais devenu champion à ça depuis un long moment, et tu souris simplement d’un air méprisant.

"Par exemple dans tes yeux, je vois que tu es en colère. Tu n’as pas besoin de me le dire pour que je le vois. Tu peux être en colère, tu peux m’en vouloir…"

Tu te penchas vers elle pour lui chuchoter quelque chose que seule elle pouvait entendre, toujours avec ce sourire qui ne te quittait pas

"Et puis je ne suis vu que comme un type psychopathe… Pas comme une goule donc au fond tu ne risques pas ta place. Je peux même te kidnapper pour que ça paraisse encore plus vrai."

Tu n’avais pas envie d’attirer des problèmes à la jeune femme, mais c’était trop tard, la machine était lancée et maintenant ça allait être dur de l’arrêter et à part prendre la fuite, tu ne voyais rien d’autre. Tu passais pour un connard, ce que tu étais au fond, mais tu faisais tout pour que la demoiselle aie une excuse, qu’elle ne soit pas mêlée à tes actions, c’est surtout ça en fait, le pourquoi tu agissais comme ça. Tu l’observas en perdant lentement ton sourire en l’entendant parler

"Je l’aurais tuée en temps normal, mais tu t’es interposée. J’ignore ce que tu as aux bras, mais si je t’ai fait saignée, alors j’en suis désolé. "

Ces excuses, pourquoi tu t’excusais ? Pour avoir fait saigner une fille ? Alors que d’habitude tu pouvais tuer sans te poser de questions ? Alors que d’habitude tu t’en fous complètement, quitte à t’attirer toutes les emmerdes de Tokyo ? Pourquoi maintenant ? Tu ne savais pas. Parce que cette fille, cette humaine, c’est la première que tu as épargné, et que tu continues de ne pas vouloir lui faire de mal.

Seulement tu es instable, tu n’es pas bien, tu n’agis pas comme tu le voudrais, alors tu fais tout de travers. Peut-être qu’elle t’en voudrait, peut-être qu’elle t’en voudra pendant longtemps mais quelle importance ? Rester avec toi n’es pas une bonne idée dans tous les cas. Tu es trop dangereux pour que quelqu’un se lie vraiment avec toi. Tu jetas un œil aux alentours et tu voyais les humains discuter entre eux, chuchoter en te fixant, désignant la jeune inspectrice, la femme inconsciente, la gamine. Ils alertent sans doute la police. Rien n’indiquait que tu es une goule. Tant mieux.

Un nouveau sourire vint étirer tes lèvres, lentement.


"Bien… Je m’occupe des flics, tu t’occupes de la femme inconsciente et de sa gamine. Si on te demande, tu diras que j’ai menacé de te tuer si tu ne faisais pas ce que je te disais. On se retrouve une fois que ça s’est calmé ?"

Tu avais fait en sorte que seule elle t’entende, pas même la gamine parce que les gamins ça cafte absolument. Plusieurs fois tu avais eu à faire à des gamins que tu avais manipulé et franchement, y en a pas un qui reste sage en fermant sa gueule. Il faut qu’il y en ai un qui la ramène pour faire son intéressant. Voilà pourquoi tu n’aimes pas les mioches, parce que c’est mal élevé. Pourtant tu les exploite quand même parce que tu es une ordure.

Sans trop attendre la réponse de son interlocutrice, tu décidas de filer lorsque tu commenças à entendre les sirènes de police. Tu risquais moins gros que si c’était des agents du CCG, parce que les balles normales ne te faisaient rien, bien heureusement. Maintenant il s’agissait que ça se calme. Mais au lieu de fuir, tu cherchas rapidement des spots où tu pourrais aller pour observer comment ça se passerait. Ce qu’il fallait que tu attendes, c’était que la foule se disperse, et ensuite les forces de l’ordre. Tu n’es jamais bien loin, et tu attends, comme toujours, le meilleur moment pour agir.


Crédit: Neko-chan in Never Utopia
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Mar 21 Juin - 6:03
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   Eika figea quelques secondes en entendant les paroles que le blond lui murmura. Comme ça, il avait vu. Il avait vu le sang sur ses bras. Bon... Il faut bien dire qu'à ce point, ce n'était plus très subtil vu la couleur foncée qu'avaient pris les bandes de tissu, qui étaient blanches il y a de cela à peine quelques minutes. Mais elle ne se tourmenta pas l'esprit plus que cela. Visiblement, il croyait que c'était de sa faute. Et elle ne put que s'en réjouir, d'ailleurs, puisqu'elle n'aurait pas à expliquer l'origine de ses blessures. Du moins, pour le moment. Il fallait simplement espérer qu'il ne lui pose jamais de questions à ce propos.

« Je sais bien que tu l'aurais tuée, c'est justement pour cette raison que je me suis interposée comme j'ai pu. »

    Eika soupira doucement ensuite, l'air à la fois amusée et quelque peu désespérée, peut-être même un peu irritée.

« Et puis t'inquiète pas pour mes blessures. Elles sont vieilles, ce n'est pas de ta faute. »

    Pourtant, son amusement tourna rapidement à la frustration en fait. Evidemment, c'était elle qui devrait se charger des flics, directement en plus. Mais elle ne put protester en fait, puisque le blond fila se terrer dans son coin avant qu'elle ne puisse le faire. La joie, quoi. Surtout que les sirènes des autorités commençaient à résonner dans le lointain, l'air humide du district semblant même couper quelque peu le son de celles-ci. Eika soupira doucement, puis inspecta les lieux rapidement, trouvant un banc vide au bord de la rue où elle s'empressa de se diriger, la dame inconsciente sur le dos et sa fille sur les talons.
    Il y avait deux choses que la jeune femme redoutait en ce moment. La première, devoir faire affaire aux flics et possiblement se faire passer pour une complice dans cette situation, et la deuxième, la gamine. Eh oui, elle redoutait la gamine. Pourquoi? Simplement parce qu'elle n'a absolument aucune expérience avec les enfants, et qu'elle ne savait absolument pas quoi faire de la petite en vrai. Elle avait eu l'idée de la confier à une personne non loin, mais... Non, en fait ce serait très risqué comme chose à faire. Alors, une fois arrivée au banc vide, elle posa doucement la femme dessus, de manière à ce qu'elle soit en sécurité jusqu'à temps que les policiers arrivent, puis pris la fillette dans ses bras, tentant de la rassurer de son mieux, mais aussi pour la garder près d'elle jusqu'à l'arrivée des autorités. Pour éviter qu'elle n'aille se perdre dans les foules aussi.
    Il n'y avait aucun doute que les gens qui avaient assisté à l'altercation allaient dire ce qu'ils avaient vu. Mais Eika ne serait pas l'une de ces personnes. Même si elle était réticente à cette idée, elle allait faire comme la goule le lui avait dit de faire. Cherchant d'ailleurs ladite goule du regard, la brune commençait déjà à tenter de trouver une bonne formulation pour cette excuse bidon qu'elle fournirait à la police. On n'avait plus qu'à espérer que tout se passerait bien...

 
Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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